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Lucien Muratore

Lucien Muratore

Ref: MR583

01. Cavalleria Rusticana : « Vive le vin qui pétille » -APGA 1673 2’52
02. Cavalleria Rusticana : Sicilienne – APGA 1509 2’25
03. Mireille : « Anges du Paradis » - FAVORITE 5285 2’60
04. Mignon : « Elle ne croyait pas » - APGA 1664 2’27
05. Manon : « Ah, fuyez, douces images » - APGA 1494 3’24
06. Berceuse de Jocelyn (Benjamin Godard) – ZONOPHONE X 82576 2’49
07. Paillasse : « Pauvre Paillasse » - ZONOPHONE X 82555 1’49
08. Roméo et Juliette : Scène du tombeau – ZONOPHONE X 82554 2’52
09. Roméo et Juliette : Cavatine – ZONOPHONE X 82577 2’30
10. Fedora : « Amor ti vieta » - PATHE U.S.A. 63010 (1917) 1’55
11. Monna Vanna :”Elle est à moi” – PATHE 54019 (1918) 2’48
12. I Pagliacci « Recitar » - PATHE 63016 (1917) 2’50
13. Werther: Lied d’Ossian – PATHE 0486 (1916) 2’37
14. Werther -: “J’aurais sur ma poitrine” – PATHE 207 (1906) 2’38
15. Carmen : Air de la fleur – PATHE 0485 (1917) 3’40
16. Ariane (Massenet) – Air de Thésée «O vierge guerrière » » - APGA 1492 1’21
17. Ariane (Massenet) – « A toi, Ariane, mes amours » - APGA 1493 1’09
18. Roméo et Juliette – Air du tombeau – PATHE 207 (1906) 2’34
19. Le Roi d’Ys – Aubade – PATHE 0249 (1917) 3’29
20. O sole mio (en Français) – FAVORITE 5284 3’00
21. La Tosca – « Et toi, beauté » (avec piano) – PATHE 33 (1906) 1’22
22. La Tosca – « Le ciel luisait d’étoiles » (avec piano) – PATHE 33 (1906) 2’12
23. Le Régiment de Sambre et Meuse (Planquette) – PATHE 3160 (1918) 2’24
24. Le Chant du Départ (Méhul) – PATHE 3160 (1918) 2’58
25. Le Temps des Cerises (Renard) – PATHE 0486 (1916) 3’30
26. A quoi pensez-vous ? (Berger) – PATHE 3158 (1916) 3’01
27. L’Africaine « Pays merveilleux « - PATHE (1916) 3’27
28. La Madelon (Robert) – PATHE (1918) 3’12
29. La Tosca - « Le ciel luisait d’étoiles » (avec orchestre) PATHE 185 (1907) 2’20


