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Melodies de Gounod

Melodies de Gounod

Ref: MR505

Vallin, Maurane, Bernac, Hahn, Doria, Ciabrini...

C’est en 1840, à Rome, que Gounod, âgé de vingt-deux ans, écrivit ses premiers lieder. D’emblée, Le Vallon lamartinien exhausse ce genre délicat à une perfection : Mélodies, intitule-t-il, de propos délibéré et répèté, ces brèves compositions qui, sans faire litière des enrichissements d’une harmonisation choisie, consistent à fixer dans l’esprit de l’auditeur, à l’aide d’un beau contour mélodique, une Méditation de Lamartine, un Apologue de La Fontaine ou une Ballade de Musset. Cet art du lied implique un goût sûr, un pouvoir poétique affiné, un sens permanent de la diversité des moyens d’expression, une maîtrise achevée du nombre et de la prosodie. Communiquer en peu de pages, voire en quelques mesures, un sentiment, une impression, suggérer une forme, un paysage, une idée, en un moule strict et concis, d’un tour personnel en même temps, telle est l’essence et le but du lied, de la mélodie. Gounod est véritablement le créateur, en France, de cet art, qu’il évoquait du néant, - et ce, malgré les efforts dispensés par Berlioz dans le même sens. Berlioz, génie romantique et torrentiel, se trouvait peu à l’aise dans la miniature et le camée. Les grandes fresques vocales et instrumentales convenaient mieux à son tempérament; alors que Gounod conféra tout de suite au genre son charme et sa dignité : les clair-obscurs voluptueux de « Venise », la rêverie et la contemplation du « Rossignol », les hymnes discrets à la jeunesse et à l’amour que constituent « Au Printemps » et « Chanson de Printemps », et tant d’autres chefs-d’oeuvre dont ce CD rassemble les plus significatifs, ouvraient littéralement la porte à Bizet, à Fauré, à Debussy ( Gounod fut un des premiers à déceler et à encourager son génie) et à d’innombrables compositeurs qui découlent de lui.
Gounod, dans ses Mélodies comme dans ses ouvrages lyriques, est resté toute sa vie, et demeure le magicien du charme, de la jeunesse, de l’amour et de la volupté. A notre époque, après tant de divagations dogmatiques, après tant de prétentieuses élucubrations exotiques, on se retrempe avec ivresse dans la délectable fontaine de jouvence de ces Mélodies, dont la réalisation harmonique, la conduite du contrepoint apparaissent d’abord d’une savante limpidité.Reynaldo Hahn, ayant fait le point de l’indigence de la muse française à l’époque, écrit : « Vint Gounod. Il prêta sa lyre à une tragédie de Ponsard, et soudain toute la Grèce surgit, rayonnante de clarté. Les barrières étaient rompues. Désormais tous les horizons de la terre s’ouvraient à la musique enivrée.Puis, au deuxième acte de Faust, sur un accompagnement de croches égales, Marguerite prononça quelques mots , et I’âme féminine se mit à chanter. »
Il est l’un des plus grands musiciens-poètes de tous les pays et de tous les temps.

Guy DUMAZERT


It was in Rome in 1840 that the twenty-two year old Gounod wrote his first songs. Straight away the lamartinesque “Le Vallon” raise this delicate genre to a degree of perfection.He deliberately and repeatedly used the description of “melodie” for these brief compositions, that without discarding choice harmonic enrichment, succed in fixing in the mind of the listener, with the help of a beautiful melodic line, a meditation of Larmatine, an apologue of La Fontaine or a ballad of Musset. This art of song indicates a sure taste, a refined poetic power, a consistent sense of the diversity of means of expression and a perfect mastery of cadence and of prosody. To communicate in a few pages, to see in a few measures, sentiment, an impression, to suggest a shape, a landscape, an idea, in strict and concise form and a the same time in a personal manner, this is the essence and the aim of song and at the same time of the “melodie”. In France, Gounod is the true creator of this art, that he conjured up out of nothing...and this inspite of the efforts made by Berlioz towards the same end. The romantic tempestuous genius of Berlioz was ill-suited to the miniature or the cameo. Great vocal and instrumental frescos were better suited to his temperament. Thus Gounod brought immediately to the genre its charm and nobility. The voluptuous chiaroscuro of “Venise” the reverie and contempliveness of “Rossignol”, the discreet hymns to youth and love we find in “Au Printemps” and “Chanson de Printemps” and many other masterpieces of which the most important are collected together on this CD, literally opened the door to Bizet, Faure and Debussy(Gounod was one of the first to discover and encourage his genius) and of the innumerable composers who followed him. Gounod, in his melodies as much as in his operatic works, remained for the rest of his life and continues to be, the magician of charm, youth, love andsensuality. In our epoque, after so many dogmatic diversions, after so many pretentious and exotic lucubrations, one plunges back joyfully into the delectable fountain of youth of these songs in which the use of harmony and counterpoint appears to be of masterful limpidity. Reynaldo Hahn, having noted the poverty of the French Muse at the period, wrote “Along came Gounod. He lent his muse to the tragedy of Ponsard and suddenly all of Greece rose up, shining with clarity. The barriers were broken down. All the horizons of the earth opened up to the intoxicatingmusic. Then, in the second act of Faust, over an accompaniment of regular quavers,Marguerite utters a few words and the soul of woman begins to sing.”
Gounod is one of the greatest of poet-musicians of all lands and all time.

Remerciements à Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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