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Les Fonotipia Paris

Les Fonotipia Paris

Ref: MR602

LES DISQUES “FONOTIPIA” DE PARIS

01 Jean-Francisque Delmas: Patrie : « Pauvre martyr...» 39085 Paladilhe
02 « « Les deux grenadiers 39053 Schumann
03 Henri Jérôme:Hérodiade : Air de Jean 39284 Massenet
04 « « Rigoletto : Ballade du Duc 39280 Verdi
05 Georgette Bréjean-Silver: Rigoletto : Air de Gilda 39325 Verdi
06 « « Faust : duo avec Scaramberg 86001 Gounod
07 Pierre Cornubert: L’Africaine : « 0 paradis ! » 39278 Meyerbeer
08 Pedro Gailhard: Faust : Sérénade 39229 Gounod
09 « « Faust : Sérénade en italien 39230 Gounod
10 Rose Caron: Prière 39096 Gounod
11 « « Sigurd : « Des présents de Gunther... » 39097 Reyer
12 Ernest van Dyck: Werther :Lied d’Ossian 39113 Massenet
13 Pericles Aramis: L’âme des fleurs 39143 Massenet
14 Felia Litvinne: Aida : « Grâce, pitié... » 39217 Verdi
15 « « L’Africaine : air du sommeil 39218 Meyerbeer
16 Emile Scaramberg: Mireille : « Anges du paradis... » 39189 Gounod
17 « « La Reine de Saba : « Inspirez-moi... » 39180 Gounod
18 Ada Adini:Hérodiade : « Il est doux... » 39216 Massenet
19 Victor Capoul: Jocelyn : Berceuse 39089 Godard
20 Anita Kinen : Le Barbier de Séville : Cavatine 39288/9 Rossini
21 « «Marie-Magdeleine :«0 bien aimée... » 39291 Massenet
22 Leon David: Mignon : « Elle ne croyait pas... » 39094 Thomas
23 Marie de Reszké Au rossignol 39104 Gounod
24 Emile Scaramberg Faust : Cavatine 56045 Gounod
25 Jean-Francisque Delmas: Les Huguenots:Bénédiction 39027 Meyerbeer



Pour les amateurs de cires anciennes, il est un nom magique :Fonotipia. Cette firme créée en 1904 avait la grande ambition de rassembler des artistes de dimension internationale et de les enregistrer dans les meilleures conditions techniques de l’époque. Le siège social de la Societa italiana Fonotipia étant à Milan, il était naturel que les premières séances d’enregistrement soient organisées dans cette ville (dès l’automne 1904). Paris étant alors un lieu actif dans l’art lyrique, il devenait, en décembre 1904 le deuxième champ d’enregistrement des chanteurs en vue dans la capitale. On ne sait pas si le matériel d’enregistrement fut apporté de Milan ou s’il fut trouvé à Paris. Dans l’ensemble les disques réalisés sont d’assez bonne qualité sonore, permettant même de capter un orchestre pour quelques rares accompagnements de chanteurs ( seuls Delmas et Scaramberg semble-t-il) Il n’est pas impossible que la firme Odéon ait été associée à ces séances car le catalogue général français des disques Fonotipia d’octobre 1906 porte sur sa couverture la mention Société française « Odéon » )
On ne sait pas qui choisit les artistes à enregistrer mais on peut apprécier leur notoriété et leurs mérites. Certains étaient célèbres, certes, mais déjà retirés de la scène ; c’est le cas de Pedro Gailhard devenu directeur de l’Opéra et de Victor Capoul régisseur dans le même théâtre. Mais le rendez-vous manqué est celui qui était prévu avec Jean de Reszké, s’il a eu lieu, dont il ne reste rien ! en revanche, le célèbre ténor accompagne sa femme, Maria, au piano.
Quelques artistes français tels Escalaïs, Victor Maurel ont été enregistrés à Milan, il n’y avait donc pas de raison de les convier à Paris. Si Rose Caron était à la fin de sa carrière, il était intéressant de fixer son interprétation de Brunehilde de Sigurd, rôle qu’elle avait créé vingt ans auparavant lors de ses débuts à l’Opéra de Paris. Jean-François Delmas dont la carrière était déjà glorieuse est royal et Emile Scaramberg expose une technique parfaite et une forme admirable. Le talent de Léon David est connu, il est éclatant dans Mignon, qu’il chante avec goût et élégance.
Une fois encore, Félia Litvinne dispense sa voix large et généreuse qui la rendit indispensable aux emplois dramatiques. Entendre le créateur du rôle de Werther – le ténor Ernest Van Dyck – enregistré une douzaine d’années après cet événement, est historique et émouvant. Certains chanteurs seront une découverte car ils ont été moins mis au premier plan, cachés souvent par des fortes personnalités. Pourtant, il nous a semblé indispensable de les faire figurer dans ce florilège des années 1904/1905

Fontipia is a magic name for collectors of early recordings. This firm, created in 1904, had the noble aim of gathering artists of international reputation to record under the best technical conditions available at the time. the head office of the "Societa Italiano Fonotipia was in Milan and it was natural that the first recording sessions were arranged in that city (in the autumn of 1904).Paris being then also an important centre for the art of singing, became the second recording venue for the singers prominent in that city. It is not known if the recording materials were brought from Milan or found in Paris. On the whole the discs were of relatively good sound quality, even capable of capturing an orchestra when required for accompanying singers on some rare occasions (only Delmas and Scaremberg it seems). It is not impossible that the firm of Odeon was associated with these sessions as the French general catalogue of Fonotipia records for October 1906 carries on the cover the mention of the French Societe Odeon.
We do not know who chose the artists but one can appreciate their fame and their virtues.
some of them were certainly celebrated but already retired from the stage. This is the case with Pedro Gailhard who became director of the Paris Opera and of Victor Capoul who was a regisseur in the same theatre. But the chief gap is that left by the planned session with Jean de Reszke if it ever took place, of which nothing remains! In compensation the famous tenor accompanies his wife, Maria, at the piano.
Several French artists such as Escalais and Victor Maurel were recorded in Milan and there was no reason to recall them to Paris. Though Rose Caron was at the end of her career, it is nevertheless interesting to have her interpretation of Brunehilde in "Sigurd", a role that she had created twenty years earlier at her debut at the Paris Opera. Jean-Francois Delmas whose career was already glorious, is magnificent and Emile Scaremberg demonstrates a perfect technique at the height of his powers. The talent of Leon David is well-known. He is brilliant in Mignon which he sings with taste and elegance. Once again Felia Litvinne pours out her big and genrous voice that made her indispensable in dramatic roles. To hear the creator of Werther - the tenor Ernest Van Dyck - recorede a dozen years after the event, is historically interesting and moving. certain singers will be a discovery because they were less well-known - eclipsed by stronger personalities. However we find it indispensable to include them in this flowering of the years 1904-1905.
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Texte Daniel MARTY


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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