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Suzanne Juyol - Georgette Frozier-Marrot

Suzanne Juyol - Georgette Frozier-Marrot

Ref: MR597

Georgette FROZIER-MARROT
01 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Printemps qui commence » - Pathé 0470 (1925)
02 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Amour, viens aider ma faiblesse» - Pathé 0513
03 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Mon cœur s’ouvre à ta voix » - Pathé 0469
04 BIZET – Carmen – Habanera – Pathé 0513 (1926)
05 DONIZETTI – La Favorite – « O, mon Fernand » – Pathé 0517 (1926)
06 VERDI – Le Trouvère – Air d’Azucena – Pathé 0517 (1926)
07 BERLIOZ – Les Troyens à Carthage - « Chers Tyriens » - Gramo W 1032
08 BERLIOZ – Les Troyens à Carthage – « Adieu, fière cité » Gramo W 1032
09 SCHUBERT - Le Roi des Aulnes – Columbia BFX 4 (1932)
10 HAENDEL – Serse – Largo – Columbia BFX 4 (1932)
11 GODARD – La Vivandière – “Viens avec nous, petit” - Pathé 0470 (1925)
Suzanne JUYOL Disques “La voix de son maitre”
12 LALO – Le Roi d’Ys - « De tous côtés, j’aperçois dans la plaine » - DB 11203 (*)
13 BIZET – Carmen – Habanera – DB 11192 (**)
14 BIZET – Carmen – « Les tringles des sistres tintaient » - DB 11192 (**)
15 VERDI – Le Trouvère – Air de Léonore – DB 11224 (***)
16 VERDI – Le Trouvère - Miserere (avec José Luccioni et chœurs) – DB 11224 (***)
17 PUCCINI – La Tosca – Prière – DB 11203 (*)
18 GOUNOD – Faust – « Il était un Roi de Thulé » - DB 11178 (**)
19 GOUNOD - Faust – Air des Bijoux – DB 11178 (**)
Orchestre de l’Opéra de Paris, dir. Louis Fourestier (*), Eugène Bigot (**), Robert Blot (***)

Georgette FROZIER-MAROT: Combien de fois mon grand ami Guy Dumazert m’a-t-il vanté la beauté exceptionnelle de la voix de Georgette Frozier, qu’il avait souvent entendue dans les grands rôles de mezzo soprano et de contralto : Dalila, Amnéris, Orphée,.. ! C’était lors de ces longues soirées chez lui à Saint Mandé au cours desquelles il m’initiait aux plus extrêmes subtilités de l’art du chant et notamment à l’importance de la recherche de la perfection dans l’émission vocale par l’écoute de prestigieuse cires anciennes. Et des noms revenaient régulièrement : Aureliano Pertile, Celestina Boninsegna, Riccardo Stracciari, Marcel Journet et cette Ebe Stignani, dont la voix immense et superbe l’avait médusé lorsque la troupe de Florence était venue donner en 1951 deux représentations du Bal Masqué à l’Opéra de Paris. Et pour cet expert à l’oreille impitoyable, seule Georette Frozier pouvait lui être comparée par la puissance, la projection, le souffle et la qualité du timbre. Un tel compliment, des années plus tard je ne pouvais l’oublier, aussi quelle n’a pas été surprise, lorsqu’il m’a été demandé d’écrire sur cette cantatrice, de ne trouver dans les sources supposées les plus savantes que quelques lignes insignifiantes et de froides et incomplètes énumérations de quelques uns de ses rôles et Guy n’était plus là pour suppléer cette carence. Aussi ses trop rares gravures sauvées dans cette réédition répareront une telle injustice et contribueront, je l’espère, à enrichir notre trésor d’amoureux du chant beau et généreux.
Georgette FROZIER:How many times have I heard my great friend Guy Dumazert praising the outstanding beauty of the voice of Georgette Frozier whom he had often heard in the great mezzo and contralto roles; Dalila, Amneris, Orphee..! It was during the long evenings at his home in Saint Mande when he initiated me into the most extreme subtelties of the art of singing and notably of the importance of the search for perfect vocal emmission by listening to prestigious, ancient waxes. And the same names turned up again and again - Aureliano Pertile, Celestina Bonisegna, riccardo Stracciari, Marcel Journet and Ebe Stignani whose
immense and superb voice had bewitched him when the Florence company came to give two performances of “Un Ballo in Maschera” at the Paris Opera in 1951. And for this expert with a merciless ear, only Georgette Frozier could compare for power,projection, breath and quality. such a compliment I could never forget and I was surprised to discover many years later when I was asked to write about this singer, only a few insignificant lines and a cool and incomplete enumeratiion of some of her roles in the sources regarded as the most knowledgeable. Unfortunately Guy was no longer there to fill the gaps. Let us hope that these excessively rare recordings preserved on this re-issue will repair this injustice and will enrich thetreasure of those who appreciate beautiful and generous singing.
Suzanne JUYOL (1920-1994) est née à Paris le 1er janvier 1920. Après de brillantes études musicales et vocales au Conservatoire National Supérieur de Paris, elle fait des débuts très remarqués à l’Opéra de Paris dans le rôle de Margared du Roi d’Ys, le 14 mars 1942, auprès de Solange Renaux, Mario Altéry et José Beckmans sous la direction de François Ruhlmann. Le public est abasourdi par l’allure, la présence et la puissance de la voix de cette belle jeune femme de 22 ans. Mais il lui faut encore se familiariser avec les planches et la même année, elle est Dame Marthe puis la deuxième Dame de La Flûte Enchantée. En 1943, elle remplace au pied levé mais avec panache Germaine Lubin dans le rôle-titre de la Pénélope de Gabriel Fauré, aux côtés de Georges Jouatte et Paul Cabanel. Après avoir chanté Waltraute cette même année et fait une incursion dans la Marguerite de Faust, rôle un peu trop lyrique pour ce grand soprano dramatique, elle investit avec autorité le rôle de Brunehilde dans la Walkyrie, puis cette même Brunehilde dans Siegfried, aux côtés de Max Lorenz. Au Palais Garnier, elle sera aussi Marguerite de La Damnation de Faust, Ariane d’Ariane et Barbe Bleue de Paul Dukas, Ortrude de Lohengrin et elle participera aux créations d’ Antigone d’Arthur Honegger et de Peer Gynt de Werner Egk. Le 3 avril 1946, elle débute dans Werther à l‘Opéra Comique, où elle chantera en outre et régulièrement pour la grande joie des habitués de la salle Favart Tosca et Santuzza. Elle est souvent l’hôte d’honneur dans maints théâtres de province, mais c’est sans doute à Monte Carlo qu’elle remporte ses plus beaux triomphes Carmen et Werther où elle forme avec José Luccioni un couple idéal, Faust avec Luccioni puis Georges Noré, La Tosca, Le Roi d’Ys, La Damnation de Faust, mais aussi La Walkyrie, Parsifal, Tristan et Isolde avec le ténor Fronval.. Elle est le grand soprano dramatique de son époque. L’Europe entière la réclame. Elle chante en Belgique, en Suisse,… Elle chante Kundry à l’Opéra de Berlin, en français. Et son refus de chanter en allemand lui ferme les portes de Bayreuth qui l’avait pourtant invitée, lui payant l’apprentissage de cette langue. Et, un beau jour, à quarante ans à peine révolus, cette cantatrice à la voix si belle, si claire et si bien projetée, à la diction si parfaite, quitte du jour au lendemain la scène où elle régnait avec tant de maîtrise. Elle quitte le métier, ses ors et sa faune. Elle quitte ce monde près de trente cinq ans plus tard, le 15 septembre 1994.


