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Roger Bourdin

Roger Bourdin

Ref: MR628

Roger BOURDIN

01 BIZET - Carmen - Air du toréador - 171013
02 BIZET - Carmen - " Je suis Escamillo " (avec Charles Friant) - 171013
03 MASSENET - Le Jongleur de Notre-Dame- Légende de la sauge - 171016
04 DELIBES - Lakmé - Stances de Nilakhanta - 171016
05 BORODINE - Le Prince Igor - " Hélas, mon âme est triste " - 188803 (KI 4169/70)
06 MOZART - Don Juan - Sérénade - 188663 (KI 2442)
07 MOZART - Don Juan - Air du champagne - 188663 (KI 2441)
08 MASSENET - Manon - " Ne bronchez pas " - 188508 (KI 1 158)
09 MASSENET - Manon - " O Rosalinde " - 188508 (KI 1 083)
10 WAGNER - Tannhâuser - " En contemplant cette assemblée " 188553 (KI 1471/2)
11 BERLIOZ - La Damnation de Faust - " Voici des roses " - 188534 (KI 1235)
12 BERLIOZ - La Damnation de Faust- Chanson de la puce "-188534 (KI 1236)
13 CHABRIER - Le Roi malgré lui- Romance du Roi - 188706 (KI 2948)
14 CHABRIER - Le Roi malgré lui- " C'est un ami " - 188706 (KI 2949)
15 CHABRIER - Le Roi malgré lui- Duo (avec Emma Luart) 123862 (XXP 9560/1)
16 MESSAGER - La Basoche - " A ton amour simple et sincère " - 188844 (KI 4766)
17 MESSAGER - La basoche - " Oui, des rimes je fais moisson " - 188844 (KI 4765)
18 MASSENET - Werther - Air d'Albert : " Elle m'aime " - 188518 (KI 1170-2)
19 ROUSSEAU - Le bon Roi Dagobert : " C'est toute une histoire " 188583 (KI 1652)
20 ROUSSEAU - Le bon Roi Dagobert : " Majesté, Madame , mon enfant "
(avec Emma Luart) 188583 (KI 1653)
21 MASSENET - Don Quichotte - Mort de Don Quichotte (avec Laffont et Cernay) 123518
Roger BOURDIN, ou l'élégance du chant français.

Le baryton français Roger Bourdin est né à Levallois le 14 juin 1900. Après avoir fait ses humanités, il entre au Conservatoire de Paris après la fin de la première guerre mondiale. Il est l'élève de deux chanteurs célèbres, André Gresse et Jacques Isnardon et obtient ses premiers prix en 1922. Cette même année, il fait ses débuts à l'Opéra Comique dans le
rôle de Lescaut de la Manon de Massenet. Son abattage fait sensation, tandis que quelques semaines plus tard il stupéfie le public dans Le Barbier de Séville en chantant non pas Figaro mais Bazile, donnant ainsi une démonstration non seulement l'étendue de sa voix mais aussi sa faculté d'incarner les personnages les plus antithétiques. A partir de là, les choses vont très vite pour lui. Son intelligence et la facilité avec laquelle il apprend ses rôles font de lui le pilier le plus fiable de la salle Favart au point de personnifier ce théâtre pendant des années. Un jour, il est Escamillo, le lendemain Scarpia, puis Ourrias, Don Quichotte, Almaviva et Figaro des Noces de Figaro, le docteur Miracle,...tour à tour fat et plastronnant, tortueux et vil, rustre et brutal, velléitaire et touchant, conquérant ou malin, sinistre et terrifiant. Fin 1942, Il fait ses débuts sur la scène du Palais Garnier dans un désopilant Marouf, viennent ensuite un ascétique Athanaël, un le plus ridicule des Beckmesser, Metternich dans l'Aiglon d'Arthur Honegger et Jacques Ibert , où il est l'égal d'Endrèze, inoubliable créateur du rôle. Sur ces deux scènes de la capitale, il chantera trente cinq et quelques années durant plus de cent rôles différents dont une trentaine de créations et donnera dans d'autres salles ses lettres de noblesse
à l'opérette française, un genre qu'il affectionnait et dans lequel sa distinction naturelle et son humour faisaient merveille.
S'il fallait citer quelques unes de ses plus grandes réussites, je citerais en plus Clément Marot dans La Basoche de Messager, Clavaroche dans Fortunio de Messager, Henri de Valois dans Le Roi malgré lui de Chabrier, Albert de Werther, Bolivar (rôle titre) de Darius Milhaud et ces rôles où il fut le partenaire de sa femme Geori Boué : Charlot dans Angélique
de Jacques Ibert, Duparquet dans Ciboulette de Raynaldo Hahn, Lescaut dans Manon, Marcel dans La Vie de Bohème, et enfin Pelléas qu'ils chantèrent sous la direction de Victor de Sabata à la Scala de Milan et Eugène Onéguine qu'après avoir fait les beaux soirs de l'Opéra Comique ils chantèrent au théâtre Bolchoï de Moscou.
S'il a existé des chanteurs ayant une plus belle voix que lui, aucun semble-t-il n'a su en tirer un plus grand parti, nul n'a su mieux que lui faire partager par le public les émotions et la véritable identité des personnages et cela sans outrance grâce à une diction parfaite et à une constante élégance, l'élégance même du " chant français ".
Jean Ziegler
Roger Bourdin - or the elegance of French singing.

