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Jean Borthayre

Jean Borthayre

Ref: MR674

Jean BORTHAYRE
01 LEONCAVALLO – Paillasse – Prologue
02 GOUNOD – Faust – Air de Valentin « Avant de quitter ces lieux »
03 BIZET – Carmen – Air d’Escamillo
04 BIZET – Les Pêcheurs de Perles – Air de Zurga
05 OFFENBACH – Les Contes d’Hoffmann – « Scintille diamant »
06 DELIBES – Lakmé – « Lakmé, ton doux regard se voile »
07 MASSENET – Hérodiade – « Vision fugitive et toujours poursuivie »
08 MASSENET – Le Roi de Lahore – Air de Scindia « Aux troupes du sultan »
09 MASSENET – Thaïs – « Voila donc la terrible cité »
10 MASSENET – Manon – « Les grands mots que voilà »
11 PALADILHE – Patrie – « C’est ici le berceau de notre liberté »
12 VERDI – Un ballo in Maschera – Air de Renato « « Alla vita che t'arride» »
13 VERDI – Un ballo in Maschera – Air de Renato « Eri tu » (« en italien)
14 VERDI – Otello – Credo de Iago (en italien)
15 VERDI - Rigoletto – “Tous deux égaux”
16 VERDI – Le Trouvère – « Tout est désert »
17 VERDI – La Traviata – « Lorsqu’à de folles amours »
18 VERDI – Le Bal Masqué – « Et c’est toi »
C’est le 25 mai 1901 à Mauléon, dans cette terre des Pyrénées si propice à l’éclosion de belles et grandes voix que naquit de gens simples, les Borthayre, un certain enfant que ses parents prénommèrent Jean. Un enfant solide, gentil, que, de prime abord rien ne prédisposait à devenir un jour l’un des plus grands chanteurs d’opéra de son époque. Rien sinon une voix naturelle qui avec les ans résonnait de plus en plus fort à travers ces plaines et montagnes où il exerçait le métier de berger. Mais, comme le chemin fut long pour que ce don de Dieu le conduise à la gloire !
C’est lors de son service militaire que l’on découvre sa voix et d’aucuns le poussent à se présenter eu Conservatoire de Paris, dont l’entrée lui est toutefois refusée. Il a alors la chance de se faire entendre par Louis Azéma, célèbre basse de l’Opéra-Comique de Paris. Ce chanteur à la carrière brillante et très longue le prit en charge et lui apprit tout. Pour survivre, le jeune homme fit un peu de tout, y compris chauffeur de taxi, régalant ses clients d’échantillons de chants basques. Ces chants constituaient son seul répertoire lorsqu’en 1934 il monte sur la scène du Casino de Paris en faire valoir de récitals de Tino Rossi. On commençe à parler de lui au point qu’il est engagé en 1937 pour chanter à l’Opéra d’Alger. Mais la guerre interrompt ce début de carrière. Il ne peut la reprendre qu’en 1943 au Capitole de Toulouse où il restera jusqu’en 1946. Il se produit ensuite à Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Marseille et aussi à Gand et Anvers… L’écho de ses triomphes parvient enfin à Paris. Le 22 février 1951, il débute à l’Opéra Comique en Zurga, et le 25 du même mois à l’Opéra en Valentin (à trois mois près, il aura 50 ans). Et c’est immédiatement la liesse chez les aficionados de l’art lyrique : une voix de baryton aussi belle, puissante et longue ! Pensez ! on n’avait pas entendu çà depuis l’époque des Noté et autres Rouard ! On se bat pour aller entendre son Prologue de Paillasse et s’il a pour partenaire en Canio Tony Poncet, un autre pyrénéen, cela confine au délire. Et les rôles se succèdent tant salle Favart qu’au Palais Garnier : Ourrias, Dappertutto, Escamillo, Valentin, d’Orbel, Ankarström, Amonasro le Grand Prêtre de Dagon, Rigoletto, Karnac, Wolfram,… Et lorsqu’un ouvrage n’est plus au répertoire des grandes salles parisiennes, il va le chanter en province proche ou lointaine :Les Huguenots (Nevers), Guillaume Tell (rôle titre), Le Trouvère (Le comte de Luna), Hérodiade (Hérode), sans parler de quelques grand rôles pour lesquels on l’avait oublié à Paris, tels Nilakhanta ou Athanaël. La radio et le disque font la part belle à cette voix d’or. Et cette carrière, démarrée si tard, durera encore vingt ans. A soixante dix ans en effet, il se retire de la scène, pour vivre au calme près de sa femme, Marie-Louise Azéma, la fille de son mentor, qui fut un temps un soprano léger fort apprécié.
Le 25 avril 1984, Jean Borthayre est mort à Montmorency.

It was on May 25th 1901 at Mauleon, in the land of the Pyrenees, so propitious for the production of big and beautiful voices, that a child was born into the humble Borthayre family, named Jean by his parents. A healthy and good natured child who at first sight did not seem destined to become one of the greatest opera singers of his time. Nothing if not the natural voice that with the passing years resounded more powerfully across the plains and mountains where he praticed the profession of shepherd. But the journey was long before this gift of God lead him to glory! It was during his military service that his voice was discovered and he was persuaded to present himself at the Paris Conservatoire where he ws however refused entry. He had the luck to be heard by Louis Azema, a famous bass from the Paris Opera-Comique. This singer with a long and brilliant career took charge of him and taught him everything. In order to survive the young man did a bit of everything including taxi driving when he regaled his clients with basque songs. these songs constituted his entire repertoire when he went on stage to back up Tino Rossi at the Casino de Paris. He began to be talked about to the point when he was engaged in 1937 to sing at the opera house in Algiers. but the war interrupted the beginning of his career. He could only take it up again in 1943 at the Capitole in Toulouse where he remained until 1946. Following this he appeared in Strasbourg, Bordeaux, Lyons, Marseilles and also in Ghent and Antwerp. The echo of his triumphs finally reached Paris. On February 22nd 1951 he made his debut at the Opera Comique as Zurga and on the 25th of the same month at the Opera as Valentin (three months before his fiftieth birthday). It was immediately to the great pleasure of the afficianados of fine singing, who appreciated his baritone voice, as beautiful as it was powerful and wide in range! Think of it! No one had heard anything like it since the period of Note or Rouard! They fought to hear his prologue in Pagliacci and if he had Tony Poncet (another Pyreneean) as partner in the role of Canio, the pitch was raised to delirium.The roles followed one another at both the Salle Favart and the Palais Garnier.; Ourrias, Dappertutto, Escamillo, Escamillo, Valentin, D’Arbel, Ankarstrom, Amonasro, the High Priest of Dagon, Rigoletto, Karnac, Wolfram... And when roles were no longer in the repertoire of the great Parisian houses, he went to sing them in the provinces or abroad. Les Huguenots (Nevers) Guillaume Tell (title role) Il Trovatore ( Count Luna) Herodiade (Herod) not to speak of the great roles forgotten in Paris such as Nitakhanta or Athanael. Radio and records captured this golden voice.
And this career that started so late, lasted another twenty years. At the age of 70 he retired from the stage to live quietly with his wife, Marie-Louise Azema, the daughter of his mentor, who was for a while a much appreciated light soprano. On April 25th 1984 Jean Borthayre died at Montmorency.

Texte de Jean ZIEGLER traduction de Patrick BADE



Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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