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Ivan Kozlovsky

Ivan Kozlovsky

Ref: MR683

(1900 – 1993)
Chante en Russe

01 PUCCINI – La Bohème – « Che gelida manina »
02 PUCCINI – La Bohème – « In un coupé » (avec Ivan Burlak)
03 LEONCAVALLO – Paillasse – Sérénade d’Arlequin
04 VERDI – Rigoletto – « Questa o quella »
05 VERDI – Rigoletto – Duo de l’acte 1 (avec Yelizaveta Shumskaya)
06 VERDI – Rigoletto – « Ella mi fu rapita ! »
07 VERDI – Rigoletto – « La donna e mobile »
08 VERDI – La Traviata - « Lunge da lei… De’ miei bollenti spiriti… Oh mio rimorso !»
09 GOUNOD – Faust – Cavatine de Faust
10 GOUNOD – Faust – Romance de Siébel
(incluse dans la scène de la chambre au début de l’acte 3)
11 GOUNOD – Roméo et Juliette – Ah, lève-toi, soleil »
12 OFFENBACH – Les Contes d’Hoffmann – Légende de Kleinzach
13 DELIBES – Lakmé – « Prendre le dessin d’un bijou… Fantaisie o divin mensonge »
14 MASSENET – Manon – Le rêve
15 MASSENET – Werther - Le Lied d’Ossian
16 PLANQUETTE – Les Cloches de Corneville – « Va, petit mousse, où le vent te pousse »
17 MONIUSZKO – Halka – Air de Jontek


