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Suzanne Balguerie

Suzanne Balguerie

Ref: MR758

Suzanne BALGUERIE (1888-1973)


01.Sigurd: «Salut, splendeur du jour» Air de Brunehild Acte 2, 2e tableau (REYER)
dir Florian Weiss Polydor 561071
02.Iphigénie en Tauride: O malheureuse Iphigénie (GLUCK) dir Albert Wolff Polydor 566103
03.Lohengrin: Rêve d’Elsa «Seule dans ma misère» (WAGNER)
04.Tristan et Isolde: Mort d’Yseult «Doux et calme, quel sourire»
direction Albert Wolff (WAGNER) Polydor 561054
05.Alceste: Où suis-je? O malheureuse Alceste … Non ce n’est point un sacrifice (GLUCK)
dir Eugène Bigot Col LF 65, WL 2082 & WL 2083
06.Alceste: Divinités du Styx dir Albert Wolff (GLUCK) Polydor 566103
07.Aida: Radamès doit venir, que doit-il m’annoncer? …
O mon pays, jamais je ne dois plus te voir (Air du Nil) (VERDI)
08.Faust: Air des Bijoux «Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir (GOUNOD) Polydor 561091
09.Ariane et Barbe-Bleue: O mes clairs diamants Acte 1 (Paul DUKAS)
dir Elie Cohen Columbia LFX 23, WLX 968
10.Ariane et Barbe-Bleue: Ah, ce n’est pas encore la clarté véritable Acte 2 (Paul DUKAS)
dir Elie Cohen Columbia LFX 23, WLX 969

11.Jacqueline Courtin: La Tour de Feu: Ballade de Naïk «
Qu’es-tu venu chercher dans notre humble village?» (acte 1) (LAZZARI)
Association Frse d’Action artistique AA.22, PART 1942/43
dir Eugène Bigot orchestre Lamoureux

12.Marcelle Bunlet: Ariane et Barbe-Bleue: O mes clairs diamants Acte 1 (DUKAS)
dir Piero Coppola Gramophone W 988, CV 269-1
13.Eugénie Brunlet :Les Contes Hoffmann Elle a fui la tourterelle
Paris 1919 Gr W 370, 033186, 03255v
14.Eugénie Brunlet :Maurice Pesse Tous les baisers Gr W 370, 033187, 03256v

15.Marcelle Bunlet: du Théâtre de Bayreuth Parsifal: Récit de Kundry (WAGNER)
dir Florian Weiss Polydor 566129
16.Marcelle Bunlet: du Théâtre de Bayreuth Le Vaisseau fantôme:
Ballade de Senta (WAGNER) orch dir Florian Weiss Polydor 566129
Collection Jean NIROUET
Suzanne BALGUERIE

1988 fut une année spéciale pour les sopranes. Parmi les cantatrices douées en cette année, il y avait Frieda LEIDER, Elisabeth SCHUMANN, Lotte LEHMANN, Maggie TEYTE et Suzanne BALGUERIE. Si celle-ci n’est guère connue aujourd’hui que parmi les collectionneurs de disques historiques, ce n’est pas le mérite vocal qui en est cause ; c’est plutôt le fait qu’entre les deux guerres mondiales peu de chanteurs français circulaient le monde musical comme avant 1914. Il est difficile d’en expliquer la raison sans supposer un déclin international d’un intérêt au répertoire français.

En 1936 quand Sir Thomas BEECHAM visait une série de présentations françaises pour la saison du couronnement, il envoya à Jacques ROUCHE, Directeur de l’Opéra, une lettre qui dut lui faire offense ; BEECHAM annonçait qu’aucun artiste français sur 10 ans n’avait enthousiasmé le public britannique : « Ou nous ne recevons pas à Londres les bons chanteurs, ou il n’en existe plus en France aujourd’hui ». Comme tout collectionneur sait, la France ne cessa pas d’engendrer une série d’artistes doués avant les années 1950 : les connaisseurs cherchent les quelques disques de BALGUERIE avec autant d’enthousiasme que ceux de ses contemporains mieux connus.

