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Maria Caniglia

Maria Caniglia

Ref: AMR183


Maria Caniglia 1905-1979

01-Ponchielli-La Gioconda : Suicidio (1930)
02-Giordano-Andréa Chènier: La mamma morta (1930)
03-Mascagni-L’amico Fritz: Npn mi resta che il pianto (1930)
04-Puccini-Manon Lescaut: In quelle trine morbide (1930)
05-Puccini-La Bohème Donte lieta usci (1930)
06-Puccini-Tosca: Vissi d’arte (1930)
07-Giordano-Siberia: Qual vergogna tu porti (1936)
08-Verdi-Il trovatore: Tacea la notte placida (1940)
09-Verdi Un ballo in maschera: Ma dall’arido stelo divulsa (1940)
10-Verdi-Otello: Ave Maria (1941)
11-Mascagni-Cavalleria rusticana: Voi lo sapete (1946)
12-Catalani-La Wally: Ebben? Ne andrò lontana (1946)
13-Cilea-Adriana Lecouvreur: Io son l’umile ancella (1946)
14-Cilea-Adriana Lecouvreur:Poveri fiori (1946)
15-Verdi-Traviata: Un di felice eterea (1939, avce Benjamino Gigli)
16-Verdi-Traviata; E strano (1941)
17-Verdi-Un ballo in maschera:Morro, ma prima in grazia (1941)
18-Verdi-La Forza del destino: Pace, pace mio dio (1941)
19-Giordano-Andréa Chènier: La mamma morta (1940)
20-Puccini-Tosca: Vissi d’arte (1940)
21-Boito-Nerone: A notte Cupa(1953)
22-Martini-Piacer d’amor (1942, impublié)


Le grand ténor italien Giacomo Lauri-Volpi comparait la soprano Maria Caniglia à Rosa Ponselle. Si Caniglia n’avait ni l’agilité ni la pureté de ligne de Ponselle, sa voix possédait la même richesse veloutée dans le medium. Dans une interview accordée à Lanfranco Rasponi peu avant sa mort, elle avouait sans détours que son principal titre de gloire était ses notes centrales plutôt que ses aigus. Selon Rasponi, c’était « une Napolitaine de naissance, simple, directe, pleine d’humour ».
La soprano russe Kyra Vayne, qui rencontra Caniglia en Italie après la guerre, aimait raconter une histoire assez méchante à propos d’une représentation de Tosca au beau milieu de laquelle Caniglia était restée muette. Quand le souffleur avait essayé de l’aider, elle avait répondu : « Les paroles, je les connais. C’est la musique que j’ai oubliée ».
Même si Caniglia n’avait pas le génie interprétation d’une Muzio ou d’une Callas, elle avait des qualités essentielles pour Verdi et surtout pour le vérisme : chaleur, sincérité et spontanéité. Comme elle le déclara à Lanfranco Rasponi, « J’appartenais à un groupe de chanteurs qui ont trop donné d’eux-mêmes. Mais je m’identifiais aux différents personnages que j’avais à jouer, à tel point que pendant mes vingt-neuf années de carrière, jusqu’au dernier jour, j’ai mené contre moi-même une bataille perdue d’avance pour maîtriser et économiser mes forces… J’ai beaucoup souffert au théâtre, car à chaque fois je donnais tout mon cœur et toute mon âme. Si vers la fin, mes ressources vocales n’étaient plus ce qu’elles avaient été, le public me respectait et m’aimait, parce qu’il sentait d’instinct que je ne m’épargnais pas le moins du monde ».
Caniglia était une chanteuse italienne typique de son temps. Il est peut-être étonnant qu’elle ait été aussi bien reçue par le public de Londres ou de New York. Au Metropolitan, elle aurait pu dignement prendre la succession de Ponselle, au moins dans une partie de son répertoire, si la politique ne s’en était mêlée. Considérée comme « trésor national », elle fut rappelée en Italie afin de chanter pour Mussolini.

The great Italian tenor Giacomo Lauri-Volpi compared the soprano Maria Caniglia to Rosa Ponselle. If Caniglia lacked the agility and the smooth vocal line of Ponselle she did indeed possess a similar velvety richness in the middle of her voice. In an interview with Lanfranco Rasponi shortly before her death she freely admitted that it was the middle rather than the top of her voice that was her chief glory. According to Rasponi, she was “a simple, direct, humorous Neapolitan by birth.”. The Russian soprano Kyra Vayne who encountered Caniglia in Italy after the war, liked to tell an unkind story about Caniglia breaking down in mid performance of Tosca. When the prompter attempted to help her she was heard to say “The words I know. It’s the music I’ve forgotten.”
Though Caniglia did not have the great interpretative insights of a Muzio or a Callas she had qualities that served her well in the Verdian and above all the Verismo repertoire – warmth, sincerity and spontaneity. As she told Lanfranco Rasponi, “I belonged to a group of singers who gave too much of themselves. But I identified myself with the various roles I was called upon to interpret so much that during the twenty nine years of my professional life, until the very last day, it was a losing battle against myself to control and save my forces…. I suffered a great deal in the theatre, for every time I conferred all my heart and soul. If towards the end my vocal resources were no longer what they had been, the public respected and loved me, because instinctively it recognized I did not spare one ounce of my being.”
Caniglia was a typical Italian singer of her time. It is surprising perhaps that she was so well received by audiences in London and New York. At the Metropolitan she might indeed have proved a worthy successor to Ponselle in at least part of that singer’s repertoire if politics had not intervened. She was classified as a “national treasure” and recalled to do her bit for Mussolini’s Italy.

Available/disponible le 7 mai 2019


Prix : 9.00 (Including TVA at 20%)


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