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Monna-Vanna Henry Fevrier 2CD

Monna-Vanna Henry Fevrier  2CD

Ref: MR712

Pierre Nougaro, Suzanne Sarroca, 1958.+gravures historiques Lucien Muratore, Vanni-Marcoux, Fernand Ansseau, Cesar Vezzani: Gismonda de Henry Février.


Gravures historiques sur CD2
06 Fernand Ansseau: Air de Prinzivalle
07 Fernand Ansseau: Air de la main
08 Vanni-Marcoux:“Ce n’est pas un vieillard...’
09 Lucien Muratore (créateur du rôle): “Elle est a moi...”
10 Gismonda (Henry Fevrier): César Vezzani


Nous sommes à la fin du XVe , en pleine Renaissance italienne. Pise, assiégée, est aux abois et meurt de faim. Tout secours a été intercepté par le condottière Prinzivalle, que Florence a engagé pour commander l’armée. Pise vient d’envoyer en ambassade le vieux Marco Colonna, père de Guido, et ce dernier attend son retour… Marco a trouvé Prinzivalle; un convoi de ravitaillement est tout prêt et partira ce soir même, à une seule condition: c’est que vienne à lui, seule, et nue sous son manteau, -Monna Vanna. Celle ci part, bénie par Marco et acclamée par le peuple.
Dans sa tente, Prinzivalle songe et frémit d’incertitude. Trahir Florence est cependant le dernier de ses soucis. Au surplus, l’espionnage du commissaire Trivulzio, suffiraient à l’engager à la vengeance. Monna Vanna arrive, le convoi s’ébranle sous ses yeux, et Prinzivalle reste seul avec la victime qui vient s’offrir à lui… Mais Marco l’avait bien deviné. Prinzivalle n’est pas un barbare, Vanna,surprise d’abord, ne demeure pas insensible à cette réserve inattendue. Peu à peu, elle s’intéresse à ce beau vainqueur, et, en vérité, c’est parce qu’il l’aime, qu’il ne la touche même pas, qu’il la laisse maîtresse de sa destinée, qu’il va enfin la suivre jusqu’à Pise, pour échapper à la vengeance florentine.
Au palais de Pise, Guido attend le retour de Vanna et renie son père qui a déposé tout l’abominable marché . Cependant, voici Vanna qui s’approche. Mais quel est donc cet homme voilé dont elle apparaît accompagnée ?… « C’est Prinzivalle, s’écrie Vanna: mais il ne m’a pas touchée, et je reviens telle que j’étais en quittant ce palais. – Qui peut croire à pareille invraisemblance ? répond Guido. Et d’ailleurs, si telle est la vérité, d’où vient que Prinzivalle t’a respectée? – C’est parce qu’il m’aime. – Ah ! voilà l’explication ! Elle le condamne : qu’on le saisisse ! – Non ! non ! il est venu ici sur ma foi ! – Il était perdu, et c’est toi qui le sauves. Pourquoi le sauves-tu ? C’est que tu l’aimes toi-même !… - Et bien, non ! Non ! j’ai menti. Il m’a prise, il m’a prise de force ; et moi je l’ai trompé, en le sauvant ; je l’ai amené ici pour le tenir enchaîné ! Oui ! qu’on le saisisse, qu’on l’enferme au cachot ! - A la bonne heure ! Je te retrouve…Tout ceci n’était qu’un mauvais rêve, s’écrie Guido. «Le beau va commencer » murmure Vanna, comme éperdue. Tel est, en raccourci, le drame de M. Maeterlinck. On lui a demandé, pour éclaircir cette conclusion deux courts tableaux encore, où nous voyons Prinzivalle dans son cachot, Vanna accourant le délivrer, puis tous deux commençant leur beau rêve en fuyant dans la campagne ensoleillée.

We are in Pisa during the Italian Renaissance (end of the 15th century) Besieged by the Florentine army, under the leadership of the condottiere Prinzivalle, Pisa is dying of hunger. Old Marco Colonna, father of Guido Colonna leader of the town of Pisa, is sent on a diplomatic mission to mollify the terrible Prinzivalle. To his surprise, the latter is not the coarse ruffian, the barbarous torturer they expect but a refined and educated man surrounded by artists. He knows that his orders have brought starvation to Pisa. He is, however, willing to send a convoy with provisions to Pisa. With one condition; that Monna Vanna, the wife of Guido Colonna should come to him alone and nude under her cloak to spend the night in his tent. Appalled, Guido, is unable to understand the complacence with which his father has accepted the insult and the serene dignity with which his wife has accepted to make the sacrifice to save Pisa. Blessed by old Marco and acclaimed by the crowd, Monna leaves to follow her destiny.
Upon her arrival, Prinzivalle orders the departure of the convoys. In doing this, he knows that he is betraying the confidence of his Florentine troops and he takes the precaution of imprisoning the commissaire Trivulzio, who has been spying on him ceaselessly and understands everything and wishes to bring about the downfall of his leader. Left alone with the beautiful Monna, Prinzivalle, behaves not like a barbarian but as a man full of respect for her, swearing that since childhood he has always loved her. She will remain the mistress of her destiny. He follows her to Pisa to escape the vengeance of the Florentines. At Pisa the people rejoice, but Guido does not forget his anger. Contemptuously he throws the flowers that the old Marco had prepared to receive the saviour of Pisa under her feet. But who is this handsome man with a noble air who accompanies Monna? “It is Prinzivalle, the conodttiere” cries Monna. “He has respected me and I come back as I left you.” “But why? “ demands Guido. “Because he loves me” Monna replies. “Seize him and throw him inot prison!” shouts Guido. Seeing the abyss that she has dug for Prinzivalle, Monna cries “No! I was lying. He took me by force, I deceived him in saving him. I brought him here to see him in chains! Lock him in a solitary cell of which I alone shall have the key!” Relieved, guido comments “This was nothing but a bad dream” to which Monna murmurs “It is just the beginning of the dream.” In short, rather too short, this is the drama of M. Maeterlinck. In order to elucidate this conclusion (the ambiguity of which is not inappropriate) Maeterlinck was asked to provide two more short scenes in which we see Prinzivalle in his cell Vanna rushing to deliver him with another key in her hand, then the two commencing their beautiful dream by escaping into the sun-filled countryside.


Texte de Jean ZIEGLER traduction de Patrick BADE



Prix : 19.00 (Including TVA at 20%)


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