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Le songe d'une nuit d'ete - Ambroise Thomas 2CD

Le songe d'une nuit d'ete - Ambroise Thomas 2CD

Ref: MR724

Ambroise Thomas
Janine MICHEAU (Elisabeth )
Henry LEGAY (Shakespeare)
Xavier DEPRAZ (Falstaff)
Odette TURBA-RABIER(Olivia)
Michel HAMEL (Lord Latimer)
André VESSIERES (Jeremy)
Orchestre et choeurs sous la direction de
Manuel ROSENTHAL
Paris 1956


CD I
ACTE I
01 Ouverture
02 Allons, point de paresse (Choeur, Jeremy, Nelly)
03 Mais ici qui nous arrive ? (Jeremy, Choeur, Falstaff)
04 Allons que tout s’apprête ! (Falstaff, Choeur)
05 Excellent sir John ! (Jeremy, Falstaff, Choeur)
06 Quel coup d’oeil ! (Falstaff, Choeur)
07 Récitant + Quel effroi ! Je les vois ! (Olivia, Elisabeth)
08 Où courez-vous, mes belles ? (Falstaff, Elisabeth, Olivia)
09 Fêtons ce soir un si brillant succès (Choeur, Shakespeare, Falstaff)
10 Enfants, que cette nuit est belle (Shakespeare, Choeur)
11 Sir William est servi (Jeremy, Shakespeare, Falstaff, Latimer)
12 Tintintin ! ... Son image si chère (Choeur, Latimer)
13 Je trouve au fond du verre (Shakespeare, Chœur, Elisabeth)
14 Le voir ainsi (Elisabeth, Chœur)
15 Finale (Chœur, Falstaff, Jeremy, Latimer, Shakespeare, Elisabeth, Olivia)
CD II
ACTE II
01 Chœur des gardes chasses
02 Jarvis, joyeux camarade (Falstaff, Choeur)
03 Dans l’ombre de la nuit (Falstaff, Choeur)
04 Duo :Et s’il vous faut une preuve dernière (Falstaff, Latimer)
05 Où suis-je ? Est-ce un prestige ? (Shakespeare, Elisabeth)
06 Duo : Si pour toujours je t’abandonne (Shakespeare, Elisabeth)
07 Reste ! Reste encore ! (Shakespeare, Elisabeth, Olivia, Latimer)
08 Eh bien j’attends ! Finale (Latimer, Shakespeare, Chœur)
ACTE III
09 Entracte et Air : Malgré l’éclat qui m’environne… Amour, douce ivresse (Elisabeth)
10 Le ciel exauce ma prière (Olivia)
11 Latimer ? Fuyons ! (Olivia, Latimer)
12 C’est un rêve qui s’achève à l’instant (Elisabeth)
13 Un songe, hélas, c’était un songe (Shakespeare)
14 Finale (Latimer, Olivia, Elisabeth, Shakespeare, Falstaff, Choeur)
Tout le monde connaît ou a entendu parler du Songe d’une nuit d’été, certains plus au fait des lettres et du théâtre, savent qu’il s’agit d’une comédie de William Shakespeare (dont la première représentation eut lieu le 1er janvier 1604), les musiciens connaissent la musique de scène composée pour cette comédie par Mendelssohn, et plus récemment l’opéra qu’en a tiré Benjamin Britten. Je crains en revanche que bien peu de personnes aient seulement entendu parler d’un opéra comique portant le même titre composé par Ambroise Thomas, un compositeur qui n’avait pas encore connu la célébrité avec des ouvrages tels que Mignon ou Hamlet, les charges telles que une longue direction du Conservatoire de Paris, et les plus grands honneurs républicains. Et pourtant il existe bien cet opéra. Il a été représenté pour la première fois à l’Opéra-Comique le 20 avril 1850, avec Mmes Lefebvre (remplaçant Mme Ugalde, souffrante) et Grimmn MM Bataille, Couderc et Boulo. Et il obtint alors un certain succès. A vrai dire, le livret signé Rosier et de Leuven n’a pas grand-chose à voir avec le songe shakespearien, sinon le titre et les noms de certains rôles.