Ayant quitté le conservatoire de Paris, BALGUERIE se contenta de donner des concerts avant un début tardif à l’Opéra-Comique, où elle chanta Ariane et Barbe-Bleue de DUKAS. Deux ans après, elle débuta à Garnier comme Brunhilde dans la Walkyrie, mais elle resta plus fidèle à la Salle Favart. Elle participa à plusieurs créations, y compris Quand la Cloche sonnera d’Alfred BACHELET, Polyphème de Jean CRAS en 1922, et en 1924 L’Appel de la mer d’Henri RABAUD et la Brebis égarée de MILHAUD. Un enregistrement de Polyphème révèle une partition d’immense beauté, ce qui nous fait regretter la disparition sans trace de la grande partie de ce genre du répertoire français.

A part ces créations, il y avait des œuvres plus régulières, telles qu’Iphigénie en Tauride, les Contes d’Hoffmann (Antonia), Don Giovanni (Donna Anna), les Noces de Figaro (La Comtesse), et Mélisande. Combien d’autres sopranes auraient pu être assez versatiles pour chanter et Brunhilde et Mélisande ? Encore plus étonnant était son succès comme Isolde à une époque où l’Opéra offrait aussi dans le rôle exigeant Hélène WILDBRUNN, Frieda LEIDER, Kirsten FLAGSTAD et Germaine LUBIN. Les disques de BALGUERIE ne suggèrent pas une voix de puissance wagnérienne, mais son timbre brillant et la percussion précise ont dû produire un effet impressionnant dans l’intérieur plus intime de la Salle Favart.
Remerciements à Peter Lack


1888 was a vintage year for sopranos. Amongst the talented singers born in that year were Frida Leider, Elisabeth Schumann, Lotte Lehmann, Maggie Teyte – and Suzanne Balguerie. If Suzanne Balguerie is virtually unknown outside circles of highly specialized collectors of historic recordings that has less to do with her vocal merits and more to do with the fact that between the world wars French opera singers lost the kind of international currency they had enjoyed before 1914. It is hard to know exactly why this was, though it must be connected with the decline in the popularity of the French operatic repertoire outside of France in the same period.
In 1936 when Sir Thomas Beecham was attempting to arrange a series of French performances for the forthcoming coronation season, he sent a memorandum to Jacques Rouché, the director of the Paris Opera, that the latter can only have found deeply offensive. Beecham commented that no French singer had found favour with the British public over the previous ten years. “Either we get the wrong singers in London or the good singers are not to be found in France today.” As every record collector knows France continued to produce many fine singers until the 1950s and Balguerie’s rare and few recordings are as eagerly sought after as any.
After graduating from the Paris Conservatoire, Balguerie was active in the concert hall before making a somewhat belated debut at the Opera Comique in 1921 in Dukas’ Ariane et Barbe-Bleue. She debuted at the Salle Garnier two years later as Brunehilde in La Walkyrie but it was with the Salle Favart that she remained most closely associated. Here she participated in the premieres of many new works including Alfred Bachelet’s Quand la cloche sonnera and Jean Cras’ Polyphème in 1922 and Henri Rabaud’s L’Appel de la mer and Milhaud’s La Brebis égarée in 1924. A recent recording of Polyphème revealed a score of transcendent beauty and one regrets that so much of this kind of French repertoire seems to have disappeared without trace.
More conventional roles performed at the Opera Comique by Balguerie included Iphigénie in Iphigénie en Tauride,Antonia in Les Contes d’Hoffmann, Donna Anna, Pénélope, the Countess in Les Noces de Figaro and Mélisande. It is a list that suggests quite extraordinary versatility. How many sopranos could alternate between Brünnhilde and Mélisande? Most impressive of all was her success in the demanding role of Isolde in a period when Parisians were privileged to hear a succession of the greatest exponents of the role including Helene Wildbrunn, Frida Leider, Kirsten Flagstad and not least, the noble Germaine Lubin. Balguerie’s records do not suggest that hers was a voice of Wagnerian amplitude but her bright timbre and fearless attack must have produced a thrilling effect in the relatively intimate space of the Salle Favart. Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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