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Marie de l'Isle

Marie de l'Isle

Ref: AMR184

Jeanne Marié de L’Isle (1872- 1927)

01 LES DRAGONS DE VILLARS: Espoir charmant! (Maillart) Odeon ca. 1905; (33243-6) 33243
02 MIGNON: Connais-tu le pays? (Thomas) Odeon ca. 1905; (33240-6) 33240
03 MIGNON: Je connais un pauvre enfant <Actinic:Variable Name = 'Styrienne'/> (Thomas) G&T 1905; (4941o) 33570
04 MIGNON: Je suis heureuse (Thomas) avec Leon Beyle, tenor G&T 1906; (6146o) 34172
05 MIGNON: O vierge Marie [Prière] (Thomas) G&T 1906; (6014o) 33830
06 CARMEN: L’amour est un oiseau rebelle <Actinic:Variable Name = 'Habanera'/> (Bizet) Odeon ca. 1905; (33207-6) 33207
07 CARMEN: Près des remparts de Séville [Séguedille] (Bizet) G&T 1904; (2983F) 33437
08 CARMEN: Les tringles des sistres [Chanson bohème] (Bizet) Odeon ca. 1905; (33242-7) 3324
09 CARMEN: Je vais danser en votre honneur (Bizet) G&T 1904; (3288F) 33445
10 CARMEN: En vain pour éviter [Air des cartes] (Bizet) G&T 1906; (6015O)
paru seulement en Zonophone X-83079X
11 CARMEN: Si tu m’aimes, Carmen (Bizet) avec Hector Dufranne, baritone
G&T 1905; (5086o) 34147
12 CARMEN: C’est toi, c’est moi [Fragment from act 4 duet] (Bizet)avec Leon Beyle, tenor
G&T 1904; (3969F) 34126
13 WERTHER: Vous avez dit vrai (Massenet) G&T 1904; (3287F) 33444
14.WERTHER: Va, laisse couler mes larmes (Massenet) G&T 1905; (4928o) 33564
15 LA DAMNATION DE FAUST: Autrefois un roi de Thulé (Berlioz) G&T 1906; (6125o)
paru seulement en Zonophone X-83164
16 Sérénade (Gounod) G&T 1905; (5147o) paru seulement en Zonophone X-83050
17 Les enfants (Massenet) G&T 1905; (9083u) 33586
18 Si mes vers avaient des ailes (Hahn) G&T 1906; (6149o)
paru seulement en Zonophone X-83178
19 L’anneau d’argent (Chaminade) G&T 1905; (5041o) paru seulement en Zonophone X-83048 20 Crépuscule triste (Giordano) G&T 1906; (6124o) paru seulement en Zonophone X-83047X

De son vrai nom, Jeanne Breugnon est née à Paris en 1872. Par sa mère elle hérita d’nne belle tradition lyrique. Son grand père maternel, Félix- Marié, contrebassiste devenu ténor, fut Tonio, lors de la création à l’Opéra-Comique de la Fille du Régiment le 11 février 1840, puis devint baryton et enseigna le chant. Il eut quatre filles dont la mère de Jeanne et trois cantatrices connues : Paola Marié qui, notamment, fut Clairettte, lors de la 1ère parisienne de La Fille de Madame Angot ; Irma Marié, excellente chanteuse d’opérette, qui fut de la première de Fleur de thé de Lecocq : enfin la célèbre Célestine Galli-Marié, créatrice de Mignon et Carmen.
Nantie dès son enfance d’une fort belle voix et de vrais dons musicaux, elle eut Maurice Jacquet comme professeur de chant et comme coach. Celui-ci la fait débuter à Versaillles dans le rôle de Rose Friquet des très populaires Dragons de Villars d’Aimé Maillart. Léon Carvalho, qui est dans la salle, l’engage sur le champ et elle débute à l’Opéra-Comique dans Malika de Lakmé aux côtés de Marie Van Zandt qui avait été la créatrice du rôle-titre.
Après quelques seconds rôles, dont Mercedes de Carmen lors de la réouverture de la salle Favart le 8 décembre 1898, Albert Carré, quelques semaines plus tard, lui confie le rôle de Carmen auquel elle avait été préparée par sa tante, la célèbre Célestine Galli-Marié. Elle s’imposa immédiatement comme la meilleure interprète du rôle. Selon le grand critique Henri de Curzon, « Elle fait un effet incroyable précisément parce qu’elle ne cherche pas à le faire. Elle est simple, vraie, totalement dans la peau de son personnage. » Ses premiers partenaires avaient été alors Léon Beyle, Marguerite Carré et Allard, et ses derniers salle Favart, quinze ans plus tard, après de multiples et glorieuses prestations, César Vezzani et NellyMartyl.
Toutefois, si toujours préparé avec sa tante Célestine, elle fut une grande Mignon, c’est dans le rôle de Charlotte de Werther qu’elle donna la plus grande mesure de sa maîtrise vocale et émotionnelle. Elle le chanta en 1892 avec Ernest Van Dyck, le créateur à Vienne, en 1903 avec Léon Beyle, en 1906 Edmond Clément et, pour la dernière fois à l’Opéré-Comique en 1917 avec Jean Marny. Elle connut la faveur du public dans Santuzza, Taven, la mère de Louise, ainsi que dans se merveilleux récitals de mélodies.
Jeanne Marié de l’Isle a chanté son répertoire dans tous les grands théâtres de province ainsi que dans les stations thermales les plus huppées. Elle s’est produite à Bruxelles, Gant, Bilbao, et en 1910 à Bucarest et Sofia.
Dés 1905, elle enseigna au Conservatoire populaire de Mimi Pinson fondé et sponsorisé par Charpentier.
Les disques dont nous trouvons la réédition dans le présent CD nous permettent d’apprècier les éminentes qualités de cette cantatrice qui, sans connaître la sensationnelle renommée d’une Marie Delna, mérite d’être tenue pour l’une des gloires du chant français au début du XXème siècle : voix longue, ductile, égale dans tous les registres, timbre jeune et plaisant, justesse absolue, diction parfaite et enfin véhicule de toutes les nuances expressives.
Les disques dont nous trouvons la réédition dans le présent CD nous permettent d’apprècier les éminentes qualités de cette cantatrice qui, sans connaître la sensationnelle renommée d’une Marie Delna, mérite d’être tenue pour l’une des gloires du chant français au début du XXème siècle : voix longue, ductile, égale dans tous les registres, timbre jeune et plaisant, justesse absolue, diction parfaite et enfin véhicule de toutes les nuances expressives.

