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MP3-Rene Maison-Rene Verdiere

MP3-Rene Maison-Rene Verdiere

Ref: MR531D

René VERDIERE
(Frameries, Belgique 1895 – Le Mont-d’Or 1862)
01.Samson et Dalila. Entrée : « Arrêtez, ô mes frères »
(Saint-Saëns) Odéon 123012
02.Samson et Dalila. La Meule « Vois ma misère… » Odéon 123035
03.Werther : « Un autre est son époux… » (Massenet) Odéon 188670
04.Hérodiade : « Ne pouvant réprimer… » (Massenet) Odéon 123016
05. La Juive : « Dieu, que ma voix tremblante » (Halévy) Odéon 188034
06.Sigurd. « Esprits, gardiens… » (Reyer) Odéon 123012
07.L’Africaine. « O paradis… Conduisez-moi… »
(Meyerbeer) Odéon 188012
08.Lohengrin : Récit du Graal (Wagner) Odéon 123020
09.Siegfried « Nothung, Nothung... » (Wagner) Odéon 123020
Tous ces enregistrements sont dirigés par Henri Defosse.
René MAISON
(Tournehem, Pas-de-Calais1899 – 1981 Paris)
10.Sigurd : « Prince du Rhin… » (Reyer) Odéon 188602
11.Roméo et Juliette : Cavatine (Gounod) Odéon 123563
12.Roméo et Juliette « Salut, tombeau… » Odéon 188600
13. Louise : « Depuis longtemps… » (G. Charpentier) Odéon 188539
14.Faust : Duo 1er acte (Gounod), avec Julien Lafont. Odéon 123510
15.Faust : Trio du duel, avec Bourdin et Lafont. Odéon 123509
16.Faust : « Anges Purs… », avec Vallin et Lafont. Odéon 123509
17.La Favorite : « Un ange… » (Donizetti) Odéon 123564
18.La Favorite : « Ange si pur… » Odéon 123564
19.Le Crucifix (J. B. Faure), avec Lafont Odéon 188546
20.Agnus Dei (Bizet) Odéon 188546
21.Résurrection : (Alfano)« Katushka, ce jour exquis… » Odéon 188532
Tous ces enregistrements sont dirigés par Gustave Cloëz


Ces deux ténors, contemporains, ont - outre le prénom - plusieurs points communs.
-Tous deux nés dans le Nord. Ténors de force, doués de timbres percutants, d’un médium large et sonore. Donc parfaits wagnériens.
-Leur répertoire était très similaire.
Verdière, au si bémol péremptoire, culminait au si naturel. Alors que Maison (dans la première partie de sa carrière, chantait Faust, La Favorite, Roméo… La Damnation (avec les ut #).-Ils se sont même rencontrés, en 1936, incarnant en alternance Julien, de Louise, au Covent-Garden de Londres. Réputé pour sa diction impeccable, Verdière excellait dans ce rôle. Il fut le dernier Julien de Grace Moore, avant qu’elle pérît dans un accident d’avion.
Tous deux menèrent avec éclat une longue carrière. Après la seconde guerre mondiale, à l’Opéra de Paris, Verdière demeura longtemps le seul ténor wagnérien vraiment efficace pour les reprises, encore en français, de Tannhauser et des Maîtres-Chanteurs.
Physiquement, Maison, très grand, beau cavalier - (il fut mon premier Faust en 1931) – disposait d’un jeu scénique sans doute plus avantageux. En outre, bilingue comme la plupart des Belges, il put, par sa connaissance de l’allemand, gagner les Etats-Unis, où il devint une des vedettes du Metropolitan, à côté de Flagstad, Marjorie Lawrence, Traubel…
Le jeu scénique de Verdière, très classique et correct, le rapprochait davantage, à cet égard, de Georges Thill, que d’un Saint-Cricq – hiératique Lohengrin, incomparable Othello. A l’Opéra-Comique, sa création de Gargantua (il fut choisi pour remplacer Franz, forfait), ne le classa pas parmi les ténors comédiens ! Mais, sobre, infaillible, je lui dois personnellement, et pendant vingt ans, de grandes joies artistiques : José, Samson, Jean d’Hérédiade, Werther, Radamès, Julien…
Ces deux brillants ténors nous ont laissé de nombreux disques (Verdière, uniquement au début de sa carrière et c’est bien dommage.) Il est très regrettable que l’un et l’autre n’aient pas gravé une intégrale de la « Damnation de Faust », où je les ai entendus et applaudis à plusieurs reprises. Du grand art. Des modèles du beau style français, bien oublié, hélas !
These two tenors, close contemporaries of one another, have much in common apart from their first names. Both were born in the north.Both were heroic tenors, endowed with a powerful timbre and a large and sonorous middle range - in other words, perfect Wagnerians.
Their repertoire was very similar. Verdiere’s range went as far as a forceful B flat, culminating in a B natural. While Maison in the first part of his career sang Faust, La Traviata, La Favorite, Romeo and La Damnation requiring a C sharp. They even encountered one another in 1936 at Covent Garden, alternating in the role of Julien opposite the Louise of Grace Moore, the glamorous film star who would die years later in an aircrash.
Both lead long and successful careers. After the Second World War, at the Paris Opera, Verdiere remained for a long time the only Wagnerian tenor truly capable of the roles of Tannhauser and Walter, at that time still sung in french. Physically Maison was a talk and handsome man - (He was my first Faust in 1931) - possessing a histrionic talent that was undoubtedly more effective. In addition, as he was bilingual like most Belgians, he was able through his command of German to reach the United States, where he became one of the stars of the metropolitan alongside Flagstad, Marjorie Lawrence and Traubel.The very classical and correct stage technique of Verdiere was similar to that of Georges Thill, from his Saint-Cricq to his hieratic Lohengrin, Lohengrin and his incomparableOtello.At the Opera-Comique Verdiere’s creation of Gargantua (he was chosen to replace the unavailable Franz) did not place him among the great singing actors! However is was always solid and reliable and I personally owe him over a period of twenty years great artistic pleasures in his roles of Jose, Samson, Jean in Herodiade, Werther, Radames, Julien .....
These two brilliant tenors left us numerous records (in the case of Verdiere, unfortunately only from the early part of his career) It is regrettable that neither one recorded a complete version of “Damnation of Faust” in which I heard and applauded both on many occasions. Great artists and models of the fine French style, both are today,alas, widely forgotten.

Guy DUMAZERT.

(Remerciements à Patrick BADE pour ses traductions,


Prix : 7.99 (Including TVA at 20%)


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