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Ninon Vallin Testament

Ninon Vallin Testament

Ref: MR509

01 - CORAZON, PORQUE PASAIS -Fernando Obradors.
02 - A L’AMOR - Fernando Obradors.
03 - IN LA MANANA AZUL - Carlos Pedrell.
04 - EL AMOR ES COMO UN NINO -Joaquin Nin.
05 - CANCION DEL CARRETERO - Gustavo Carabello.
06 - BARCAROLLE - Schubert -Bellanger.
07 - AU ROSSIGNOL – Gounod - Lamartine.
08 - CHANSON D’AVRIL – Bizet - Bouilhet.
09 - NELL- Fauré- Leconte de Lisle.
10 - NEERE (Etudes latines) - Reynaldo Hahn- Leconte de Lisle.
11 - TYNDARIS (Etudes latines) - R.Hahn- Leconte de Lisle.
12 - LE ROSSIGNOL DES LILAS - R. Hahn - Léopold Dauphin.
1951 Piano Liliane Cellerier.

LA DAMNATION DE FAUST - Berlioz.
13 - Ballade du roi de Thulé
14 - D’amour, l’ardente flamme

15 – Interview de Ninon Vallin 1959 ( Collection Dumazert).
Dès l’enfance, grâce au disque, j’ai vénéré, adoré Ninon Vallin. Par les disques d’abord . Et les siens abondaient ! Dès que je le pouvais, je courais à ses concerts. Par la
suite, j’ai eu même l’honneur de la connaître, de la fréquenter. En 1943, par la radio, je l’ai entendue dans le rôle de Carmen, qu’elle jouait à l’Opéra de Lyon. Après la libération de Paris, elle donna, entre autres, un récital de mélodies au Théâtre des Champs-Elysées, avec Reynaldo Hahn au piano. On refusa du monde.
Sa carrière fut longue. Certes ce n’était plus la voix ensorcelante des années 1916 -1930, quand elle triomphait en Amérique du Sud, dans les emplois les plus ardus, aux côtés des chanteurs les plus célèbres du monde. Ambassadrice de l’art lyrique français, rôle que, grâce à la mélodie, elle put tenir avec éclat jusqu’à la fin de sa vie.
Dès que je fus en mesure de le faire, je lui demandai d’enregistrer quelques lieder, des extraits d’opérettes, et les deux principaux passages de la Damnation de Faust ;une Marguerite de rêve ! Puis, avec l’aide de son ami le poète André de Badet, nous l’invitâmes à égrener quelques souvenirs. Avec une voix qui rayonnait d’une éternelle jeunesse, elle enregistra des fragments d’airs et d’œuvres qu’avait oubliés sa généreuse discographie : Alceste, la mort de la Manon de Massenet, l’Elisir d’amore, Don Pasquale, et surtout une phrase du Martyre de Saint-Sébastien, qu’elle avait créé en 1911 au Théâtre du Châtelet, à la demande et pour la plus grande joie du compositeur, ébloui par le timbre de sa voix et son phrasé si inventif, si poétique.
L’interview étant inédite en CD, apporte un élément important à la discographie de cette grande dame, et un vivant hommage à son art subtil et radieux.

Guy DUMAZERT


From early childhood I have adored and venerated Ninon Vallin on record. Initially it was just the records and how many of them there were! Later, as soon as I could I rushed to her concerts. Later still, I even had the honour of knowing and visiting her. In 1943, on the radio, I heard her in the role of Carmen, which she was performing at the Lyons Opera. After the liberation of Paris, she gave, amongst others, a recitial of French songs at the Theatre des Champs-Elysees, with Reynaldo Hahn. It was a sell-out with many turned away.
Her career was a long one. Certainly it was no longer the enchanting voice of the years between 1916 and 1930, when she triumphed in South America in the most varied and taxing repertoire, in the company of the world’s most celebrated singers. She was the ambassadress of French vocal art, a role that, thanks to songs, she was able to maintain brilliantly until the end of her life.
As soon as I was in a position to do it, I asked her to record some songs, and excerpts from operettas and the principal passages of the Damnation of Faust. She was the Marguerite of one’s dream! Then, with the help of her friend, the poet Andre de Badet, we invited her to recount some of her memories. With a voice that shone with eternal youth, she recorded fragments of arias and works that had been left out of her extensive discography; Alceste, the death of Manon by Massenet, L’Elisir d’Amore, Don Pasquale and above all a phrase from the Martyrdom of St. Sebastian, which she had created in 1911 in the Theatre du Chatelet, at the request and to the great joy of the composer who was dazzled by the timbre of her voice and by her imagination and poetic phrasing.
The Damnation of Faust and the meaty interview, much of which has remained unpublished, adds an important element to the discography of this great lady and is a living homage to her subtle and radiant art.
Guy DUMAZERT
Remerciements à Patrick BADE



Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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