Under her real name of Jeanne Breugnon she was born in Paris in 1872. Through her mother she inherited a fine vocal tradition. Her maternal grandfather Felix Marié was a double bass player who became a tenor and took the role of Tonio in the premiere of La Fille du Regiment at the Opéra Comique on February 11th 1840. He later became a baritone and taught singing. He had four daughters including Jeanne’s mother and well-known singers. Paola Marié who was notably Clairette in the first Paris performance of La Fille de Madame Angot, Irma Marié, an excellent operetta singer who took part in the premiere of Fleur de thé by Lecoq and finally the celebrated Célestine Galli-Marié, the creator of Mignon and Carmen.
Gifted since childhood with a very beautiful voice and musical ability, she studied with Maurice Jacquet, who arranged her debut at Versailles in a role of Rose Fiquet in the very popular Dragons de Villars by Aimé Maillart. Léon Carvalho who was present, engaged her on the spot and she made her debut at the Opéra Comique as Malika in Lakmé alongside the creator of the title role Marie van Zandt.
After several secondary roles, including Mercedes in Carmen, when it reopened the Salle Favart on December 8th 1898, Albert Carré conferred the role of Carmen on her several weeks later after she had prepared it with her aunt Célestine Galli-Marié. She immediately established herself as the best interpreter. According to the great critic Henri de Curzon “She makes an extraordinary effect, precisely by not trying to make one. She is simple, true and totally in the skin of the part. Her first parters were Léon Beyle Marguerite Carré and Allard and her last at the Salle Favart fifteen years later after numerous magnificent performances were César Vezzani and Nelly Martyl.
Once again, having prepared the role with her aunt Célestine, she was a great Mignon. But it was in the role of Charlotte in Werther that she gave the greatest proof of her vocal and emotional mastery. She first sang the role with Ernest Van Dyck who in Vienna in 1892 had created the title role. In 1903 she sang it with Léon Beyle and in 1906 with Edmond Clément and for the last time at the Opéra Comique in 1917 with Jean Marny. She found favour with the public as Santuzza, Taven, the mother of Louise and in excellent song recitals.
Jeanne Marié de l’Isle sang her repertoire in all the great provincial theatres and at the most elegant health resorts. She appeared in Brussels, Ghent and Bilbao and in 1910 in Bucharest ad Sofia.
From 1905 she taught at the Conservatoire Mimi Pinson sponsored by Charpentier.
The recordings republished on this CD allow us to appreciate the fine qualities of this singer. Without achieving the sensational fame of a Marie Delna, she deserves to be remembered as one of the glories of French vocal art at the beginning of the twentieth century.
She possessed a wide range, equal in all its registers, a youthful and pleasant timbre, accurate pitch and perfect diction and the ability to convey the most delicate nuances of expression.

Jean Ziegler, traduction de Patrick BADE

Available/disponible le 7 mai 2019


Prix : 9.00 (Including TVA at 20%)


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