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MP3-Bizet-Don Procopio

MP3-Bizet-Don Procopio

Ref: MR542D

Don Procopio
Opera-Bouffe, sur un livret de Paul Collin et Paul Bérel. Musique de
Georges Bizet
ACTE I
01 - Introduction, Choeurs & Scène : c’est charmant, nouveau ménage
Choeur, Eufemia, Andronico, Pasquino, Don Procopio
02 - Air : En vain l’on croit nous désunir : Bettina
03 - Marche & Scène : Quel bruit ! Quel bruit ! : Bettina, Eufemia, Ernesto, Andronico, Don Procopio,
04 - Trio : D’avance le projet me tente : Bettina, Odoardo, Ernesto
05 - Récit : Je vois Don Procopio : Ernesto, Don Procopio
06 - Ariette : Quand on veut conclure : Don Procopio
07 - Cavatine : Vraiment elle est si belle : Ernesto
08 - Finale : Je connais d’autres biens : Tous
ACTE II
09 - Entracte
10 - Sérénade : Dans la nuit, ma bien-aimée : Odoardo, Bettina
11 - Air : Fâcheux renseignement : Don Procopio
12 - Duo : Ah ! voyez si je suis bonne : Bettina, Don Procopio
13 - Chœur : Qu’on s’éloigne, en silence ! : Pasquino, Chœur
14 – Récit et trio : Non ! non ! Il faut rester et vous taire : Andronico, Don Procopio, Ernesto
15 - Duetto : Pour moi l’aurore se lève : Bettina, Odoardo
16 - Finale : Bonne nouvelle, amis ! Ernesto, Andronico, Eufemia, Pasquino
17 - Renée Doria: cavatine de Bettina
18 - La Jolie Fille de perth - Bizet - Sérénade Carlo Ciabrini (Simone Blanc, piano )

Durée CD 78’44”

