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Marie Delna

Marie Delna

Ref: CDRG185

Marie DELNA
Discographie


Pathé Cylinders (& Discs) London 1903-1904
01-50071 Prophète Ah, mon fils (Fr 3500) Meyerbeer
02-50072 Carmen: Près des remparts (3501) Bizet

Paris 1903-1904
03-3502 Carmen L’amour est enfant de Bohème Bizet
04-3503 Les enfants (3118) Massenet
05-3504 Vivandière: Viens avec nous, petit (CR) Godard
06-3512 Werther: Air des larmes (AFG 9*) Massenet
07-3513 Troyens: Air de Didon - Chers Tyriens (0213) Berlioz
08-3514 Carmen: Air des cartes (0213) Bizet
09-3515 Jocelyn: Berceuse Godard
10-3516 La vierge à la crèche (pf: composer) Clérice

Pathé Etched-label Discs
Paris 1905
11-0235 Prophète: Duo de l’acte V ( avec Alvarez) Meyerbeer
12-0236 Favorite: Duo de l’acte V (avec Alvarez) (0190) Donizetti

Pathé Etched-label Discs Paris 1907
13-4870 O sole mio (in Ital.) (3118, 3290) Di Capua
14-4871 Cavalleria Rusticana Romance de Santuzza (0055) Mascagni
15-4872 L’ Attaque du Moulin Ah, la guerre (CR) Bruneau
16-4873 La Vivandière: Hymne à la liberté {0055) (CR) Godard
17-4874 Miarka Hymne au soleil (0134 3290) Georges
18-4875 Favorite: O mon Fernand (0134) Donizetti
19-4876 Samson et Dalila: Mon coeur s’ouvre (0135) Saint-Saëns
20-4877 Samson et Dalila: Printemps qui commence Saint-Saëns
21-4878 Orphée et Euridice: J’ai perdu mon Euridice (0190) Gluck
22-4879 Werther: Air des lettres (0135) Massenet

Edison 4-minute Cylinders
U.S.A. 1910
40015 Samson et Dalila: Mon coeur s’ouvre (BA 28151) Saint-Saëns
23-40022 Prophète: Ah, mon fils (BA 28126) Meyerbeer
24-40023 Favorite: 0 mio Fernando Donizetti
40029 Gioconda Voce di donna Ponchielli
Orfeo e Euridice: Che faro (BA 28135) Gluck
Jocelyn: Berceuse Godard

Edison Diamon Discs
U.S.A. 1913
83019 Favorite: 0 mio Fernando Donizetti
83024 Samson et Dalila: Mon coeur s’ouvre à ta voix Saint-Saëns
83036 Jocelyn: Berceuse Godard

Pathé Paper-label Discs Paris 1918
25-3139 Carillon de guerre Rohand
26-3139 Espérance Rohand
Les références soulignées ne figurent pas sur ce CD


Marie DELNA
La voix de pourpre et d’or, ainsi la qualifiait Charles Gounod,

La cantatrice Marie Delna, de son vrai nom Marie Ledant, naît à Paris, 42 rue Vieille du Temple le 3 avril 1875, dans une modeste famille d’ouvriers à domicile. Son père Alphonse Théodore est bijoutier, sa mère Lucie Nigon, chapelière. Celle-ci décède alors que la petite fille n’a que 15 mois. Marie et sa soeur Louise sont recueillies par leur grand-mère maternelle, Marie-Louise Lacroix, veuve remariée de Charles Nigon, tailleur de pierres, qui vit chichement à Longjumeau avec son fils et les deux enfants de son second mari Charles Lacroix. En 1881, la terrible crue de l’Yvette submerge tout le bas de Longjumeau et rend leur vie encore plus difficile. Marie, à sept ans, est recueillie par ses grands parents maternels, les époux Ledant, qui viennent d’acquérir à Meudon le fonds d’un petit restaurant situé près de la station de chemin de fer, le Café du Panorama. Marie est éduquée chez les soeurs de la Présentation à la Vierge où sa voix précoce fait merveille dans le choeur de l’Institution. C’est au Café du Panorama qu’un peintre paysagiste, Eugène Boudin va découvrir le talent vocal de Marie (comme il avait découvert le talent de Claude Monet), et la convaincre d’abandonner ses projets de prise de voile pour se consacrer au chant lyrique. Elle n’a que quinze ans lorsque Rosine Laborde, le célèbre professeur des divas, en l’entendant s’écrie “C’est la Malibran que vous m’amenez-là !” et l’accueille gratuitement à son cours. Vingt mois plus tard, Carvalho, directeur de l’Opéra Comique l’auditionne et l’engage sur le champ. Peu après, il lui donne sa chance dans le rôle de Didon des “Troyens à Carthage” d’Hector Berlioz. Marie Ledant, qui devient Delna, n’est encore jamais montée sur scène. Elle venait à peine d’entamer l’air “Chers Tyriens” au premier acte que “s’élevèrent de toutes parts d’unanimes acclamations qui, pendant un long moment, contraignirent l’orchestre à s’arrêter... C’est que jamais voix plus rare, plus homogène et plus étendue, d’un timbre plus riche et plus coloré, jamais déclamation plus noble et plus pure ne s’étaient fait entendre. Une minute venait de suffire pour consacrer la gloire d’une enfant de dix sept ans. La suite de sa carrière va confirmer ce début triomphal. Après Didon, elle enchaîne trois créations : les premières parisiennes de “Werther” de Massenet rôle de Charlotte) et « Falstaff » de Verdi (rôle de Mistress Quickly) et la première mondiale de “L’attaque du Moulin” de Bruneau (rôle de Marceline). C’est pour elle que Benjamin Godard écrira sa dernière oeuvre “La Vivandière”. Ce personnage de Marion, la vivandière au grand coeur, lui tiendra presque lieu de seconde identité. Elle va rester à l’Opéra Comique jusque fm 1896 et y chanter Orphée de Gluck et Zerline du “Don Juan” de Mozart. Elle entre à l’Opéra et y triomphe dans le rôle de Fides du “Prophète” de Meyerbeer. Elle y sera successivement Dalila, Léonore de « La Favorite », Cassandre de « La prise de Troie » de Berlioz,, Guinèvre de « Lancelot » de Victorin de Joncières, puis reviendra à l’Opéra Comique pour chanter Marianne de “L ‘Ouragan” de Bruneau. En 1903, elle chante “Carmen” au Théâtre de la Monnaie quand elle tombe amoureuse et, en pleine gloire, quitte la scène, se marie, met au monde une fille et se fixe à Bruxelles jusqu’en 1907, date de son retour au théâtre pour une saison triomphale au Théâtre Lyrique de la Gaîté. Après une tournée qui la conduit jusqu’aux Etats-Unis, elle s’éloigne à nouveau de la fin de 1912 jusqu’à la guerre de 14. Pendant la guerre elle chante pour les blessés et, en 1919, achète à Montmorency un hôtel particulier.
La fin de sa vie est triste, des spéculations malheureuses l’ont ruinée. Elle vend son hôtel et se réfugie à Villemomble. Son mari et sa fille la quittent. Elle reste seule et meurt dans la gêne à l’hôpital de la Pitié, le 24 juillet 1932. Elle est enterrée au Père Lachaise

