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Suzanne Brohly - 2 CD

Suzanne Brohly - 2 CD

Ref: MR652

Disques Gramophone


CD N°1
01 MASSENET – Marie Magdeleine – « C’est ici même » - W490
02 MASSENET – Werther – Air des larmes – W391
03 MASSENET – Werther – Air des lettres – GC 33794/5
04 MASSENET – Werther – Duo du 3ème acte (avec beyle) – 034036/071
05 MASSENET – Werther – Duo du 3ème acte (seconde partie) – 034036/071
06 MASSENET – Don Quichotte – Chanson espagnole – GC33862
07 MASSENET – Don Quichotte – Sérénade (avec Payan) – GC34293
08 MASSENET – Le Cid –« Pleurez, mess yeux » - W391
09 MASSENET – Hérodiade – « J’ai souvent contemplé » (avec Payan) - 034083
10 MASSENET – Hérodiade – « Ne me refuse pas » - W383
11 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Printemps qui commence » - 033073
12 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Amour, viens aider ma faiblesse » - 033074
13 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila - « Mon cœur s’ouvre à ta voix » - W431
14 GOUNOD – Sapho – « O ma lyre immortelle » - Monarch 033094
15 GLUCK – Orphée – « J’ai perdu mon Eurydice » - Monarch 033109
16 GOUNOD – Faust – Air de Siebel – GC33789
17 AUBER – Fra Diavolo – « Voyez cette roche (avec Jean Marny) – GC34276
18 BIZET – Carmen – Séguedille – GC33732
19 BIZET – Carmen – Chanson bohème – GC33714
20 MEYERBEER – La prophète – « O mon fils » - GC 33712
21 THOMAS – Mignon – « Je suis heureuse » (avec Beyle) – 034079

CD N° 2
01 DONIZETTI – La Favorite – « O mon Fernand » - W199
02 VERDI – La Force du destin – « Vierge soutiens dans ta bonté » - W452
03 VERDI – La Force du destin – « Relevez vous » (avec Dupouy) – W452
04 VERDI – le Trouvère – « La flamme brille » - GC 33781
05 MASCAGNI – Cavalleria Rusticana – « Vous le savez, ma mère » - W199
06 MASCAGNI – Cavalleria Rusticana – « O mon Torrido » (avec Beyle) – W 154
07 PUCCINI – Madame Butterfly – Duo des fleurs (avec Yvonne Brothier) – W 433
08 PUCCINI – La Tosca - Duo du 1°acte (avec Beyle) – 034101/2
09 FAURE - La Charité - -P 427
10 HOLMES - La chanson des gars d’Irlande - P 427
11 BEMBERG – Chant indou – W453
12 LEROUX – LeNil – W453
13 OFFENBACH Madame Favart - Ma mère aux vignes - P 453
14 MASSE – Les Saisons – « Ah, pourquoi suis-je revenue ? » 033065
15 BORDESE – Les Brésiliennes – « Mules agiles » GC 34223
16 MASINI – La patrie des Hirondelles – Duo avec Bakkers – GC 34222
17 LECOCQ – La Fille de Mme Angot – « Les soldats d’Augereau » - P 261
18 LEHAR – la Veuve Joyeuse – Duo du cavalier (avec ) – P 261
19 AUBER – Le premier jour de bonheur – GC 33725
20 YRADIER – Ay chiquito – GT - GC33724