Voici ces que les librettistes nous racontent :
La reine Elisabeth et Olivia, sa demoiselle de compagnie, se trouvent séparées, on ne sait comment, du cortège royal. Poursuivies par des matelots, elles se réfugient dans une taverne, où Shakespeare est en train de s’enivrer avec des compagnons de débauche. Sous un masque, la reine tente de ramener le poète à la raison, mais il n’a cure de ces sermons et finit par rouler sous la table. La Reine donne l’ordre à sir John Falstaff, gouverneur de Richemont, de faire transporter l’ivrogne dans le parc du palais. La nuit est tombée. Les eaux du lac et les arbres éclairés par la lune, tout concourt à abuser les sens de Shakespeare à son réveil comateux. Il entend une voix, celle de son génie qui le menace de l’abandonner s’il n’arrête pas ses égarements. Mais très vite il s’aperçoit queson génie a pris la forme d’une bien jolie femme, Olivia, à qui il s’empresse de faire la cour. Témoin des empressements du poète aviné, Lord Latimer, amant d’Olivia, le provoque en duel. Latimer est jeté à terre sans grand mal. Olivia s’évanouit. Mettant fin à son incognito, la Reine vient à son secours. Shakespeare, croyant avoir tué Latimer, se jette dans le lac, mais on le retire vite pour le ramener chez lui. Hormis le poète, la Reine réunit tous les protagonistes et les prie d’oublier tout ce qu’ils ont vu. Shakespeare se retrouve seul face à la reine et se croyant aimé d’elle, lui fait d’ardentes déclarations. Elle le traite de visionnaire, mais prend pitié de son désespoir, lui disant : « Que les évènements de cette nuit soient un songe pour tout le monde, hormis vous. »
Tout cela est bien confus et sans grand intérêt et à entendre la musique si heureuse du jeune Ambroise Thomas, on peut seulement regretter qu’elle n’ait pas servi d’écrin à un livet plus proche du vrai « songe » de Shakespeare que Messieurs Rosier et de Leuven n’avaient pas dû lire.



Everybody knows or has heard of “A Midsummer Night’s Dream”. Those familiar with the theatre know that it is a comedy by William Shakespeare, first performed on January 1st 1604. Musicians know the incidental music written by Mendelssohn and the more recent opera by Benjamin Britten. However very few will have heard of an opera of the same name by Ambroise Thomas, the composer of “Mignon” and “Hamlet”, for many years the director of the Paris Conservatoire and the recipient of many official honours. And yet the opera does exist. It was first performed on April 20th 1850 with Mesdames Lefebvre (replacing the ailing Mme Ugalde) and Grimm and Messieurs, Bataille, Couderc and Boulo. And it enjoyed a certain success.
To tell the truth, the libretto by Rosier and Leuven has little to do with Shakespeare apart from the title and the names of certain characters.
This is the story according to the librettists:-
Queen Elizabeth and Olivia, her lady-in-waiting find themselves separated, we do not know how from the royal party. Chased by sailors, they take refuge in a tavern where Shakespeare is celebrating with his drinking companions. Wearing a mask, the Queen tries to talk Shakespeare round to reason but he fails to respond to her lectures and lands up under the table. The Queen gives the order to Sir John Falfstaff, the governor of Richmond to have the drunken poet carried to the park of the palace. Night has fallen. The waters of the lake and the moonlit trees conspire to confuse the senses of Shakesapeare on his drowsy awakening. He hears a voice, that of his genius who threatens to abandon him if he does not mend his ways. But very quickly he realizes that his genius has taken the form of a very pretty woman, Oliva, to whom he proceeds to pay court. Witnessing the attentions of the drunken poet, Lord Latimer, Olivia’s lover, challenges him to a duel.Latimer is knocked down without suffering great harm. Olivia faints. Throwing off her disguise, the Queen comes to her aid. Shakespeare, believing himself to have killed Latimer, throws himself in the lake. But he is quickly rescued and taken home. Apart from Shakespeare, the Queen re-unites all the protagonists and begs them to forget everything everything they have seen. Shakespeare finds himself alone with the Queen and thinking that she loves him declares his love ardently. She treats him a visionary, but takes pity on his despair, telling him “Let the events of this night be a dream for the whole world except you”
All this is quite confusing and without great interest. Listening to the delightful music of the young Ambroise Thomas, one cannot help regretting that he did not benefit from a libretto with a setting closer to that of the real “Midsummer Night’s Dream” by Shakespeare that Messieurs Rosier and Leuven had presumably never read


Texte de Jean ZIEGLER, traduction de Patrick BADE


Prix : 19.00 (Including TVA at 20%)


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