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MP3-Philemon et Baucis-Gounod

MP3-Philemon et Baucis-Gounod

Ref: AMR180D

PHILEMON ET BAUCIS

Opéra-comique en deux actes
Musique de Charles GOUNOD

Baucis.....................Claudine COLLART
Philémon...................Pierre GIANNOTTI
Jupiter........................Heinz REHFUSS
Vulcain.................Diego OCHSENBEIN

Orchestre et Choeurs de la Suisse romande
Direction : Isidore KARR
Geneve 1951



Au mi-temps du XIXème siècle, Baden-Baden était la ville d’eau à la mode et, grâce à un mécène nommé Bénazet, son Opéra s’illustrait par de nombreuses créations. C’est ainsi que Charles Gounod, tout auréolé du succès de son Faust, en reçut commande d’un nouvel opéra-comique. Pourtant ce Philémon et Baucis ne devait pas être donné à Baden-Baden. En effet, lorsque Gounod en fit entendre quelques fragments à Carvalho, le patron du Théâtre-Lyrique où Faust avait été créé, celui-ci, y flairant un rôle en or pour sa femme, Caroline Miolan-Carvalho, le voulut pour son théâtre. En échange, il proposa à Bénazet la bien charmante Colombe que Gounod avait en chantier, et qui obtint auprès des curistes un brillant succès.
Pour le livret de Philémon et Baucis, les habiles Barbier et Carré s’étaient inspirés d’une fable de La Fontaine, qui lui-même avait trouvé son sujet dans le livre VIII des Métamorphoses, recueil de contes du poète latin Ovide (42 avant J.C.-17 après J.C.). Revu par nos deux compères, le récit d’origine subit quelques modifications : Indignés par les mœurs dépravées des Phrygiens, les Dieux de la Grèce antique envoient pour enquête sur place Jupiter et, non pas Mercure, qui n’est que « Dieu de l’Eloquence » (selon Ovide), mais Vulcain, plus drôle pour le public car il est boiteux, bruyant et, ex-époux de Vénus, terriblement cocu. « Mille logis sont en ce lieu, un seul ne s’ouvre aux dieux », une modeste demeure où vit de peu un vieux couple, pauvre, uni et craignant les dieux, qui leur offre, avec le gîte, de partager leur modeste repas. Jupiter envoie les éléments détruire les impies. La cabane des vieux est transformée en temple dont ils seront les gardiens jusqu’à leur mort commune, où le conte veut que l’une soit transformée en tilleul et l’autre en chêne. Dans l’opéra, la fin est plus amusante : les dieux redonnent au couple la jeunesse. Jupiter tombe alors amoureux de Baucis, qui ne peut lui refuser un baiser, mais ne se donnera à lui que s’il lui jure de réaliser un vœu. Jupiter accepte, mais ce vœu c’est de lui redonner la vieillesse :« vous m’aimerez après ». Pris au piège, Jupiter renonce à la séduire et lui laisse sa jeunesse. Les deux époux commencent une deuxième vie d’amour, de fidélité et de respect envers les dieux.
La première eut lieu au Théâtre-Lyrique le 18 février 1860 dans une version en trois actes, avec Mme Miolan, MM Fromant, Bataille et Balanqué. Malgré un second acte jugé plus faible, l’ouvrage reçut une critique favorable. « Cependant il ne faisait pas d’argent », devait écrire Gounod, ajoutant « c’est la pierre de touche au théâtre, et j’ai toujours professé l’opinion que devant les mauvaises recettes, un auteur abandonné n’a rien à dire ». Repris dans une version en deux actes le 16 mai 1876 à l’Opéra-Comique, il y connut jusqu’en 1940 une carrière honorable.
Un peu court en soi, Philémon et Baucis est une sorte de petit chef-d’œuvre qui, complété par cet autre bijou de Gounod, Le Médecin malgré lui, offrirait au public un mets de choix. Le premier acte se déroule dans une atmosphère qui évoque, avec la prescience d’un helléniste raffiné, la Grèce antique avec ses traditions, ses Dieux, et musicalement ses modes, tandis que le personnage de Vulcain est traité avec une réjouissante ironie, que Jupiter se voit offrir une railleuse ariette et Baucis une adorable romance : « Ah ! si je redevenais belle ! ». Le musique dansante de l’entr’acte nous conduit à un acte II très brillant que couronne le grand air de Baucis : « Il a perdu ma trace…O riante nature… », air à effets, fort difficile au demeurant, un régal pour une virtuose telle que Mme Miolan-Cavalho.
Détailler tous les charmes d’une partition aussi riche, aussi pleine de charmes, et pourtant si dénuée de prétention, serait trop long, alors laissez-moi vous conseiller de l’écouter d’un cœur simple et neuf.