Né à Marseille le 29 août 1876, Lucien Muratore, après ses humanités, entre au Conservatoire de sa ville où il collectionne les prix en solfège, saxophone, basson, diction, tragédie et comédie. C’est en tant que comédien qu’il fait ses débuts à Marseille puis à l’Odéon aux côtés notamment de Sarah Bernhardt et de Réjane. Se découvrant une voix puissante, il se tourne vers le chant avec ce qu’il croyait être une voix de baryton. Au conservatoire à Paris, le ténor Vaguet, créateur de Samson, lui fait comprendre qu’il est un fort ténor. Estimant qu’il n’y avait plus rien à apprendre, il quitte l’établissement et fait une entrée fracassante à l’Opéra-comique le 16 décembre 1902 en créant La Carmélite de Reynaldo Hahn aux côtés d’Emma Calvé et Hector Dufranne. En 1904, il est Werther à la Monnaie de Bruxelles. En 1905, il entre dans la troupe de l’Opéra de Paris, remplaçant « au pied levé » Affre dans le rôle de Renaud de L’Armide de Gluck. Peu après, ce sont les débuts officiels dans Faust, lancement d’une carrière où alternent les plus grands rôles : Walther des Maîtres Chanteurs, le Duc de Mantoue, Roméo, Radamès Samson, Des Grieux,… où ses dons d’acteur le disputent à une voix à la fois ample et souple. Vedette à Paris, il l’est aussi en province, notamment à Marseille. Possédant une extraordinaire faculté d’apprendre de nouveaux rôles il devient « le ténor indispensable de la musique moderne ». Massenet lui confie Ariane, Bacchus et Roma, Saint-Saëns Déjanire, Henry Février Monna Vanna, Vincent d’Indy Fervaal. Il crée les versions françaises de Salomé de Strauss et de Sibéria de Giordano. Le 10 mai 1913, il est Ulysse lors de la première parisienne de Pénélope de Gabriel Fauré au théâtre des Champs Elysées. Peu après, il est invité à l’auditorium de Chicago et son succès est tel qu’il devient aux côtés de la belle Lina Cavallieri, sa seconde épouse, une star aux Etats-Unis puis en Amérique du Sud. A la fin de la guerre de 1914-1918, il loue un train pour chanter devant des foules en délire les hymnes nationaux alliés. Il revient à l’Opéra de Paris en 1920 et fait ses adieux à la scène en 1932 à l’Opéra-comique dans Pénélope. Mais, cet homme plein de ressources ne peut rester inactif : il enseigne le chant s’intéresse à la mise en scène, au cinéma (muet, puis parlant), à la chanson. Hélas, son enthousiasme pour les planches le conduit à accepter la direction de l’Opéra-comique peu avant la libération de Paris. Mal lui en prit, le comité d’épuration s’empressa de se débarrasser de lui. Il mourut dix ans plus tard à Paris, le 16 juillet 1954.
Jean Ziegler

Born at Marseilles on August 29 1876, Lucien Muratore studied humanities before entering the conservatoire of his native city, where he won prizes in musical theory, saxophone, bassoon, diction, tragedy and comedy. It was as an actor that he made his debuts at Marseilles and later at the Odeon, in the company of such great actors as Sarah Bernhardt and Rejane. After discovering his powerful voice, he turned to singing, believing himself to have the voice of a baritone. At the Paris Conservatoire the tenor Vaguet, the creator of Samson, convinced him that he was a dramatic tenor. Feeling that he had nothing more to learn, Muratore left the conservatoire and made a sensational debut at the Opera-Comique on December 16 1902 in the first performance of Reynaldo Hahn’s “La Carmelite” in cast led by Emma Calve and Hector Dufranne. In 1904 he sang Werther at La Monnaie in Brussels. In 1905 he became a member of the company at the Paris Opera, replacing Affre at short notice in the role of Renaud in Gluck’s “Armide”. Shortly afterwards, he made his official debut as Faust, launching a career in which he sand such major roles as Walther in “The Mastersingers”, the Duke of Mantua, Romeo, Radames, Samson and Des Grieux in all of which he demonstrated acting talents to match his ample and supple voice. He became a star in Paris as well as in the provinces, notably at Marseilles.
Possessing an extraordinary ability to learn new roles, he became “the indispensable tenor for modern music”. Massenet entrusted him with roles in “Ariane”, “Bacchus” and “Roma”, Saint-Saens in “Dejanire”, Henri Fevrier in “Monna Vanna”, Vincent d’Indy in “Fervaal”. He sang in the premieres of the French versions of Strauss’ “Salome” and Giordano’s “Siberia”. On May 10 1913, he sang Ulysses in the Paris premiere of Faure’s “Penelope” at the Theatre des Champs Elysees. Soon after he was invited to the Auditorium in Chicago where his success alongside his beautiful second wife Lina Cavalieri was such that he became a star in the United States and South America. At the end of the 1914-18 war he hired a train in order to sing the national anthems of the allies to excited crowds. Muratore came back to the Paris Opera in 1920 and took his farewell from the stage in 1932 in “Penelope” at the Opera-Comique. But this talented and energetic man could not remain inactive. He tought singing and involved himself in stage direction, in the cinema (both silent and sound) and in popular song. Unfortunately his enthusiasm for the stage led him to accept the directorship of the Opera-Comique shortly before the Liberation of Paris. Holding this against him, the purge committee decided to get rid of him. He died ten years later in Paris on July 16 1954.

( traduction de Patrick BADE )




Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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