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Le Roi David - Honegger

Le Roi David - Honegger

Ref: MR800

LE ROI DAVID Honegger

Jacqueline BRUMAIRE soprano, Denise SCHARLEY alto, Jacques POTTIER ténor
Henri DOUBLIER récitant
Chorale Elisabeth BRASSEUR Orchestre du Théâtre National de l’Opéra
Serge BAUDO (1962)


Dans les premières années du XXe siècle évolue à Lausanne un passionnant nouveau mouvement artistique, à la fois moderne et profondément enraciné dans son identité vaudoise, un vérisme acclimaté aux montagnes et aux hivers sans fin. Deux frères y tiennent une place importante : René et Jean Morax. Le premier est auteur dramatique et connaît avec une de ses pièces, La Dime, un immense succès. Le second est peintre et décorateur de théâtre. Cette nouvelle forme de théâtre populaire va entrainer la naissance d’une nouvelle scène, le Théâtre du Jorat, à Mézières. D’abord improvisé, il devient rapidement permanent, et, entièrement construit en bois, il est inauguré en 1908. Les frères Morax animèrent ce lieu pendant longtemps et Ramuz, un peu plus jeune qu’eux, le fréquenta avant d’aller étudier à Paris. C’est pour ce lieu atypique que René Morax écrivit le Roi David. Voulant accompagner son poème d’une musique de scène, il fit appel, sur la recommandation d’Ernest Ansermet et d’Igor Stravinsky, à Arthur Honegger, jeune compositeur alors peu connu. Né en 1892, formé à Zurich puis à Paris, le jeune homme avait été l’élève de Charles-Marie Widor et de Vincent d’Indy, mais c’était évidemment Stravinsky qui avait le plus frappé son esprit. Pendant les années de guerre, passées au Conservatoire, il participa au lancement du Groupe des Six autour de Jean Cocteau. D’abord musique de scène d’un spectacle-fleuve, Le Roi David devint ensuite un oratorio et, sous cette forme, il connut un succès retentissant, rendant son compositeur rapidement célèbre. Pacific 231, créé en 1923, ne fit qu’ajouter à sa gloire.
Ce psaume symphonique raconte quelques épisodes de la vie glorieuse du berger David, roi d’Israël : sa victoire sur Goliath et son affrontement avec Saül, la mort de son fils Absalon, la peste à Jérusalem et enfin le couronnement de son fils Salomon. Pour cette œuvre épique, Arthur Honegger souhaitait trouver un langage à la fois simple et solennel, « qui s’adresse à tous directement ». Il y a mêlé le contrepoint de Bach et Haendel et le lyrisme fauréen à l’ampleur wagnérienne. De cette profusion de sonorités et de rythmes, de ces couleurs fortement contrastées, s’exhalent une grandeur et une émotion rares. Ecrit pour un récitant et trois solistes, l’œuvre fait pourtant la part belle aux chœurs, chargés d’accompagner David tout au long de son périple. Honegger leur a donné des chants d’une diversité inouïe, de la majesté la plus austère à la plus grande jubilation.
Serge Baudo est né en 1927 et cette réédition célèbre à l’avance son 90e anniversaire. D’abord percussionniste aux Concerts Lamoureux, il trouve un premier poste de chef d’orchestre à l’orchestre de la radio de Nice. En 1962, date de cet enregistrement, il est nommé chef permanent à l’Opéra de Paris. Le voici donc à la tête des forces maison et des grands solistes de la troupe : Jacqueline Brumaire, Denise Scharley et Jacques Pottier. Légitimement, c’est Henri Doublier qui tient le rôle du récitant. A l’Opéra, il avait été lancé quelques années auparavant par son rôle dans Jeanne d’Arc au bûcher, toujours de Honegger, où il avait remplacé Jean Vilar. Parallèlement, il était metteur en scène à l’Opéra-Comique. Quant à Serge Baudo, il n’a cessé ensuite d’associer son nom à celui d’Honegger et on lui doit une intégrale de référence des symphonies à la tête de l’Orchestre philharmonique tchèque.

In the early years of the twentieth century an impassioned new art movement developed in Lausanne which was both modern and deeply rooted in its local identity, a realism acclimatized to the mountains and the long winters. Two brothers, René and Jean Morax, played an important role. The first was an author who earned a huge success with his play La Dime. The second was a painter and theatre designer. This new form of popular theatre brought about the birth of a new stage, the Thé?tre du Jorat, at Mézières. At first improvised, it soon became permanent and entirely constructed in wood, it was inaugurated in 1908.The Morax brothers animated this place over a long period and Ramuz, who was somewhat younger, often attended before going to Paris to study. It was for this unusual place that René Morax wrote his Roi David. Wishing to accompany his poem with incidental music, he went to the young and as yet little known Arthur Honegger on the recommendation of Ernest Ansermet and Igor Stravinsky.
Born in 1892 and educated in Zurich and later Paris, the young man was the pupil of Charles-Marie Widor and of Vincent d’Indy, but it was clearly Stravinsky who made the greatest impact on him. During the war years, as a student at the Conservatoire, he participated in the launching of the Group of Six, around Jean Cocteau. Initially conceived as incidental music for a continuous play, Le Roi David later became an oratorio and had an enduring success, rapidly establishing the fame of it composer. Pacific 231 only added to his glory.
The symphonic poem recounts several episodes in the glorious life of the shepherd, King of Israel: his victory over Goliath and his confrontation with Saul, the death of his son Absalom, the plague in Jerusalem and finally the coronation of his son Solomon. For this epic work, Arthur Honegger wanted to find a simple and solemn language that would “speak directly to everyone”. He mixed the counterpoint of Bach and Handel with the lyricism of Fauré and the amplitude of Wagner.
This profusion of sonorities and rhythms, of strongly contrasted colours, breathes a grandeur and rare emotion. Written for speaker and three soloists, the works gives a major role to the choirs that accompany David on his journey. Honegger brings an astonishing diversity to these choral passages, of austere majesty and the greatest jubilation.
Serge Baudo was born in 1927and this re-issue celebrated in advance of his 90th birthday. Beginning as a percussionist at the Concerts Lamoureux, he found his first post as a conductor with the Radio Orchestra of Nice. In 1962, the date of this recording, he was appointed a permanent conductor with the Paris Opéra. Here we find him in charge of the forces of that house and of the great soloists of the company: Jacqueline Brumaire, Denise Scharley and Jacques Pottier. Appropriately, it is Henri Doublier who takes the role of the speaker. He had debuted several years earlier at the Opéra in Jeanne d’Arc au bucher, also by Honegger, in which he replaced Jean Vilar. At the same time he was a stage director at the Opéra Comique. As for Serge Baudo, he never ceased to associate his name with that of Honegger and he made an authoritative complete recording of the symphonies with the Czech Philharmonic Orchestra.

Christophe Ghristi





Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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