A voice of purple and gold
The singer Marie Delna (real name Marie Ledant) was born in Paris at 42 rue Vieille du Temple on April 3rd 1875, into a modest family who worked in their own house. Her father Alphonse Ledant was a jeweller and her mother Lucie Nigon was a hatmaker. Her mother died when the little girl was only 15 months old. Marie and her sister were taken in by her maternal grandmother, Marie-Louise Lacroix, widow of Charles Nigon who had earned a humble living as a stone-mason. Marie-Louise lived with her second husband and three children (one by the first husband and two by the second) at Longjumeau. In 1881 a terrible flood unundated the longlying areas of Longjumeau and made their lives even more difficult. At seven years of age, Marie was taken in by her paternal grandparents, the Ledants, who after a change of fortune acquired a little restaurant near the station called the “Cafe du Panorama”. Marie was educated by the sisters of “La Presentation a la Vierge” where her precocious voice excited amazement in the school choir.
It was at the Cafe du Panorama that the landscape painter Eugene Boudin discovered Marie’s vocal talent (as he had earlier discovered the talent of Claude Monet) and convinced her to abandon her intention to become a nun and to dedicate herself instead to singing. When she was a mere 15 years old, Rosine Laborde, the celebrated teacher of divas, heard her and exclaimed “It is another Malibran that you have brought me!” and took her on for no charge as a pupil. Twenty months later, Carvahlo, the director of the Opera Comique, auditioned her and engaged her on the spot. Soon after, he gave her the opportunity to sing the role of Dido in “Les Troyens a Carthage” by Berlioz. Marie Ledant, who would become Delna, had never appeared on the stage before. When she launched into the aria “Chers Tyriens” in the first act there “arose in all parts of the audience, a unanimous outburst of applause that forced the orchestra to stop for a considerable time... never had they heard a more exceptional voice, or one more homogeneous and wide in range, or more richly coloured.. never a more noble and pure declamation. A minute was enough to establish the glory of a seventeen year old child.”
The rest of her career confirmed her triumphal debut. After Dido, she took on three premieres - the Paris premieres of Massenet’s “Werther” in which she sang Charlotte, and of Verdi’s “Falstaff” (Mistress Quickly) and the world premiere of Bruneau’s “L’Attaque du Moulin” in which she sang the role of Marcelline. It was for Delna that Benjamin Godard wrote his last work “La Vivandiere”. The character of the vivandiere with the heart of gold became almost a second indentity for her. She remained at the Opera Comique until 1896, singing there as Gluck’s Orphee, and as Zerlina in Mozart’s “Don Giovanni”. She moved to the Opera where she scored a triumph as Fides in Myerbeer’s “Le Prophete”. She followed this with Delilah, Leonore, Cassandre and Guinever of “Lancelot” by Victorin de Joncières , then returned to the Opera Comique to sing Marianne in Bruneau’s “L’Ouragan”. In 1903 she sang Carmen at the Theatre de la Monnaie where she fell in love, married and and gave birth to a daughter, remaining in Brussels until 1907, when she made a triumphal comeback in a season at the Theatre Lyrique de la Gaite. After a tour that took her to the United States, she retired again from the end of 1912 to the 1914 war. During the war she sang for the wounded and in 1919 she bought a mansion at Montmorency.
The end of her life was sad. After unfortunate financial speculations had ruined her, she sold her house and took refuge at Villemomble. She was deserted by her husband and her daughter. Left alone, she died in poverty in the “hopital de la Pitie” on July 24 1932. She is buried in Pere Lachaise.

Jean-Charles LEFEBVRE, tradution de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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