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Les Huguenots - Meyerbeer

Les Huguenots -  Meyerbeer

Ref: MR581


LES HUGUENOTS
Giacomo MEYERBEER

Version anthologique enregistrée en 1953 au Théâtre de l’Apollo par André Charlin.
Directeur artistique : Guy Dumazert

avec Renée Doria : la Reine Marguerite ; Jane Rinella : Valentine ; Simone Couderc : Le page Urbain ; Guy Fouché : Raoul de Nangis ; Adrien Legros : Sant-Bris ; Nevers : Charles Cambon ; Marcel : Henri Médus ; l’orchestre de l’Association des concerts Pasdeloup et l’Académie Chorale de Paris sous la direction de Jean Allain.

S’il a dès 1948 participé à l’élaboration de l’intégrale des Contes d’Hoffmann (version Choudens), Guy Dumazert n’a commencé sa carrière de directeur de collections phonographiques que deux ans plus tard en travaillant pour la firme Pléiade. Sa formation littéraire le poussa à réaliser tout d’abord des disques de diction : théâtre et poésie. Vint ensuite la mélodie pour aboutir à une collection « L’opéra chez soi » qui comporta des versions anthologiques, toutes chantées en français, du Barbier de Séville, de La Favorite, des Noces de Jeannette, de Rigoletto (les quatre en un microsillon) et des Huguenots (en deux microsillons. Les quelques lignes de sa main qui suivent nous éclairent sur l’une des raisons majeures de sa réussite : trouver pour chaque rôle l’interprète le plus doué et le plus qualifié, sans se fier au « star system » :
Meyerbeer attachait une grande importance à la mise en scène, à la richesse du spectacle, à la précision des détails, à la qualité de l’interprétation. Car LES HUGUENOTS sont tout autant un opéra de chanteurs. Au sujet de l’interprétation, il convient de faire soigneusement litière des fausses traditions qui se sont établies à la longue. Meyerbeer exigeait avant tout le vérité psychologique et scénique, la grandeur, la variété, la sobriété du jeu et de la déclamation : être simple et vrai… Raoul est le cheval de bataille du ténor demi-caractère (non du fort ténor : le fort ténor s’époumone, expectorant avec des hans de porteur d’eau les ut qu’il faut laisser d’envoler !). le rôle demande souplesse, étendue (contre-ut dans la Romance, contre-ut dièze dans le Septuor, ut bémol et ré bémol dans le Duo de l’acte IV récrit par Emile Deschamps) ; Valentine réalise le type même de la Falcon : puissance, éclat, agilité,- et quelle profusion d’ut aigus ! Marguerite est la chanteuse légère d’opéra : médium corsé, légèreté dans la vocalise jusqu’au contre-ré. Deux basses : Saint-Bris, basse chantante, peut être tenu par un grand baryton d’opéra ; Marcel est sans doute le rôle le plus grave du répertoire, avec la fameuse tenue caverneuse, à la fin du Choral de Luther ; l’emploi de Nevers n’appelle pas, vocalement, de commentaire : c’est le baryton noble. Appuyé sur cette analyse pertinente, Guy Dumazert, pour faire vivre ces plus belles pages des Huguenots, a choisi, qu’ils chantent à Paris ou en province, ceux qui, tous musiciens accomplis à la diction parfaite, répondaient le mieux aux exigences de Meyerbeer : Jane Rinella, grand Falcon à la voix somptueuse et souple à l’aigu percutant, Renée Doria, l’idéal « soprano acuto » d’opéra, Simone Couderc, l’immense mezzo à la voix si longue, la Stignani française, Guy Fouché, dont la voix assise sur un médium solide, s’envolait sans rupture de registre jusqu’à d’inaccessibles Everest, Adrien Legros à la formidable autorité, Charles Cambon, splendeur vocale, noblesse. Mais aussi un bel orchestre dirigé par un chef qui connaissait ce répertoire et le dirigeait avec enthousiasme. Et depuis André Charlin, on a jamais mieux su capter la voix.

Although he participated in the production of the complete recording of Les Contes d’Hoffmann (Choudens version) as early as 1948, it was two years later that Guy Dumazert first began his career as a producer of phonographic collections for the firm of Peiade. His literary background initially predisposed to create recordings of the spoken word- theatre and poetry. French art songs soon followed and these in turn led to a collection entitled “Opera at home” which consisted of selections, all sung in French, of le Barbier de Seville, la Favorite, Les Noces de Jeannette and Rigoletto (each contained on one LP disc) and Les Huguenots (on two LPs) The following lines from his hand explain the reason for his success. To find for each role the most gifted and well-qualified interpreter regardless of the “star system”. Meyerbeer attached great importance to stage production, the richness of spectacle, the precision of detail and the quality of interpretation. Because Les Huguenots is above all an opera of singers. On the subject of interpretation he tried to cleanse the peformance of long-established bad habits. Meyerbeer demanded above all psychological and scenic truth, sobriety of acting and declamation; to be simple and true.
Raoul is the battle horse of the “tenor demi-caractere” (spinto) - not for the heroic tenor hurling out top Cs at the top of his lungs like some market porter. The role demands suppleness and legato (High C in the Romance. C sharp in the Septet, and D flat in fourth act duet rewritten by Emile Deschamps) Valentine the type of the “Falcon”, power, brilliance and what a profusion of highCs ! Maguerite is the soprano legere of the opera needing a full-bodied middle and range and agility up to high D. the two basses. Saint-Bris, “basso cantante”, but a role that can be taken on by a great baritone. Marcel is without doubt the deepest role in the repertoire with his famously cavernous long held note at the end of Luther’s Chorale. The role of Nevers requires requires no special commentary from a vocal point of view and is for a noble baritone.
Starting with this pertinent analysis Guy Dumzert chose from among the many interpreters of these roles then available in Paris and the French provinces. He chose the most musically accomplished singers with the most perfect diction and the ones who best fulfilled Meyerbeer’s demands in order to bring alive these beautiful extracts from Les Huguenots.
Jane Rinella, great “Falcon” with a sumptuous voice and supple and powerful top notes, Renee Doria, the ideal high soprano, simone Couderc a mezzo with an immense voice and wide range - the French Stignani, Guy Fouche, whose voice from a solid middle range up the the most inaccessible high notes without a break in the registers, the awesomely authoritative Adrien Legros,charles Cambon with his nobility and his vocal splendour. But also a fine orchestra conducted by a musician who knows and loves the repertoire. And since Andre charlin, no one has understood better how to bring out the voices. Texte de Jean ZIEGLER traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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