Jusqu’à une époque récente, le nom d’Ivan Koslovsky n’était connu hors de son pays d’origine que dans un cercle restreint de collectionneurs et de quelques amateurs. Ce fut pourtant l’un des plus extraordinaires ténors du XXème sècle. Sa voix était d’une fabuleuse longueur (plus de trois octaves sans aucune rupture entre les registres) et d’une ductilité à faire envie aux plus célèbres sopranos coloratures. Impeccable musicien, comédien ardent au physique avantageux, il fit une très longue carrière au théâtre, en récitals et au disque.
Seulement voilà, il était ukrainien, il ne s’est jamais produit qu’en URSS et il n’a jamais chanté que dans sa langue natale, même si son répertoire débordait largement le cadre national. De plus, il était le fruit de l’école de chant russe, ce qui lui valut de certains « connaisseurs » le reproche d’une émission vocale blanche, orientale ( !!!) ou même nasale, ainsi que de son seul attachement à l’élégance du bel canto au détriment de l’évolution vériste du chant telle qu’elle se pratiquait à l’Ouest.
Ivan Semyonovich Koslovsky est né le 11 mars 1900, dans le petit village de Maryanovska situé à 60 kilomètres de Kiev. Ses parents étaient chanteurs et, dès le berceau, il est imprégné par ces merveilleuses mélodies que sont les chants ukrainiens. Il apprend très jeune la musique et le chant. En 1915, il se rend Kiev pour se perfectionner et s’intéresse d’emblée à toutes les formes de théâtre. Il a alors la chance de rencontrer la grande tragédienne Maria Konstantinovna Zankovetskaya, que l’on nommait la Duse ukrainienne. Il est tellement saisi par ses talents d’actrice qu’après avoir travaillé avec elle il se fait engagé dans sa compagnie théâtrale. C’est donc comme acteur et en jouant quantité de rôles, qu’il débute sur scène. Mobilisé durant la guerre civile, il quitte l’armée en1924 et se rend à Kharkov. Il y est engagé à l’Opéra local et débute dans Faust. Il y chante un répertoire important, dont successivement les rôles de Monsieur Triquet et de Lensky d’Eugène Onéguine, celui de Jonek dans Halka de Moniuszko, celui du Duc de Mantoue dans Rigoletto,… Lors d’une saison à Sverdovsk, il ajoute les rôles de Don José et celui de l’Astrologue dans Le Coq d’Or de Rimsky- Korsakov. Enfin, et après une tentative avortée, il est engagé au fameux Bolshoi. Il débute en 1927 dans La Traviata et remporte un immense succès qui ne se démentira jamais jusqu’à ce qu’il quitte la scène en 1954 pour se consacrer au récital jusqu’en 1971. S’il ne fit que quelques apparitions hors de Moscou, Léningrad, Tbilisi, Kiev, ses fréquents passages à la radio et ses innombrables disques, dont 24 intégrales (Le Barbier de Séville, Faust, Werther, Roméo et Juliette Rigoletto, La Traviata Eugène Onéguine, La Bohème, Boris Godounov, Orphée, Lohengrin,…toutes chantées en Russe) font de lui jusque dans les moindres foyers l’artiste le plus aimé de tout un peuple.Comblé des honneurs les plus mérités, Ivan Semyonovsky Koslovsky meurt le 21 décembre 1993, à 93 ans.
A titre personnel, possédant trois des intégrales auxquelles il a participé avec des partenaires remarquables, Faust, Roméo et Werther, je les considère, malgré le handicap d’une langue qui ne m’est pas familière, comme parmi les plus belles d’une discographie importante.
(Photos collection Daniel Meysman)
Until recently, the name of Ivan Koslovsky was know outside his native land, only to a restricted circle of collectors an connoisseurs. He was, however one of the most extraordinary tenors of the twentieth century. His voice had a faboulous range (more than three octaves with no break in the registers) and with a flexibility that would be the envy of the most celebrated coloratura sopranos. An impeccable musician, a passionate and good-looking actor, he had a long career in the theatre, in recitals and on disc. Being a Ukrainian though, He never appeared outside the USSR and only sang in his native language even though his repertoire extended beyond national limits. In addition, he was a product of the Russian schooll of singing which has caused certain “connoisseurs” to complain about a white or oriental or even nasal vocal emission and about his exclusive attachment to the elegance of bel canto to the detriment of the verist evolution of singing as practiced in the West.
Ivan Semyonovich Koslovsky ws born on March 11th 1900, in the little village of Maryanovska situated 60 kilometers from Kiev. Both his parents were singers and from the cradle he was impregnated with the marvelous Ukrainian folk songs. At at early age he learned music and singing. In 1915, he went to Kiev to perfect his technique and immediately became interested in all kinds of theatre. There he had the opportunity to meet the great tragedienne Maria Konstantinovna Zankovetskaya, dubbed the Ukrainian Duse. He was so taken bu her talents as an actress that having worked with her, he was engaged by her theatrical company. So it was that he made his stage debut as an actor, playing a large number of roles. Mobilised during the civil war, he left the army in 1924 and moved to Kharkov. He was enged by the local opera, making his debut in Faust. There he sang an important repertoire, taking on in succession the roles of Monsieur Triquet and Lensky in Eugene Onegin, Jonek in Moniusko’s Halka and the Duke of Mantova in Rigoletto. During a season at Sverdovsk, he added the roles of Don José and that of the Astrologer in the Golden Cockerel.fianlly after an aborted attempt, he was engaged by the famous Bolshoi. He made his debut there in 1927 in La Traviata and won a huge success which continued untill he retired from the stage in 1954 to dedicate himself to recitals until 1971. If he made few appearances outside of Moscow, Leningrad, Tbilisi and Kiev, his frequent radio broadcasts and his countless discs including 24 complete opera recording made him the most loved artist amongst all the people even in the humblest homes. Covered with well-merited honours Ivan Semyonovich Koslovsky died on December 21 1993 at the age of 93.
Speaking personally, as the possessor of three of these complete sets in which he sings with remarkable partners, “Faust, Roméo and Werther,” I consider them, despite the handicap of a language with which I am not familiar, to be amongst the most beautiful of an entensive discography.

Jean ZIEGLER traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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