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In the middle of the nineteenth century Baden-Baden was the most fashionable spa and thanks to a wealthy patron called Benazet, its opera house distinguished itself with numerous first performance of operas. Thus it was that Charles Gounod, crowned with the recent success of his “Faust” received a commission for a new opera-comique.
However this “Philemon et Baucis” was not to see the light of day in Baden-Baden.
When Gounod had extracts performed for Carvalho, the director of the Theatre-Lyrique where Faust had been created, the latter, sensing a golden role for his wife Caroline-Carvalho, wanted it for his own theatre. In exchange he offred Benazet the very charming “Colombe” that Gounod was already at work on and which achieved a brilliant success with the fashionable crowd taking the waters.
For the libretto of “Philemon et Baucis”, the skillful Barbier and Carre took their inspiration from a fable of La Fontaine, who in turn had found the subject in Book VIII of the Metamorphoses, the collection of stories by the latin poet Ovid (42BC-17AD)
As interpreted by our two accomplices the original story underwent several modifications. Outraged by the depraved customs of the Phrygians, the Gods of Ancient Greece sebd Jupiter to investigate, accompanied not by Mercury who is the “God of Eloquence” (according to Ovid) but by Vulcan, who is more amusing to the public because he is the lame, noisy and ridiculously cuckolded ex-husband of Venus. “A thousand dwellings were in this place, but only one was open to the Gods”, the modest cottage of a poor, elderly married couple who respect the Gods and who offer them shelter and share their modest meal with them. Jupiter invokes the elements tp destroy the impious ones. The hut of the old couple is transformed into a temple of which they will be the guardians until their deaths when according to the original story one is transformed into a limetree and the other into an oak. In the opera, the ending is much more amusing, The Gods give back the couple their youth. Jupiter then falls in love with Baucis, who is unable to refuse him a kiss but who will not give herself to him unless he swears to fulfill a vow. Jupiter accepts, but the vow is to give her back her old
age. “You can love me afterwards”. Trapped,Jupiter renounces hisn attempt to seduce her and leaves her with her youth. The married couple commence a second life of love, of fidelity and respect for the Gods.
The premiere took place at the Theatre-Lyrique on the 18th February 1860 in a three act version with Mme Miolan and Messieurs Fromant, Bataille and Balanque. Despite a second act regarded as weak, the work was favourably recieved. “However it didnt make money” Gounod was forced to write, adding “That is the touchstone in the theatre, and I have always expressed the opinion that in the face of poor takings at the box office, the rejected author has nothing to say” Recreated in a two act version on May 16 1876 at the Opera-Comique, the opera followed an honourable career until 1940.
A little short in itself, “Philemon et Baucis” is a kind of small masterpiece which complemented by that other jewel of Gounod, “Le Medecin malgre lui” offers the public a dainty dish. The first act unfolds in an atmosphere that evokes with a premonition of refined hellenism, ancient Greece with its traditions, its Gods and its musical modes.
While the character of Vulcan is treated with joyful irony, that of Jupiter offers a mocking little aria and Baucis an adorable romance “Ah! Si je redevenais belle!”. The dance-like music of the entracte takes us to a brilliant second act that is crowned by Baucis’ great aria “Il a perdu ma trace” a difficult and brilliant showpiece, designed to display the virtuosity of a singer such as Mme Miolan-Carvalho.
To go into detail over all the charms such a rich score and one so full of charms and so utterly without pretension, would take too long. Let me therefore merely
recommend you to listen with a simple and naive heart.


Jean ZIEGLER

Remerciements
à Patrick BADE


Nous remercions Monsieur
François DAVIN qui nous a fourni le portrait de Charles Gounod et le dessin éxécuté par Louise Abema.
Nous vous invitons à visiter le site internet consacré à Charles Gounod.
http://www.charles-gounod.com



Prix : 3.99 (Including TVA at 20%)


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