Suzanne JUYOL was born on January 1, in 1920 in Paris. After brilliant vocal and musical successes at the conservatoire National Superieur de Paris, she made a widely noticed debut at the Paris Opera in the role of Margared in “Le Roi d’Ys” on March 14, 1942 in a cast that included Solange Renaux, Mario Altery and José Beckmans, conducted by Francois Ruhlmann. The public was stunned by the allure, the stage presence and the powerful voice of this beautiful young woman of 22. But she still needed stage experience and the same year she sang Dame Marthe and later the Second Lady in “La Flute Enchantee” (die Zauberflote). In 1943 at a momnet’s notice she replaced with great panache Germaine Lubin in the title role of Gabriel Faure’s “Penelope” alongside Georges Jouatte and Paul Cababel.Having sung Waltraute in the same year, she made one incursion into the role of Marguerite in “Faust, a role that was too lyrical for her large dramatic soprano voice and then brought authority to the role of Brunehilde in “La Walkyrie” (Die Walkure) and again to the same role in “Siegried” partnered by Max Lorenz. At the Palais Garnier she also sang Margared in “La Damnation de Faust, Ariane in “Ariane et Barbe Bleue” by Paul Dukas, Ortrude in “lohengrin” and she took part in the creation of “Antigone” by Arthur Honegger and “Peer Gynt” by Werner Egk. On april 3, 1946 she made her debut at the Opera Comique in “Werther”, and also sang there regularly to the great pleasure of audiences, the roles of Tosca and Santuzza. She was often an honoured guest in many porvincial theatres, but it was doubtless in Monte Carlo that she won the greatest triumphs as Carmen and Werther in which she formed with Jose Luccioni and ideal couple, “Faust” with Luccioni and later with Georges Noré, “La Tosca”, “Le Roi d’Ys”, “La Damnation de Faust”, but also “La Walkyrie”, Parsifal”, “Tristan et Isolde” with the tenor Fronval.. She was the great dramtic soprano of her period. All of Europe acclaimed her. she sang in Belgium, in Switzerland, she sang Kundry at the Berlin Opera, in French. And her refusal to sing in German closed the doors of Bayreuth to her, even though she had been invited and offered language tuition. One fine , when she was scarcely more than forty, this singer with such a beautiful voice, such clear and well-projected diction, quit the stage when she had reigned with such mastery, from one day to the next, leaving the world of opera behind her. She left this world nearly 35 years later on September 15 1994.



Textes de Jean ZIEGLER et traductions de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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