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Louis Morrisson - 2CD

Louis Morrisson - 2CD

Ref: MR682

Disques : Homocord (1910-1914 et 1919-1924) , Columbia 1910-1914), Pathé (1913-1914), Polydor et (1918-1920) et HMV (1925-1933)

CD N°1

01 MASCAGNI – Cavalleria Rusticana –Vive le vin qui pétille (Homocord 51056)
02 HALEVY – La Juive – « O ma fille chérie » (HMV 7 - 32112)
03 VERDI – Il Trovatore – « Deserto sulla terra » (Homocord 5255) (en Flamand)
04 PUCCINI – La Bohème – « Che gelida manina » - (Favorite 2-95018) (en Flamand)
05 LEONCAVALLO – Paillasse – « Vesti la giubba » (Favorite 2-95014) (en Flamand)
06 FLOTOW – Martha – « Ach so fromm » (Favorite 2-95007) (en Flamand)
07 SAINT-SAENS - « Aimons nous… » (HMV 30 – 6096)
08 NEEF – « Ce sont ces grands yeux… » (HMV 30 – 6095)
09 PUCCINI – La Tosca –« O de beautés égales » (HMV 7- 32114)
10 LEONCAVALLO – La Bohème – « Tête adorée » (HMV 7- 32113)
11 MEYERBEER – Les Huguenots – « Plus blanche » (HMV 7- 432170)
12 HALEVY – La Juive – « Dieu, que ma voix tremblante » (HMV 7-45217)
13 VAN DEN EYNDE – « Madeliefke ‘ n bloemke » (HMV 7-432180)
14 VERDI – Rigoletto – « Qu’une belle ! » (HMV 7-32116)
15 VERDI – Le Trouvère – « Oh toi, mon seul espoir » (HMV 7-32115)
16 REYER – Sigurd – « Esprits gardiens » (HMV 7 - 432192)
17 PUCCINI – La Fille du Far West – « Qu’elle me croit en liberté » (HMV 7-432191)
18 DONIZETTI - Lucia di Lammermoor – Duo de la tour (avec Emile Van Bosch) (Homocord 50654) (en Flamand) a notre connaissance le seul enregistreemnt de ce duo en 78 tour
19 AUBER – La Muette de Portici – « Plutôt mourir » (avec E. Van Bosch) (Homo. 50649) (en Flamand)
20 J.B.FAURE – Le Crucifix (avec Van Bosch) (Homocord 50652) (en Flamand)
21 GOUBLIER – L’Angélus de la mer (avec Van Bosch) (Homocord 50651) (en Flamand)
22 LEONCAVALLO – Paillasse « Me grimer » (Homocord 51049)
23 WAGNER – Lohengrin – « Aux bords lointains » (Homocord 51048)
24 GOUNOD – Roméo et Juliette – « Ah lève toi soleil » (Homocord 51047)
CD N° 2
01 MASSENET – Manon – « Ah, fuyez, douce image » (Polydor H-62027)
02 DELIBES – Lakmé – « Fantaisie, o divin mensonge » (Homocord 51050)
03 PUCCINI – La Tosca – « E lucevan le stelle » (Homocord 50620) (en Flamand)
04 THOMAS – Mignon –« Elle ne croyait pas » (Favorite 2-95008) (en Flamand)
05 MASCAGNI – Cavalleria Rusticana – Siciliana (Homocord 50623) (en Flamand)
06 PUCCINI - La Tosca - « E lucevan le stelle » (Columbia D 17046) (en Flamand)
07 HALEVY – La Juive –« Rachel, quand du Seigneur » (Homocord 51046)
08 MASSENET – Werther – « Je ne sais si je veille ! » (Homocord 51044)
09 ADAM – Jérusalem (Homocord 51592) (en Flamand)
10 GOUNOD – Ave Maria (Homocord 51582) (en Latin)
11 GOUNOD – Faust – Cavatine (Homocord 50628) (en Flamand)
12 VERDI – Aïda – « Celeste Aïda » (Homocord 50629) ( en Flamand)
13 HALEVY – La Juive – « Dieu, que ma voix tremblante » (Homocord 50626) (en Flamand)
14 PUCCINI – La Fanciulla del West – « Ch’ella mi creda libero » (Homocord 50527)
15 PONCHIELLI - La Gioconda – « Cielo è mar » (Homocord 51051) (En Flamand)
16 OFFENBACH – Les Contes d’Hoffmann – « Courage et Confiance » (HMV 2-0432022) (en Flamand)
17 BIZET – Carmen – Air de la fleur (HMV 2-0432023) (en Flamand)
18 MASSENET – Werther – « J’aurais sur ma poitrine » (HMV 2-0432028)
19 MASSENET - Werther – « Je ne sais si je veille » (HMV 2-0432029
20 VERDI – Aïda – « O céleste Aida » (HMV 1-032110)
21 DELIBES – Lakmé – « Fantaisie, o divin mensonge » ((HMV2-032109)

