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Jane Laval - Suzanne Cesbron-Viseur

Jane Laval - Suzanne Cesbron-Viseur

Ref: MR528

Suzanne CESBRON-VISEUR
01-Massenet - Thaïs : Air d'Eros - Odéon 123611 - Orch. Gustave Cloëz
02-Massenet - Sapho : La séduction : "Viens, m'ami - Orch. Gustave Cloëz
03-Gounod - Faust : Ballade du Roi de Thalé - Odéon 123609 - Orch. Gustave Cloëz
04-Gounod - Faust : Air des Bijoux - Odéon 123609 Orch. Gustave Cloëz
05-Georges Hüe : Sonnez les Matines - Odéon 123600 - Orch. Gustave Cloëz
06-Alexandre Georges : Les chansons de Miarlla - Orch. Gustave Cloëz
" Si l'eau qui court pouvait parler "
07-Ravel - Shéhérazade : La flûte enchantée - Odéon 188650 - Orch. Gustave Cloëz
08-Ravel - Shéhérazade : l'Indifférent - Odéon 188650 - Orch. Gustave Cloëz
09-Chausson - Le colibri - Odéon 123599
10-L'amour de Moy (XVIIème siècle) - Odéon 123600


Jane LAVAL
11-Meyerbeer - Les Huguenots : Cavatine du page - Columbia LFX 4
12-Massenet - Le Cid. Chimène : " Pleurez, mes yeux " LFX 4
13-Mozart : La flûte enchantée : Duo " Papagena,Papageno, avec Fred Bordon - Col. LF 52
Eugène Bigot
14-Weber : Le Freischutz - Annette : " Kommt ein… " (Fr) - Col. LFX 34
15-Weber : Le Freischutz - Annette : " Trübe Augen... " (Fr) - Col. LFX 34
16-Lully : Thésée : "Revenez, amours - Col. LF 18
17-Rameau - Castor et Pollux " Tristes apprêts " - Col. LF 18
18- Lagerat : La vie antérieure - Ultraphone EP 1046
19-Franck : La Procession - Ultraphone EP 1046
20-Gabriel Pierné : Trois petits oiseaux (Richepin) - Col. LF 19
21-Gabriel Pierné : Ils étaient trois petits chats blancs (Lorrain) - Col. LF 19
22-Gabriel Pierné : Marionnettes (Kringsor) - Col. LF 19
23-Fauré : Requiem " Pie Jesu " Columbia BFX 3
(Chanté par Jane Laval durant les obsèques du compositeur en l'Eglise de la Madeleine.
(Enregistré à Lyon, Cathédrale St Jean)
Disques enregistrement " électrique " (1926-1933)

Jane LAVAL
La soprano Jane Laval est née en 1891 selon Kutsch et Riemens ou en 1894 selon un livre publié par la Bibliothèque Nationale. Elle fut formée au Conservatoire de Paris où ses professeurs furent entre autres les excellents chanteurs Jacques Isnardon et Henri Albers. Elle fit ses débuts à l’Opéra de Paris le 21 mars 1918 dans un petit rôle du « Castor et Pollux » de Rameau. Plus tard, elle interpréta le rôle de Phèbe, et grava une interprétation noble et touchante de l’aria « Tristes apprêts ». Dans le Roméo et Juliette de Gounod par exemple, elle chanta le rôle de Stefano en 1920, puis celui de Juliette en 1928. Tout au long d’une carrière bien remplie, qui se déroula à l’Opéra jusque dans les années trente, Jane Laval interpréta un large éventail de rôles, dans des tessitures aiguës et plus larges. Elle alterna des rôles pour voix aiguë et agile tels que Urbain des « Huguenots », Blandine de « L’Enlèvement au sérail » et Annette du « Freischutz » avec des rôles plus lourds tels que Elsa dans Lohengrin et Eva dans « Les Maîtres-Chanteurs », tout en assurant les Filles du Rhin et les Filles-Fleurs.Elle participa à de nombreuses premières. Les plus importantes furent : le « Padmavati » de Roussel en 1923, le « Guercoeur » de Magnard en 1931 et la première en français du « Rosenkavalier » en 1927. Plus tard, elle chanta Sophie face à l’Octave de Germaine Lubin et à la Maréchale de Jeanne Campredon, dans une production dirigée par la fameuse soprano straussienne Marie Gutheil-Shoder. A l’étranger, elle chanta au Théâtre Colon de Buenos- Aires et au Liceo de Barcelone. En 1924, elle participa à la première grande saison internationale de Covent -Garden après la première guerre mondiale. Elle fut assez bizarrement distribuée dans le rôle de Nedda de « Paillasse » dans la saison italienne, qui fut assez pauvre et qu’éclipsa le grand succès de la saison allemande la même année. Parallèlement à ses rôles à l’Opéra, Jane Laval poursuivit avec succés une carrière en concert. Un souvenir particulièrement mémorable de cette carrière parallèle fut sa ravissante interprétation de « Pie Jesu » dans le Requiem de Fauré ! Elle alliait un timbre angélique à une chaleur féminine, tout l’opposé de la mollesse assurée et désincarnée de beaucoup d’interprétations modernes. La voix de Jane Laval était un soprano léger typiquement français, avec un timbre léger, brillant, aiguisé et un agréable soupçon de vibrato rapide tel le pétillement d’un vin jeune. Son portamento touchant mais bref dans les airs de Lully et de Rameau est bien de son temps, mais la ligne et la musicalité de son chant sont intemporelles.

