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Yvonne Printemps

Yvonne Printemps

Ref: MR536

Yvonne PRINTEMPS

L’amour masqué - André Messager (Sacha Guitry)
01 - « Je m’étais juré »
02 - « Depuis l’histoire de la pomme »
03 - Couplets du charme — « Il est un pouvoir... »
04 - Couplets — « J’ai deux amants »
05 - Duo - « Viens, s’il est vrai » Avec Sacha Guitry — Orchestre, dir. Marcel Cariven
Les Trois Valses - Oscar Straus (Marchand & Willemetz) d’après Johann Strauss père et fils
06 - « Oui, je suis, je m’en rends compte ... C’est la saison d’amour »
07 - « Te souvient-il ? »
08 - Valse avec choeur — « Je sais qu’à ton âge... Je t’aime, quand même »
09 - Valse avec choeur — « Chers amis, pardonnez-moi ... Oui, je t’aime, ô Paris »
10 - « L’amour ne connaît pas de loi ... Mais c’est le destin peut-être »
11 - Couplets d’Irène « Vous avez l’air étonné ... Je ne suis pas ce que l’on pense »
Avec P. Fresnay Orchestre, Marcel Cariven
Mariette, ou comment on écrit l’histoire (Sacha Guitry)
12 - Scène finale de l’acte II 13 - « Depuis trois ans passés » (Mariette)
La S.AM.D.P. (Louis Beydts-Sacha Guitry)
14 - « Sourire aux lèvres » 15 -Air des cartes de visite Accompagnement d’orchestre,
direction : Louis Beydts
Mozart - Reynaldo Hahn (Sacha Guitry)
16 - Air de la lettre — « Depuis ton départ, mon amour »
17 - Air des adieux — « Alors, adieu donc, mon amour »

18 - Martini - « Plaisir d’amour... »

Messager - Véronique (Vanloo & Duval)
19 - Pot-pourri : Duo de l’escarpolette — « Poussez, poussez l’escarpolette » Duo de l’âne —
« Ah ! Mes amis... De ci, de là » (Véronique/Florestan) Jacques Jansen baryton
Orchestre, direction. Marcel Cariven
20 - Offenbach - La Grande-Duchesse de Gerolstein ¬« Dites-lui qu’on l’a remarqué... »
Piano, Henri Büsser
21 - Albert Willemetz Le Pot-pourri d’Alain Gerbault. Orchestre, direction Raoul Labis
22 - « Je chante la nuit... » — Maurice Yvain 23 - Jean de La Fontaine, avec Sacha Guitry (1923)
24 - Une rencontre entre Sacha, Yvonne et...Chaliapine
au Studio Camden, Londres (C.1928)
Inimitable Yvonne :
En 1944, j’ai eu l’honneur...et la délectation, de connaître Yvonne Printemps. Dans le cadre d’émissions que je réalisais pour la Radio Française, elle avait accepté de présenter -(elle le fit avec esprit et modestie)- quelques-uns de ses disques, mais aussi des enregistrements d’autres chanteurs, choisis par elle : Croiza, Vallin, Panzéra. Malheureusement, on œuvrait encore « en direct », et rien n’a subsisté. Je lui parlai évidemment de son timbre ravissant, d’un grain si personnel, au service d’une féminité, d’une intelligence hors pair. Voix subtile, d’un érotisme presque animal, et physiologiquement peu qualifiable. « Messager me tenait pour un soprano lyrique ; le cher Reynaldo me croit Falcon, mais il se gourre, il se gourre... Plus simplement, je serais une mezzo, qui monte et qui descend (sic). Certainement j’aurais pu devenir un soprano léger ; n’ai-je pas travaillé Lakmé — Oui, les Clochettes ! Mais l’habitude de jouer la comédie m’a baissé la voix. »Par la suite, j’eus souvent l’occasion de la revoir et de l’applaudir. C’est ainsi qu’en 1953. Pierre Hiégel me permit d’assister à deux séances d’enregistrement au studio Albert. Accompagnée par l’orchestre de Paul Durand, elle nous concoctait ce qui devait être, hélas ses derniers disques. Trente ans plus tôt, devant l’indocile pavillon mécanique, elle mozartisait déjà, dans une scène du « Jean de la Fontaine » de Sacha. Et que dire d’un rarissime Pathé-Saphir (1927), (une scène de Debureau), que j’ai trouvée à Marseille, en 1938, puis perdu dans un déménagement, et jamais revu ? Bien plus tard, le directeur artistique Peter de Jongh me fit présent d’une pièce encore plus affriolante : un « test » simple-face dans lequel un ingénieur d’ « His Master’s Voice » avait fixé une rencontre inespérable, si même suscitée, d’Yvonne, Sacha et,... Chaliapine ! La voix, la tessiture, l’aura, tout est dit. Un mot cependant n’a pas été prononcé : le style, son style. Paradoxal, provocateur, dynamiteur. Ce qu’elle ose, se jouant, nous captivant : Impudiques ports de voix, rythmes dégingandés, violés à plaisir, comme dans les florescences de « l’Art-Nouille »... Seul Büsser¬le-Madré parvint à l’accompagner, dans la déclaration de La Grande-Duchesse. Tout autre pianiste se serait suicidé. En somme, pour Beckmesser, le comble du mauvais goût, de l’horripilant : l’Inconcevable I Et pourtant... Et guidant... Avec elle, c’est tout naturel. Il en découle du charme, du rêve, et même, en filigrane, comme un message sociologique. Elle fouaille l’âme féminine. Et toute une époque, légendaire. Mieux encore, moins injustement, que le 1900 de Paul Morand. Et qu’elle fasse litière de certaines règles académiques, nous n’en avons cure. Elle sert adorablement la musique, voilà tout ; et nulle, après elle, ne saurait se risquer à détailler Les couplets de l’Amour Masqué : « J’ai deux amants », sans que nous en mourions d’ennui.

