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L'Attaque du moulin - Alfred Bruneau 2CD

L'Attaque du moulin - Alfred Bruneau  2CD

Ref: MR632

Alfred BRUNEAU
L'ATTAQUE DU MOULIN
Drame lyrique en quatre actes
Livret de Louis Gallet, d'après Emile Zola

Françoise : Jane Rolland, Marcelline : Hélène Bouvier, Geneviève : Yvette Darras,
Dominique : Fernand Faniard, Merlier :Charles Cambon,
Le Capitaine Ennemi : Lucien Lovano, La Sentinelle Ennemie : Jacques Bouet,
Le Tambour : Marcel Henot, Un jeune Homme : Bernard Lefort,
Le Capiaine Français : Joseph Peyron.

Orchestre Radio-Lyrique et Chœur de la Radio Française
Direction : Eugène Bigot

(enregistrement réalisé à l'occasion du 50ème anniversaire
de la mort d'Emile Zola, le 9 octobre 1952)

Alfred BRUNEAU (1857-1934)

Voici encore un très grand musicien français qui, s'il n'y ait pris garde, risque de tomber dans un oubli totalement immérité. Il a été à son époque une personnalité musicale importante. Il a beaucoup écrit et composé. Sa musique a du souffle et de la grandeur et
contribuera pour une part importante à l'évolution de l'art lyrique français vers une plus grande approche du réalisme.
Alfred Bruneau est né à Paris le 3 mars 1857. Fils de musicien, il suit dès l'enfance les traces de son père. Il est admis au Conservatoire de Paris en 1873. Il y étudie le violoncelle avec le célèbre Franchomme qui le conduira à un premier prix trois ans plus tard. Il étudie l'harmonie avec Savard et la composition avec Massenet. En 1881, il remporte un second prix de Rome avec sa cantate Sainte Geneviève. Il commence sa carrière comme critique musical au Gil Blas, puis au Figaro et au Matin, faisant preuve d'une grande clairvoyance Le 18 septembre 1903, il fait ses débuts de chef d'orchestre à l'Opéra-Comique en dirigeant Carmen. Il y reste deux ans. Curieusement, il n'y dirige -et plus tard, en représentation- qu'une seule des ses propres œuvres, qui furent nombreuses à être créées sur cette scène, alors qu'il fait d'importantes tournées en Russie, en Angleterre, en Espagne et aux Pays-Bas pour les diriger.
Il avait abordé le théâtre avec Kérim (1887), ouvrage romantique et orientaliste. Sa rencontre avec Zola, devait marquer un tournant important dans sa carrière de compositeur. Elle lui inspire, sur des livrets de Louis Gallet, Le Rêve (1891) puis l'Attaque du Moulin (1893). Bien que ces ouvrages paraissent bien audacieux à un public très conservateur, Bruneau persiste dans cette voie naturaliste en demandant à Zola de lui fournir les poèmes de ses trois opéras suivants : Messidor (1897), un échec, victime indirecte de l'affaire Dreyfus, l'Ouragan (1901), un triomphe, et L'Enfant Roi (1905), accueil chaleureux. Naïs Micoulin (1907) et Les Quatre Journées (1916) s'inspirent encore de Zola, en hommage auquel il avait écrit à sa mort une cantate scénique Lazare (1903). Par la suite, sa production lyrique trouva d'autres sources d'inspiration : Victor Hugo pour Angelo, tyran de Padoue (1928), Andersen pour Le Jardin du Paradis (1923), ou la vie de Virginie Déjazet pour Virginie (1931). Alfred Bruneau ne s'est pas limité à l'opéra et son œuvre comporte notamment d'intéressantes compositions pour l'orchestre ainsi que des cycles de mélodies pour solistes et pour chorales.
Chargé de diverses responsabilités dans l'organisation de la vie musicale française, et des honneurs attachés à ces charges, Alfred Bruneau est mort à Paris le 15 juin 1934.

L'ATTAQUE DU MOULIN

Drame lyrique en 4 actes d'Alfred Bruneau, livret de Louis Gallet d'après la nouvelle éponyme d'Emile Zola (publiée dans Les Soirées de Médan en 1880) a été créé à l'Opéra-Comique (salle du Châtelet) le 23 novembre 1893, sous la direction de Jules Danbé, avec Georgette Leblanc, dont c'étaient les débuts, Marie Delna, Max Bouvet et Vergnet. L'action se situe à la frontière française, à le fin du XIXème siècle.
Au 1er acte, nous sommes dans la cour d'un vieux moulin. Le meunier Merlier (baryton) fête les fiançailles de sa fille Françoise (soprano) à un jeune paysan flamand appelé Dominique (ténor). Mais le crieur public arrive brusquement annonçant que la guerre est déclarée et que les troupes ennemies approchent. Marcelline (mezzo-soprano), la nourrice de Françoise, qui a perdu ses deux fils au combat, clame son horreur de la guerre " Ah, la guerre !". (1)
Au 2ème acte, l'ennemi attaque le moulin. Bien qu'étranger, Dominique décide de faire le coup de feu avec la compagnie française. Il est pris et, comme il refuse de guider l'ennemi à travers la forêt, il est condamné à être fusillé. Résigné, il dit adieu à sa forêt " Le jour tombe…Adieu forêt profonde " (2) (les vers de cet air ont été écrits par Zola lui-même). Françoise, qui a pu le rejoindre, lui montre le chemin pour s'enfuir et lui remet un couteau pour se défendre.
Au 3ème acte, au pied du moulin, des femmes qui étaient de la fête, tentent de détourner l'attention de la sentinelle qui garde Dominique, mais au moment où Dominique s'apprête à s'échapper, la sentinelle l'aperçoit et le jeune flamand plante son couteau dans sa gorge et le tue. Ce crime devra être vengé et si le coupable ne se rend pas à l'aube, le meunier sera fusillé à sa place.
Au 4ème acte, prêt à se sacrifier pour le bonheur de sa fille, Merlier fait croire à Dominique qu'il est libre et, avec la complicité de Marceline, l'envoie alerter les Français qui s'approchent. Quand ces derniers rentrent avec des cris de triomphe dans la cour du moulin, on entend la salve ennemie qui fait du vieux meunier un héros.
Jean Ziegler

(1)-On retrouvera cet air, chanté par la créatrice du rôle de Marceline dans le CD Malibran consacré à Marie Delna (CDRG 185)
(2)-On retrouvera cet air chanté par René Verdière dans le disque Malibran " Les ténors français No 2 (MR 627) et chanté par Georges Thill dans l'album de deux CD
Malibran (CDRG 105)




Prix : 19.00 (Including TVA at 20%)


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