The French baritone roger Bourdin was born at Levallois on June 14 1900. Having studied humanities he entered the Paris Conservatoire at the end of the First world War. He was the pupil of two famous singers, Andre Gresse and Jacques Isnardon and won his first prizes in 1922. In the same year he made his debut at the Opera Comique in the role of Lescaut in
Massenet's "Manon". His dynamic energu caused a sensation and several weeks later he astonished the public in "Le Barbier de Seville", singing not Figaro, but Bazille, thus demonstrating not only his vocal range but also his ability to represent the most unlikely characters. From this time on, matters moved very quicly for him. His intelligence and his facility in learning roles made him the most reliable pillar of the salle favart, to the point where he personified that theatre over a period of years. One day he would sing Escamillo and the next Scarpia, than Ourrias, Don Quichotte, Almaviva and figaro in "the Marriage of Figaro", Dr. Miracle, ... By turns smug and swaggering, devious and wicked,boorish and brutal, overpowering and malicious, weakwilled and touchy, powerful and maliciouss, sinister and frightening. At the end of 1942 he made his debut at the Palais Garnier as a hilarious Marouf, followed by an ascetic Athanael, one of the most ridiculous Beckmessers,
Metternich in "L'Aiglon" by arthur Honegger and Jacques Ibert in which he equalled Endrese, the unforgettable creator of the role. In these two Parisian theatres, he sang for 35 years and more in more than 100 different roles of which 30 were creations and in other theatres proved his mastery of French operetta, a genre which he loved and in which his natural
distinction and humour worked marvels.
If asked to cite some of his greatest successes, I would add Clement Marot in Messager's "La Basoche", Clavaroche in the same composer's "Fortunio", Henri de Valois in chabrier's "Le roi mal;gre lui", albert in "Werther", "Bolivar" (title role) by Darius Milhaud and those roles in which he partnered his wife Geori Boue - Charlot in Ibert's "Angelique", Duparquet in
Reynaldo Hahn's "Ciboulette", lescaut in "Manon", Marcel in "La Boheme" and finally Pelleas which he sang under the baton of Victor de Sabata at La Scala and Eugene Onegin which after many fine performances at the Opera Comique, they sang at the Bolshoi in Moscow. If there were singers with more beautiful voices than Bourdin, no one seemed to attract such a large following, nor to be better able to share with the audience the emotions and the essence of the characters and this without exaggeration, thanks to perfect diction, and an unfailing elegance - the intrinsic elegance of the French style of singing.



Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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