1. Accueil
  2. Login
  3. Panier
  4. Paiement

Pelleas et Melisande-Debussy-2CD

Pelleas et Melisande-Debussy-2CD

Ref: MR823


Pelléas et Mélisande Opéra en cinq Actes
Livret et musique de Claude Debussy
D’après la pièce de theatre homonyme de Maurice Maeterlinck





Mélisande Anna Moffo
Geneviève, Blanche Thebom
Arkel, Jerome Hines
Pelléas, Nicolai Gedda
Golaud George London
Yniold, Teresa Stratas
Un médecin Clifford Harvuot
Un berger William Walker

Orchestra & Chorus of the Metropolitan Opera House
Conductor: Ernest Ansermet New York, 29 December 1962

Des goûts et des couleurs… Parmi les amateurs d'opéra, beaucoup reprochent à Pelléas et Mélisande son manque de morceaux de bravoure et d'airs à siffloter en revenant du spectacle. Mais ceux qui succombent à son charme quasi-narcotique accueillent avec joie tout enregistrement qui éclaire d'un nouveau jour l'insaisissable chef-d'œuvre de Debussy.
Le Metropolitan Opera de New York peut s'enorgueillir d'une tradition selon laquelle Pelléas a toujours été donné avec les plus grands chanteurs de la planète. Les retransmissions radiophoniques déjà publiées incluent une représentation de 1934, fascinante malgré un son précaire, avec la Mélisande virginale de Lucrezia Bori, le Pelléas du ténor canadien Edward Johnson et le Golaud étonnamment convaincant de la grande basse italienne Ezio Pinza. Vint ensuite, en 1945, une autre distribution distinguée mais fort peu idiomatique. Avec ses gémissements et ses sanglots, la soprano brésilienne Bidu Sayão semble tout droit sortie de la Manon de Massenet, et la superbe basse Alexander Kipnis serait plus à sa place dans Parsifal. En 1960, vint le tour d'un autre cast non-francophone qui incluait Victoria de los Angeles, Theodor Uppman et George London, sous la direction de Jean Morel.
Dans cette représentation de 1962, l'authenticité est garantie dans la fosse par la direction d'Ernest Ansermet, à qui l'opéra de Debussy avait inspiré la passion d'une vie. On lui doit deux enregistrements commerciaux de l'œuvre, et il en prévoyait un troisième lorsqu'il mourut en 1969.
Le Golaud de George London, à la voix noire et virile, nous est familier grâce au second enregistrement d'Ansermet et à la représentation radiodiffusée par le Met en 1960. Le principal intérêt de cette captation réside donc dans la distribution fort peu conventionnelle des deux rôles-titres.
Debussy destinait le rôle de Pelléas à un " baryton Martin ", un baryton léger à l'aise dans l'aigu. Il souhaitait avant tout échapper au cliché du ténor fanfaronnant et désireux de plaire à la foule. Avec sa tessiture située entre celles du ténor et du baryton, le rôle peut être abordé par les uns comme par les autres, mais non sans difficulté parfois. Au fil des années, bon nombre de ténors ont chanté Pelléas, dont David Devriès et Fernand Francell dans cette Salle Favart où l'œuvre avait été créée par le baryton Jean Périer. Parmi les autres ténors qui ont brillé dans le rôle, citons Ernst Haefliger et George Shirley.
Le slancio avec lequel Nicolai Gedda attaque le la aigu dans la phrase " Ils m'aiment plus que toi ", à l'acte III, offre précisément le genre de frisson opératique que Debussy semble avoir voulu éviter. Les puristes pourraient reprocher à Gedda son ardeur au milieu des teintes pastel de cette partition délicate, mais il faudrait être un " Pelléastre " bien endurci pour résister à la pure beauté de son chant. Cette interprétation pourrait même venir à bout des préjugés de ceux qui sont jusqu'ici restés insensibles au charme de cette musique.
Le timbre vibrant et voluptueux d'Anna Moffo est également loin de ce qu'on attend d'une Mélisande. En 1961, Moffo était dans la troisième année de sa glorieuse carrière au Met et au sommet de ses moyens. La jeune soprano italo-américaine semblait dotée de toutes les qualités que la nature avait à offrir - voix superbe, à la fois fraîche et chaleureuse, beauté physique à couper le souffle, intelligence et musicalité. C'est une chanteuse que nous associons davantage aux héroïnes de chair et de sang qu'on rencontre chez Verdi et Puccini, et sa Mélisande s'avère plus charnelle et passionnée, moins éthérée que beaucoup d'autres. Cette interprétation nous montre qu'il y a plus d'une manière d'incarner le rôle très ambigu de Mélisande.
Grande voix et diction claire, Blanche Thebom et Jerome Hines forment un duo imposant en Geneviève et Arkel, mais à ce moment de sa carrière, Thebom donne l'impression d'avoir chanté quelques Brangäne de trop. En Yniold, la toute jeune Teresa Stratas, au début de sa carrière, sonne déjà comme une possible Mélisande à venir.