Suzanne CESBRON-VISEUR
Comme c’est le cas pour tant de sopranos de sa génération, l’année exacte de la naissance de Suzanne Cesbron-Viseur est matière à conjectures. Le dictionnaire Kutsch et Riemens consacré aux chanteurs suggère 1878, mais ajoute prudemment un point d’interrogation. Il est en tout cas certain que la jeune Suzanne Cesbron gagna un premier prix en chantant au Conservatoire de Paris en 1900. Le critique du journal « Le Théâtre » écrivit : : “ Mademoiselle Cesbron a chanté Alceste “, qu’elle a interprété avec sincérité et émotion. Encore un peu inexpérimentée, elle a une bonne technique, c’est une artiste consciencieuse et sûre!”. Elle fit ses débuts à l’Opéra Comique le 24 janvier 1902, dans le rôle-titre du nouvel opéra de Massenet : “ Grisélidis “, au pied levé et sans répétition, en remplacement de la célèbre Lucienne Bréval. Peu après, elle fit la même chose en remplaçant l’encore plus célèbre Emma Calvé, en reprenant le rôle de Louise de la Vallière dans l’opéra de Reynaldo Hahn « La Carmélite ». Si elle ne fit pas sensation autant que Mary Garden, deux ans plus tôt lorsqu’elle tint le rôle de Louise en cours de spectacle, et si sa solide carrière ne la mit pas par la suite hors pair, cela est dû probablement plus à son apparence physique qu’à sa façon de chanter. Une photo d’elle en pleine page du journal « Le Théâtre », publié au moment de son triomphe au Conservatoire, montre une jeune femme à l’aspect sévère et plutôt sans attraits. Contrairement au mythe selon lequel les chanteuses du passé étaient toutes grosses et laides, il y avait beaucoup de très belles femmes sur les scènes d’opéra au début du XX° siecle. Beauté et sex-appeal étaient les attributs très recherchés chez les sopranos de la Belle Epoque. Parmi les rivales prestigieuses avec lesquelles Cesbron devait compter à la Salle Favart, il y avait Marguerite Carré, Maggie Teyte, puis Fanny Heldy et Yvonne Gall, sans compter les sirènes de la génération d’avant, telles que Lucienne Breval, Emma Calvé, Rose Caron. Néanmoins Suzanne Cesbron, devenue Viseur, en épousant le chef de chant Viseur, poursuivit une carrière bien remplie, à Paris, durant trois décennies, carrière qui lui laissait peu de temps pour chanter ailleurs. Parmi les rôles qu’elle tint à l’Opéra-Comique, il y eut Charlotte, Louise, Manon, Tosca, Melisande, à la fois Antonia et Giulietta des « Contes d’Hoffmann », Rozenn du « Roi d’Ys » et Butterfly. Elle fit des débuts tardifs à l’Opéra, le 11 mars 1923, à nouveau dans le rôle de Griselidis. Elle y parut aussi dans Pamina, Marguerite (de Gounod et de Berlioz) et participa aussi aux premières de plusieurs opéras oubliés depuis longtemps. L’enregistrement le plus connu de Suzanne Cesbron-Viseur fut la belle aria de la Sapho de Massenet, réalisé en 1929, très tard dans sa carrière. Il fait, à juste titre, l’admiration de collectionneurs. Après des difficultés vocales de brève durée, elle séduit les auditeurs en ciselant délicatement la mélodie tissée par Massenet. Cette interprétation rivalise avec celle de Renée Doria (CDRG103) qui en fit un superbe enregistrement, à une étape semblable de sa carrière. En fait, ces deux enregistrements, réalisés à un demi-siècle d’écart, représentent la tradition vocale française à son zénith. Après s’être retirée de la scène, Suzanne Cesbron-Viseur continua d’enseigner au Conservatoire de Paris, où Régine Crespin fut l’une de ses élèves.
Patrick Bade (Traduction Denise Tendil).