Remontant les étapes d’une brève –si féconde- carrière de compositeur (1838 -1874), nous présentons aujourd’hui une des premières productions de ce « français moyen », qui se révèla très vite un génie, terme dévalué. Un vrai, un pur “ingenium”, au sens littéral. Prodigieuse et précoce force créative ; malheureusement entravée, dès le début, par une complexion anxieuse, entraînant d’importantes périodes de doutes et de baisses d’énergie. Les tout premiers travaux –presqu’enfant- lui avaient fait remporter un prix offert par Offenbach (1856). A peine dix-huit ans. L’année suivante : le Prix de Rome. En 1857, l’Urbs Eternelle l’incicte à dérouler, presque sans rature, cet étonnant et frais Don Procopio, un titre qui ne masque pas le désir, le besoin, d’un beau fruit italien. Nous y reviendrons. Trois années enrichissantes, propres à mûrir un style. Mais dans cette même période, première apparition d’une grave maladie de la gorge, avec de profondes crises dépressives. Doutes sur sa valeur artistique. Il lui arrive d’interrompre des travaux qui semblaient à deux doigts de la réussite. Il va jusqu’à détruire la « Guzla de l’Emir », en pleines répétitions. En 1860, retour à Paris ; il accumule acte sur acte, pièce sur pièce. A vrai dire, la critique ne l’encourage pas. C’est une série d’échecs ou de demi-échecs. Les Pêcheurs de perles, la Jolie fille de Perth, pourtant mieux que des promesses, sont dénigrés. En 1870, les ravissants « Jeux d’enfants », pièces de piano furent, par la suite, transcrits pour orchestre. L’Arlésienne ne fut pas jugée à sa juste valeur, et Carmen même, qui portait le théâtre lyrique français au tout premier plan, fut accueilli, dans sa rayonnante nouveauté, avec une froideur et une incompréhension qui, quoi qu’on en eût pu dire, le laissèrent désemparé. Nouvelle crise de dépression, irrémédiable celle-ci. Mais revenus à ce juvénile Don Procopio, qui, dix-sept ans plus tôt, avait été la première et heureuse manifestation de sa fécondité, et connu les premirs troubles de cette instabilité psychique dont il devait souffir durant tout sa courte vie. Il découvrait l’Italie avec ivresse. Il se lança dans ce qu’on a pris à tort pour un pastiche d’une œuvre de Donizetti. Et ce n’en est pas un. Certes, le sujet démarque fidèlement Don Pasquale. Même trame, même histoire. Issues du Barbier de Beaumarchais, qui ne faisaient que reprendre un des canevas les plus familiers de la comedia dell’arte : un barbier est traîné dans la farine, manœuvré, ridiculisé par une jeune fille rusée, comédienne instinctive et madrée, qui a tôt fait de le mettre au pas.Très vite, l’amour triomphe aisément, après quelques mésaventures convenues, de l’acharnement, à peine comique, du ridicule sigisbée. Un pastiche, que non pas. Déjà transparaît, en maintes pages et par maints traits, un style bien français. Malgré l’affirmation, en frontispice, de l’auteur qui déclarait, après le titre, Don Procopio: Opéra-Bouffe en 2 actes. « Sur des paroles italiennes Il faut faire italien ; Je n’ai pas cherché à me dérober à cette influence. ». Comme la belle cavatine d’Ernesto de Donizetti, le chant du ténor Don Edoardo (Edouard serait plus véridique) ruisselle d’un chame azuréen, et aussi plusieurs autres pages, soli ou ensembles, de la partition. Mais déjà, grâce à l’influence de Chopin, que Bizet idolâtrait depuis l’enfance, affleurent, par instants, les prémisses de certaines audaces harmoniques (Cavatine de Don Andronico, finale de l’acte un), qui devaient exploser dans Jeux d’Enfants et dans Carmen. Don Procopio est donc, répétons-le, une œuvre bien française, qui se réfère évidemment à l’Italie, comme plus tard l’Arlésienne à la Provence et Carmen à l’Espagne. Oeuvrette posthume, Don Procopio fut représenté pour la première fois, en 1906, au Théâtre de Monte-Carlo, sous la direction de Raoul Gunsbourg. Don Procopio était incarné par Jean Périer, entouré de Charles Rousselière (Edoardo), Bouvet (Ernesto), Chalmin et Ananian. Bettina, soprano léger, c’était Angèle Pornot, avec Jeanne Morlet (Donna Eufémia).Cinquante ans plus tard, l’Opéra de Strasbourg sous la direction de Bour et Adam, reprenait l’ouvrage, avec Marcello Cortis, Michel Sénéchal, Aimé Doniat, Gaston Rey, Renée Doria et Denise Monteil.
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Returning to the beginnings of this productive but all too brief career, we present today one of the earliest creations of this “average Frenchman” who quickly revealed himself as a genius- a much devalued term. A true, creative genius in the literal sense - a prodigious and prococious force that was unfortunately hindered from the first by an anxiety complex, leading to significant periods of doubt and loss of creative energy. The very first works, from when he was barely more than a child, brought him a prize offered by Offenbach (1856). He was hardly eighteen years old. the following year he won the “Prix de Rome”. In 1857 the Eternal City inspired the outpouring almost without revisions of the astonishing and fresh Don Procopio, a title that does not hide his desire and his need to create something of specifically Italian character and beauty. Three enriching years were enough to ripen his style. But it was at the same period that the first signs showed themselves of a serious illness of the throat and of deep, depressive crises - doubts about his artistic worth. He would abandon works that were close to completion. He went as far as to destroy “La Guzla de L’Emir” when it was already in full rehearsal. After his return to Paris in 1860, one work followed another. To tell the truth, the critics did not encourage him. He suffered a series of failures and semi-failures. “Les Pecheurs de Perles”, “la Jolie Fille de Perth”, though more than promising were badly criticised. In 1870 he wrote the ravishing “Jeux d’Enfants”, piano pieces that were later orchestrated. “L’Arlesienne” was not fully appreciated, even “Carmen” which brought French opera to its peak, was received with coolness and incomprehension. This brought on a new crisis of depression, which this time was irremediable. But let us return to the youthful Don Procopio, which 17 years earlier had been the first and happy manifestation of his fecundity and coincided with the onset of the psychological instability that would trouble him for the rest of his life. He discovered Italy with exhileration. He threw himself into what has wrongly been taken for a pastiche of Donizetti. Doubtless the plot faithfully follows Don Pasquale - the same structure, the same story. It descends from Beaumarchais’ “Barber” which itself makes use of the familiar themes of the “Comedia dell’Arte” tradition. A barber is tricked and made ridiculous by a clever girl who is an instinctive an crafty actress. Love triumphs effortlessly after a few conventional misadventures, over the determined efforts of a ridiculous admirer. A pastiche, no doubt. Already though a thoroughly French style shows itself in many passages and many characteristics. Despite the authors affirmation on the front page after the title “Don Procopio Opera-Bouffe in two acts”;- “With Italian words you have to do it the Italian way. I have not sought to divest myself of this influence”. Like the beautiful cavatina of Ernest Douzetien, the ssong of the tenor Don Edoardo (Edouard would be more appropriate) flows with a sunny charm as do many other solo and ensemble passages in the score. Don Procopio is, however, we would like to repeat, a thoroughly French work, though it obviously refeers to Italy, much as “L’Arlesienne” does to Provence and “Carmen” to Spain. The little posthumous pf Don Procopio was first performed in 1906 at the Monte-Carlo theatre under Raoul Gunsbourg. Don Procopio was played by Jean Perier, with Charles Rousseliere (edoardo), Bouvet (Ernesto), chlmin and Ananian. The high soprano role of Bettina was sung by Angele Pornot with Jeanne Morlet as Donna Eufemia. Fifty years later the Strasbourg Opera under Ernest Bour and Adam, repeated the work with Marcello Cortis, Michel Senechal, Aime Doniat, Gaston Rey, Renee Doria and Denise Monteil.
Guy Dumazert - (Texte anglais de Patrick Bade)


Prix : 7.99 (Including TVA at 20%)


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