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Theo Beets

Theo Beets

Ref: MR711

Théo BEETS (Ténor) 1897-1982.
Disques Polydor 1931-32
01 - Sigurd - Reyer: Princes du Rhin - 524061
02 - Sigurd - Reyer: Esprits gardiens de ces lieux vénérés - 561031
03 - Sigurd - Reyer: Un souvenir poignant - 524061
04 - La Damnation de Faust - Berlioz: Merci doux crépuscule - 566146
05 - La Damnation de Faust - Berlioz: Nature immense impénétrable et fière - 566146
06 - La Juive - Halévy: Dieu! que ma tremblante - 516734
07 - La Juive - Halévy: Rachel quand du seigneur - 516734
08 - Hérodiade - Massenet : Ne pouvant réprimer les élans de la foi - 516722
09 - Les Huguenots - Meyerbeer: Plus blanche que la blanche hermine - 516653
10 - Lohengrin - Wagner : Récit du Graal - 516619
11 - La Walkyrie - Wagner: Un glaive promis par mon père - 516573
12 - La Walkyrie - Wagner: Chant du printemps - 516573
13 - Les Maitre-Chanteurs de Nuremberg - Wagner: L ‘Aube vermeille - 516619
14 - Aida - Verdi: Céleste Aida - 566084
15 - Lucie de Lammermoor - Donizetti: Bientot l’herbe des champs (inédit 1934)

Si la vantardise est un défaut, il est cependant difficile de ne pas s’enorgueillir du nombre de grands chanteurs belges que ce petit pays a connu. Presque tous feront une carrière internationale. Théo Beets était de ceux là. Il est vrai aussi que les producteurs de disques 78 tours, leurs donnaient la possibilité de se faire connaître par le biais de ce que l’on appelait si joliment « la machine parlante ». Né à Anvers (Borgerhout) en 1897 il s’engage comme volontaire et participe ainsi à la guerre de 1914-18. Il quitte l’armée en 1923 pour se consacrer à ‘étude du chant, d’abord au conservatoire de Louvain, ensuite à Anvers. Il poursuit ses études musicales au conservatoire de Bruxelles et obtient un premier prix de chant et d’art lyrique auprès des professeurs Désiré Demest et Laurent Swolfs. Il débute donc en 1928 à l’age de 31 ans, mais avec un bagage indéniable. C’est l’opéra de Liège qui l’accueille dans le rôle de Jean d’Hérodiade. Sa voix ample et généreuse, ainsi que l’acquisition de solides bases musicales lui permettent d’aborder rapidement les emplois de ténor du grand répertoire, tant français, qu’italien.Son passage sur les scènes belges et françaises se fait d’une allure effrénée, y compris celles du sud de la France où il est applaudi chaleureusement. Les mélomanes du midi sont connaisseurs de voix et l’erreur n’y est pas permise, car les grands noms y sont omniprésents. Vers 1930, la firme Polydor l’invite à Paris pour y enregistrer plusieurs extraits du répertoire, sous la direction d’Albert Wolff. Une voix aussi vaillante ne peut qu’attirer Théo Beets dans le répertoire Wagnérien. Les offres fusent et c’est dans sa ville natale connue pour sa prédilection vouée au maître de Bayreuth qu’il démarre avec les Lohengrin, Tannhäuser, Walkyrie e.a. Il continue cependant à ravir ses nombreux admirateurs du continent en se produisant dans Fidelio, Othello etc. C’est par ailleurs dans ce dernier ouvrage, ainsi que dans La Walkyrie que nous le retrouvons à Aachen (Aix la Chapelle) sous la direction du jeune Herbert von Karajan. C’était en 1937/38. Il est étonnant que nous ne trouvons pas de traces de notre ténor sur la verte colline de Bayreuth. Nous pensons humblement qu’il aurait pu s’aligner aux cotés des monstres sacrés de l’époque. Le lecteur jugera à l’écoute de ces documents sonores. En 1955 il chante son dernier Hérode de Salomé. Au terme de cette belle carrière Théo Beets a aussi chantés les « barytons ». Le médium et le grave de sa voix le lui permettaient. C’est ainsi qu’en 1967, à l’occasion de son 70è anniversaire le public belge peut encore l’applaudir lors d’un concert, dans des airs de Leoncavallo, Bizet et Massenet. Cet homme affable et cordial s’éteint à Brasschaat (Anvers) en 1982.Les précieux documents que nous pouvons écouter a présent sont les premiers a être reportés sur disque CD commercial.


If boasting is a fault, it is difficult, all the same, not to take pride in the number of great singers produced by the small country of Belgium. Nearly all made international careers. Theo Beets was amongst them. It is also true that manufacturers of 78 rpm records offered the possibility of getting to know him through the medium of what they charmingly called the “talking machine”. Born in Antwerp (Borgehout), he enlisted as a volunteer and participated in the war of 1914-18. He left the army in 1923 and devoted himself to his musical studies at the Brussels conservatoire and obtained a first prize in vocal art under professors Desire Demest and Laurent Swolfs. He finally made his debut at the age of 31 but with undeniable maturity. It was the opera house in Liege that heard him in the role of Jean in Herodiade. His large and generous voice as well as his solid musical base quickly enabled him to progress to major tenor roles in both the French and the Italian repertoire. His appearances in French and Belgian opera houses were greeted with wild enthusiasm, including those in the south of France where he was warmly applauded. Opera lovers in the south are true connoisseurs of the voice and vocal faults are not permitted, because the great names were always around. Around 1930 the firm of Polydor invited Beets to Paris to record several pieces from his repertoire under the baton of Albert Wolff. Such a powerful voice could not but help attract Beets to the Wagnerian repertoire. Offers were made and it was in his native city, known for its devotion to the Master of Bayreuth that he appeared in Lohengrin, Tannhauser and die Walkure etc while continuing to delight his many European admirers by appearing in Fidelio and Othello etc. It was in this last role as well as in Die Walkure that we find him in Aachen (Aix la Chapelle) that we find him working with the young Herbert von Karajan. This was in 1937 – 8. It seems surprising that we find no trace of our tenor on the green hill of Bayreuth. In our humble opinion he could have appeared along side the great names of the period. Readers will be able to judge for themselves from these sound documents. In 1955 he sang his last Herod in Salome. Towards the end of this fine career Theo Beets also sang baritone roles. The strength of his low and middle range ebaled him to do this. Thus it was that in 1967 in the occasion of his 70th birthday that the Belgian public was able to applaud him once more in a concert of arias by Leoncavallo, Bizet and Massenet. This warm and friendly man died at Brasschaat (Antwerp) in 1982. The precious documents that we can listen to here are the first to appear on a commercial CD.


Texte et photos Daniel MEYSMAN, traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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