De cette cantatrice dont ce disque nous révèlera à beaucoup d’entre nous la très belle voix, les archives écrites ne nous ont guère laissé de traces hors les années de sa naissance (1882) et de son décès (1943). Heureusement, certains théâtres ont consigné les faits marquants de leur existence : œuvres, compositeurs, interprètes, créations, reprises, galas,… Par ailleurs, certains artistes ont pu bénéficier des sortilèges de l’enregistrement phonographique. Et c’est justement le cas pour Suzanne Brohly, nous permettant ainsi de la faire vivre dans notre quotidien.
Ayant terminé brillamment ses cursus musical et vocal au Conservatoire de Paris, elle est immédiatement engagée par Albert Carré à l’Opéra-Comique, où elle fais ses débuts en 1906, le 9 janvier, dans le rôle de La Vougne de Miarka d’Alexandre Georges, prenant avec beaucoup d’autorité la suite de la créatrice de ce rôle très lourd, la grande tragédienne Mme Héglon, transfuge pour un soir de l’Opéra. Cette même année, elle est de la création d’Aphrodite de Camille Erlanger, le 27 mars, aux côtés de Mary Garden, Claire Friché et Léon Beyle, et chante Diane lors de la reprise d’Iphigénie en Tauride de Gluck, le 20 décembre. Trois jours plus tard, lors de la 50ème de Pelléas et Mélisande, elle est Geneviève, rôle où elle excellera pendant plus de quinze ans. En 1907, le 10 mai, elle est Sélysette lors de la création d’Ariane et Barbe Bleue de Paul Dukas aux côtés de Georgette Leblanc et Félix Vieuille, et, le 18 décembre, Clytemnestre, lors de la première à l’Opéra-Comique d’Iphigénie en Aulide, aux côtés de Lucienne Bréval et Léon Beyle. Le 22 mai 1908, elle chante le joli rôle de Lel, lors de la première à l’Opéra-Comique de Snégourotchka de Rimsky Korsakov, aux cotés de Marguerite Carré et Léon Beyle. Viendra ensuite Carmen, un rôle où elle remporte un triomphe à chacune de ses prestations aussi bien à Paris qu’en province pendant plus de vingt ans et notamment lors du gala de la 1.700ème à l’Opéra Comique, le 30 avril 1923, sous la direction d’Albert Wolff, mais aussi la Charlotte de Werther, son autre rôle favori, auquel, elle savait donner, avec une extraordinaire mélange de pudeur et de simplicité, l’évolution d’un personnage où le calme de l’apparence est brutalement submergé par l’explosion de sentiments refoulés jusqu’alors. Mais, elle fut aussi la terrible Margared du Roi d’Ys, la touchante Mère de Louise, une si loyale Su-Zu-Ki de Madame Butterfly et un trépidant Mignon.. Mais j’allais oublier qu’elle fut Nicklausse, le 13 novembre 1911, lorsqu’à leur 147ème représentation les Contes d’Hoffman furent pour la première fois donnés dans leur intégralité et qu’elle joua ce rôle près de cent fois. Elle chanta le rôle-titre lors de la reprise de Thérèse de Massenet le 6 février 1930. Parmi les créations auxquelles elle participa, figurent aussi La Lépreuse de Sylvio Lazzari - rôle de Maria -, le 7 février 1912, Le Carillonneur de Xavier Leroux le 20 mars 1913, La Vie Brève de De Falla, le 30 décembre 1913, Circé de 17 avril 1927,…
Solide pilier de l’Opéra-Comique, elle fit de nombreuses tournées en province dans ses
grands rôles, Carmen et Charlotte, mais aussi en Dalila, qui lui valut l’estime et l’admiration de publics aussi exigeants que ceux du Capitole de Toulouse ou de l’Opéra de Marseille.
Cette artiste méritait tout autant que d’autres moins oubliées de revivre enfin par le disque.

Apart from the dates of her birth (1882) and her death (1943) there is remarkably little documentation of the life of this singer, whose beautiful voice will be revealed to many by this disc. Happlily many thatres have preserved documentation of repertoire, composers, interpreters, first performances, revivals and galas… Otherwise, certain singers have benefited from themagic of phonographic recordings. This exactly the case with Suzanne Brohly, allowing us to bring her art to life today.
Having brilliantly coupled her musical and vocal studies at the Paris conservatoire, she was immediately engaged by albert Carre for the opera Comique where she made her debut on January 9th 1906 in the role of La Vougne in Aledandre Georges’ Miarka. With great authority she took over from the creator of this very heavy role, Mme Heglon who was moonlighting from the Opera for one evening. The same year she took opart in the creation of Camille Erlanger’s Aphrodite on March 27th along with Mary Garden, claire Friche and Leon Beyle and sang Daine in the revival of Gluck’s Iphigenie en Tauride on December 20th. Three days later in the 50th performance of Pelleas et Melisande she sang Genevieve, a role in which she would excel for more than 15 years On May 10th 1907 she sang Selysette in the first performance of Paul Dukas’s Ariane et Barbe Bleue along with Georgette Leblanc and Felix Vieuille and on December 18th she sang Clytemnestre in the premiere of Iphigenie en Aulide at the Opera Comique with Lucienne Breval and Leon Beyle.On May 22nd 1908 she sang the charming role of Lel in the premiere of Rimsky Korsakov’s Snegourotchka at the Opera Comique, with Marguerite Carre and Leon Beyle. Next came Carmen, a role in which she triumphed whenever she sang it in Paris or in the provinces over more than 20 years and notably in a gala for the 17000th performance at the Opera Comique on April 30th 1923 under the baton of albert Wolff, but also Charlotte in werther, her other favourite role in which she understood how to demonstrate with an extraordinary mixture of modesty and simplicity, the evolution of a person whose calm appearance is overwhelmed by the sudden explosion of hitherto repressed emotion. But she also took on the fearsome Margared in Le Roi d’Ys, the touching mother in Louise, the so loyal Su-Zu-Ki in Madame Butterfly and the vibrant Mignon. But I nearly forgot that she sang Nicklausse on November 13th 1911 in the 147th performance of Les Contes d’Hoffmann when it was given uncut for the first time and that she would go on to sing this role nearly 100times. She sang the title role in the revival of Massenet’s Threse on February 6th 1930. Amongst the premieres in which she took part were those of Sylvio Lazzari’s La Lepreuse - the role of Maria - on February 7th 1912, Xavier Leroux’s Le Carillonneur on March 20th `1913, Falla’s La vie breve pn December 30th 1913 and Circe on april 17 1927.
A dependable pillar of the Opera-Comique she also toured frequently in the provinces in her great roles of Carmen and charlotee but also as Dalila which won her the estime and admiration of audiences as critical as those of the Capitole in toulouse or the Opera in Marseille. This artist certainly merits more than many better remembered singers to be revived on disc.
Jean ZIEGLER, traduction de Patrick BADE


Prix : 19.00 (Including TVA at 20%)


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