Jane LAVAL
The soprano Jane Laval was born in 1891 according to Kutsch and Riemens or 1894 according to a booklet published by the Biblioteque Nationale. She trained at the Paris Conservatoire where her teachers included the distinguished sisngers Jacques Isnardon and Henri Albers. She made her debdut at the Paris Opera on 21 March 1918 in a small role in Rameau’s “Castor et Pollux”. Later she would graduate to the role of Phebe and record a noble and touching account of the aria “Tristes apprets”. It was a pattern repeated in other operas. In Gounod’s “Romeo et Juliette” for example, she sang the role of Stefano in 1920 and moved on to that of Juliette in 1928. In a busy and useful career at the Opera that lasted into the 1930s, Jane Laval sang a wide range of roles, both small and large. She alternated between roles that required lightness and agility such as Urbain in “Les Huguenots”, Blondine in “L’Enlevement au Serail” and Annette in “Le Freischutz” with heavier more substantial roles such as Elsa in Lohengrin and Eva in “Les Maitres Chanteurs”, while still being required to provide Rhinemaidens and Flowermaidens.Jane Laval took part in many premieres. The most important of which were Roussel’s “Padmavati” in 1923, Magnard’s “Guercoeur” in 1931 and the French premiere of Der Rosenkavalier in 1927. In the latter she sang the part of Sophie to the Oktavian of Germaine Lubin and the Marschallin of Jeanne Campredon in a production directed by the distinguished Straussian sosprano Marie Gutheil-Schoder.
Outside of France, Jane Laval sang at the Teatro Colon in Buenos-Aires and the Liceo in Barcelona. In 1924, she participated in the first major international season at Covent Garden after the First World War. She was somewhat eccentrically cast as Nedda in “I Pagliacci” in the ill-starred Italian season that was overshadowed by the great success of the German season in the same year. Alongside her operatic activities, Jane Laval maintained a highly successful career as a concert artist. A particularly lovely souvenir of this parallel career is her lovely rendering of the “Pie Jesu” from Faure’s Requiem. It combines angelic poise with a comfortingly feminine warmth, quite unlike the bloodless and asexual blandness of many modern performances. Jane Laval possessed a typically French light soprano voice with bright, well-focussed tone and a pleasing hint of rapid vibrato like the sparkle in a young wine. Her affecting but restrained use of portamento in arias of Lully and Rameau, is very much of her time but the poise and musicality of her singing is timeless.

Suzanne CESBRON-VISEUR
As with so many sopranos of her generation, the exact year of Suzanne Cesbron-Viseur’s birth is a matter of conjecture. The Kutsch and Riemens dictionary of singers suggest the date 1878 but prudently adds a question mark. What is certain is that the young Suzanne Cesbron won a first prize in singing at the Paris Conservatoire in 1900. The critic of the journal “Le Theatre” commented “Mademoiselle Cesbron competed with “Alceste”, which she interpreted with sincerity and emotion. Still a little inexperienced, she proved her technique and certainly presented a conscientious and confident artist to us.” She made her debut at the Opera-Comique on 24 January 1902, in the title role of Massenet’s new opera “Griselidis”, taking over at short notice and without rehearsal from the renowned Lucienne Breval. Soon after she performed the same service for the even more celebrated Emma Calve, by taking over the role of Louise La Valliere in Reynaldo Hahn’s opera “La Carmelite”. If she did not repeat the sensation created by Mary Garden two years earlier when she stepped into the role of Louise in mid performance and if her subsequent career was respectable rather than brilliant, it probably had more to do with her physical appearance than her singing. A full-page photographic portrait of her published in “Le Theatre” at the time of her triumph at the Conservatoire presents a severe and rather plain young woman. Contrary to the myth that the singers of the past were uniformly fat and ugly, there were many great beauties on the operatic stage at the turn of the century. Good looks and sex appeal were highly sought attributes of the sopranos of the “Belle Epoque”. Amongst the glamorous rivals that Cesbron had to contend with at the Salle Favart were Marguerite Carre, Maggie Teyte, Fanny Heldy and Yvonne Gall, not to mention sirens of an older generation such as Lucienne Breval, Emma Calve and Rose Caron. Nevertheless Cesbron-Viseur continued a busy career in Paris for nearly three decades with little time left over to sing elsewhere. Amongst the roles that she sang at the Opera-Comique were Charlote, Louise, Manon, Tosca Melisande, Both Antonia and Giulietta in “Les Contes d’Hoffmann”, Rosenn in “Le Roi d’Ys” and Butterfly. She made a belated debut at the Opera on the 11 March 1923, once again as Griselidis. At the larger house she also sang Pamina, Marguerite in both Gounod and Berlioz’s operas as well as participating in the premieres of several long forgotten operas. Suzanne Cesbron-Viseur’s best-known record, of the lovely aria from Massenet’s “Sapho”, was made in 1929, very late in her career. It is justly admired by record collectors. After a brief moment of vocal infirmity, she seduces listeners with her exquisitely fine shading of Massenet’s long spun out phrases. It matches the superb recording of Renee Doria made at a similar stage of her career. Indeed these two recordings made exactly half a century apart represent the French vocal tradition at its finest. After her retirement from the stage, Suzanne Cesbron-Viseur continued to teach at the Paris Conservatoire where Regine Crespin was amongst her pupils.
Patrick Bade



Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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