Pelléas et Mélisande at the Met
Among opera lovers Pelléas et Mélisande is a notorious case of " meat or poison ". Many resent the lack of vocal bravura and of catchy tunes to whistle on the way home from the theatre. But for those that succumb to its quasi-narcotic allure, any recorded performance that sheds fresh light on Debussy's elusive masterpiece, is to be warmly welcomed.
The Metropolitan Opera in New York has a distinguished tradition of presenting performances of Pelléas with the world's greatest singers. Previously issued broadcasts include a dimly recorded but fascinating performance dating from 1934 with the virginal Mélisande of Lucrezia Bori, the Pelléas of the Canadian tenor Edward Johnson and the unexpectedly convincing Golaud of the great Italian bass Ezio Pinza. This was followed in 1945 with another distinguished but largely unidiomatic cast. The Brazilian soprano Bidu Sayao with her little cries and sobs sounds like she has strayed off the set of Massenet's Manon, and the fine bass Alexander Kipnis as though he has come in from Parsifal. In 1960 it was the turn of another non francophone cast including Victoria de los Angeles, Theodor Uppman and George London conducted by Jean Morel.
In this performance dating from 1962 authenticity is guaranteed in the orchestra pit by the conducting of Ernest Ansermet for whom Debussy's opera had been a life-long passion. Ansermet recorded the opera twice commercially and was planning a third recording when he died in 1969.
George London's black-voiced and virile Golaud is familiar both from Ansermet's second recording and from the 1960 Met broadcast. The chief interest in this performance therefore lies in the unconventional casting of the title roles.
Debussy conceived the role of Pelléas for a "baritone Martin" - a high-lying light baritone. Above all he wished to avoid the cliché of the swaggering, crowd-pleasing tenor. The tessitura lies between tenor and baritone and can be sung by either though not necessarily with ease. Over the years a number of tenors have sung the role, including David Devries and Fernand Francell in the Salle Favart where it had been premiered with the baritone Jean Perier. Other tenors who have succeeded in the role include Ernst Haefliger and George Shirley.
The slancio with which Nicolai Gedda attacks the alternative high "A" in the phrase "Ils m'aiment plus que toi" in Act III offers precisely the kind of operatic thrill that Debussy was apparently keen to avoid. Purists might object to Gedda's tenorial ardour in the pastel shades of Debussy's delicate score but it would have to be a very resolute "Pelléaste" who could resist the sheer beauty of his singing. Indeed this might also be just the performance to break down the prejudices of those who resist the charms of Debussy's score.
Anna Moffo's vibrant and luscious tone is also far from what one expects in the role of Mélisande. In 1961 Moffo was just into the third year of her glorious career at the Met and at the very height of her powers. The young Italian American soprano seemed to be endowed with every gift that nature had to offer - a lovely voice that was at once warm and fresh in timbre, breathtaking physical beauty, intelligence and musicality. She was a singer we associate more with the flesh and blood heroines of Verdi and Puccini and indeed her Mélisande is more corporeal and passionate and less fey than most. It is a performance that makes it clear that there is more than one way to interpret the highly ambiguous role of Melisande.
Blanche Thebom and Jerome Hines present an imposing pair as Geneviève and Arkel, with big voices and good clear diction, though Thebom sounds by this stage as if she may have sung a few too many Brangaene's.
The very young Teresa Stratas at the beginning of her career, singing the role of Yniold sounds like a Mélisande in waiting.
Patrick Bade

Disponible/available 1 fevrier 2019


Prix : 19.00 (Including TVA at 20%)


Vu precedemment