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Ninon Vallin Concert Live

Ninon Vallin Concert Live

Ref: MR504

Ninon VALLIN


Maurice Ravel
01- 03 “Shéhérazade”
Orchestre Symphonique direction Jean Baudet / Canada 22/03/1947
04 -10 “ Sept chansons populaires espagnoles “ Manuel de Falla
Godefroy Andolfi ,piano / disques Pathé 1930-36

Manuel de Falla
“El Amor Brujo” (L’amour sorcier)
11 - Escena cancion del fuego
12 - En la cueva
13 - Danza de juego
Orchestre sous la direction de Gustave Cloëz (disques Odéon 188572-3)

Claude Debussy
“Trois ballades de François Villon”
Orchestre sous la direction d’Ernest Ansermet 24/10/1945
14 - A sa mye
15 - A la requeste de sa mère
16 - Des femmes de Paris
17 -” L’enfant prodigue “ : Air de Lia (Odéon 123708, Paris 1932)

Récital donné à Genève le 29/11/1947 avec Madeleine Depraz: piano
18 - “ Laciatemi morire” Monteverdi
19 - “ Intorno all’idol mio” Cesti
20 - “ Vittoria, mio cuore “ Carissimi
21 - “ Posate, dormite “ Bassani
22 - “ Le violette” Scarlatti
23 - “ Mirti, faggi, tronchi “ Caldara
24 - “ Pur dicesti “ Lotti

Durant quatre décennies, Ninon Vallin fut sans conteste la plus active, la plus efficace ambassadrice du chant français à travers le monde. Il serait fastidieux d’énumérer tous les pays, tous les théâtres qui l’ont accueillie, fêtée. En Amérique du Sud, en Italie, elle fit applaudir entre autres ouvrages Pelleas et le Mârouf d’Henri Rabaud. Sa voix limpide de soprano lyrique se mit au service des rôles les plus divers,souvent les plus antithétiques par la couleur et la tessiture : Manon, Charlotte, Carmen, Marguerite, et tutti quanti...Mais, avant même les prestiges du théâtre, elle plaçait peut-être la mélodie. Ses récitals, avec Reynaldo Hahn au piano, constituaient des régals pour les connaisseurs, pour les amateurs raffinés. Lors de la création en 1911 du Martyre de Saint Sébastien, le charme indéfinissable de ses “arabesques” vocales étonna, conquit André Caplet et le jeune Inghelbrecht. Nul ne dit avec plus éloquente connivence Le promenoir des deux amants ou les Mélodies de Fauré...Cependant, tout en servant dévotieusement ces musiques nobles, elle s’efforçait de toucher un public encore plus vaste, et elle enregistra à son intention de très nombreux disques de mélodies plus “faciles”, voire de chansons. La Malibran, La Viardot, La Patti, La Melba l’avaient . fait avant elle. Richard Tauber, interprète inspiré du Voyage d’hiver de Schubert, défendit avec le même zèle, au concert, à la scène, au cinéma, les refrains populaires de Vienne ou les airs de Franz Lehar.Ninon Vallin, elle, détaille avec une égale sensibilité Le temps des cerises ou un arrangement un tantinet désinvolte d’une Étude de Chopin, après la Casta Diva de Norma ou l’Alceste de Gluck.
Des musiciens, des critiques aussi avisés, aussi pertinents qu’André Messager, Émile Vuillermoz ou Louis Beydts, loin de lui reprocher ces innocentes incartades esthétiques, la félicitaient de faire ainsi litière des boursouflures, des carcans du snobisme, et d’avoir reçu la leçon de Molière, en fredonnant cette simple chanson : Si le Roi m’avait donné Paris...Quant aux autres, les aigris, les pédants dont la chronique musicale n’a même pas retenu le nom, elle les ignorait - elle avait beaucoup d’esprit - et disait en souriant : «Les anathèmes de ces larves m’honorent davantage et me causent plus de joie que les louanges de Debussy, de Respighi, de Falla ... ».
Elle confessait volontiers à ses intimes que son rêve serait être chanteuse d’opérette...
Guy Dumazert


For four decades Ninon Vallin was undoubtedly the effective ambassadress of French singing throughout the world. It would be difficult to give a complete list of all the countries or theatres that welcomed her with open arms. Pelleas and Rabaud’s Mârouf are just two of the works that were to gain acclaim, thanks to her performance, in South America and Italy. She lent her clear lyric soprano voice to the most varied of roles - often highly antithetical in tessitura and timbre - Manon, Charlotte, Carmen, Marguerite, to name but a few. But she would seem to have placed lyric art even higher than the prestige of the theatre. Her recitals, with Reynaldo Hahn at the piano, were a sheer delight for connaisseurs and enlightened music lovers alike. At the first performance of The Martyr of Saint-Sebastian in 1911, the indefinable charm of her vocal “arabesques” astonished the audience, and won over André Caplet and th e young Inghelbrecht. No other artist sang with such eloquent complicity Le promenoir de deux amants, or Fauré’s Melodies...
Whilst serving the cause of “noble music” with genuine devotion, she was nonetheless anxious to reach a vaster public, and to this end recorded many “easier” melodies and songs. La Malibran, La Viardot, La Patti and La Melba had done so before her ; and Richard Tauber’s inspired interpretation of Schubert’s Winterreise did not prevent him performing with equal zeal for concert, stage and cinema, the popular Viennese, refrains and the tunes of Franz Lehar. Ninon Vallin put as much sentivity into her rendering of Le temps des cerises or a rather casual arrangement of a Chopin study as she did into her performance of the Casta Diva in Norma or Gluck’s Alceste.

Musicians and critics as sensible and sharp as André Messager, Emile Vuillermoz or Louis Beydts never reproached her this sort of innocent aesthetic escapade. On the contrary, they congratulated her for thus making light of the pomposity and shackles of snobbery, and for having listened to Molière’s lesson, as she hummed the simple tune, Si le Roi m’avait donné Paris.

As for the others, the embittered or pedantic, whose names have not gone down in the history books of music, her reaction was to ignore them; she was a woman of great wit, and would say with g smile, ,The insults of these worms do me, more honour and bring me more joy than the praise of Debussy, Respighi or Falla.
And she openly confessed to close friends that her dream, after all, would have been to sing operetta...
Remerciements à Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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