Nous avons bien connu Frans Morrisson le fils du célèbre ténor. Notre ami vouait une grande admiration à son illustre père et on peut le comprendre. Dès lors, les quelques étapes de la vie de Louis Morrisson nous sont retracés ici par la source la plus directe.
C’est en 1888 que naît à Anvers Louis Morrisson(Louis Moyson pour l’état civil). Comme souvent dans les carrières de chanteurs, c’est dans une chorale d’église (St Wilburge) que le futur ténor poussa ses premières notes. Il s’y appliquait de tel sorte qu’il commença rapidement a prendre des cours d’orgue auprès du réputé compositeur organiste Edgar Tinel. Des cours de contrepoint et fugue s’ensuivirent et c’est tout naturellement que cet éminent maître découvre chez lui une voix de ténor. Des éléments qui prouvent l’étude de la voix proprement dite, ne nous ont jamais été communiqué clairement. Toutefois, après un court séjour dans les chœurs de l’opéra flamand d’Anvers,l’on retrouve le ténor engagé pour la saison 19O9-1910 au Rembrandt Theater d’Amsterdam. Il y débute ni plus ni moins dans le rôle de Manrico du « Trovatore »À notre humble avis, à l’age de 21 ans, cela semble, si pas au suicide, au moins à la mission impossible. Cependant, le jeune Louis aboutit car Trovatore est suivi de Bohème,Huguenots, La Juive, Faust, Lucia, G.Tell, Werther, Mignon etc. etc…, soit presque tout le répertoire de toutes les catégories de voix de ténor confondus.Nous frémissons à l’idée d’un tel poids sur d’aussi jeunes épaules. Cette (trop) rapide ascension lui ouvre les portes des studios d’enregistrement . En 191O pour Favorite records,1911 pour Columbia,1913 pour Pathé. Les engagements se suivent de façon frénétique. La guerre de 1914-18 terminée, son chemin le conduit à Anvers, Londres et d’autres villes anglaises. La France à son tour le réclame. Il y fait ces débuts dans Eléazar. Ensuite il entre à l’opéra comique en 1922, mais c’est surtout dans les théâtres de province qu’il interprète le répertoire de grand opéra qu’il lui semble dévolu.
D’autres enregistrements suivent, cette fois pour la firme Homocord.En 1923 il est contacté par les dirigeants de H.M.V. pour une série d’enregistrements. De longues discussions au niveau des contrats s’en suivent et les premiers disques pour cette firme se réalisent beaucoup plus tard. Dommage, car Louis Morrisson meurt en 1934. Dommage surtout du fait que les meilleurs enregistrements de l’artiste se situent en cette période. La voix a mûrie et l’expérience de tant d’années de scène est indéniable. Les disques acoustiques de la première période nous dévoilent une belle voix certes, jeune solide, mais manquant manifestement de préparation et de maturité. Ceci dit,Louis Morrisson a été un ténor robuste, respectant ces contrats et donnant amplement ce que le public attendait de lui. Le 3O janvier 1934, après plusieurs semaines de grande souffrance, l’artiste s’éteint avant même d’atteindre sa 46ème année.
Daniel MEYSMAN
We were very friendly with Frans Morrisson the son of the famous tenor. Our friend maintained a great admiration for his illustrious father and one could well understand it. Consequently the details of the life of Louis Morrisson given here come from the most direct source. It was in 1888 that Louis Morrissson (real name Louis Moyson) was born in Antwerp. As in many singers careers, it was in a church choir (St. Wilburga) that the future tenor sang his first notes. He applied himself so seriously that he soon began to take organ lessons from the noted organist and composer Edgar Tinel. Courses on counterpoint and fugue followed on and it was quite natural that the eminent master should discover in Morrisson the voice of a tenor. The basic facts of his vocal training were never communicated to us clearly. However after a short spell as a member of the choir at the Flemish Opera in Antwerp, we find the tenor engaged for the season of 1909-1910 in the Rembrandt theatre in Amsterdam. He made his debut in the role of Manrico in Il Trovatore no less. In our humble opinion, at the age of 21 this seems, if not like suicide, then at least “mission impossible”. However, the young Louis succeeded because Trovatore was followed by Boheme Huguenots, La Juive, Faust, Lucia, G.Tell, Werther, Mignon ,Etc. indeed almost the entire repertoire of all types of tenor mixed up together. We tremble at the thought of so much weight placed upon such youthful shoulders. This (too) rapid rise opened the doors of the recording studios to him. In 1910 he recorded for Favorite records, in 1911 for Columbia and in 1913 for Pathé. Engagements followed fast and furious. After the war of 1914-18 he went on to Antwerp, London and other English towns. France claimed him in turn. He made his debut there as Eleazar. Eventually he arrived at the Opera Comique in 1922, but it was in the provincial theatres that he interpreted the Grand Opera roles for which he seemed destined. After his travels in France he was welcomed in Spain, Italy, Switzerland and Germany. Further recordings were made for the firm of Homocord. In 1923 he was contacted by the directors of H.M.V. for a series of recordings. This project was only realized much later. This was a pity because Morrisson died in 1934. Above all it was a pity because his best recordings date from this period. The voice had matured and the experience of many years ion stage was unmistakable. The acoustic recordings of his first period certainly reveal a young, secure and beautiful voice but they lack evidence of preparation and maturity. That said, Louis Morrisson was a powerful tenor who gave good value and fulfilled the expectations of his public. On January 30th 1934 after several weeks of great suffering, the artist died without even reaching his 46th year.

78 Trs Originaux,Photos de la collection et Texte de Daniel MEYSMAN,

traduction de Patrick BADE


Prix : 19.00 (Including TVA at 20%)


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