The inimitable Yvonne
In 1944 I had the honour and the pleasure of making the acquaintance of Yvonne Printemps. Within a series of transmissions that I made for Radio Francaise she6,7soprano and the beloved Reynaldo thought I am a «falcon», but he was wrong. Quite simply I am a mezzo who could rise or descend. Certainly I could have become a light soprano. Had I not worked on Lakmé - yes the Bell Song! But the habit of playing in the theatre lowered my voice.»
Following this I often had the opportunity to hear and applaud. Thus it was, in 1953 that Pierre Hiegel allowed me to attend two recording sessions at the Albert studio. Accompanied by the Paul Durand Orchestra, she concocted for us what would be, alas, her last recordings. Thirty years earlier, she had already «mozartised» in front of the intractable recording machine, in a scene from Sacha’s «Jean de la Fontaine». And what can I say about an extremely rare Pathe-Saphir (1927), (a scene from Debureau) that I found in Marseilles in 1938, that I lost during a move and never saw again? Much later the artistic director Peter de Jongh presented me with an even more tempting piece; a one-sided «test» in which an engineer from «His Master’s voice» had captured an unexpected if carefully manipulated encounter between Yvonne, Sacha and ...Chaliapine!
The voice, the tessitura, the aura have have been described. One aspect however has to be covered; the style, her paradoxical, provocative and outrageous. She captivates us with her daring and herplayfulness - shameless portamenti, distorted rhythms, pulled around wilfully like the flowering ornamentation of the art nouveau style. Only Büsser-le-Madre would have been capable of accompanying her in the declaration of the Grande-Duchesse. Any other pianist would have shot himself. For a Beckmesser it would seem the ultimate in bad taste;infuriating and unacceptable.
And yet...,and yet...with her everything seems natural, radiating charm and fantasy and even in filigree a kind of sociological message. She expressed the madness and gaiety of the feminine soul. An antire legendary epoque is, there - better than in Paul Morand’s 1900. If she makes a mockery of certain academic rules we don’t care, she serves the music in an adorable way and that is all. And after her, no one knew how to present the couplet from L’Amour Masque «J’ai deux amants» without boring us to death.

Texte de Guy DUMAZERT, traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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