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Georgette Bregean Silver

Georgette Bregean Silver

Ref: MR733




Georgette BRÉJEAN-SILVER
Disques Odéon, épreuves & Fonotipia
Enregistrements de 1905-06 avec piano & de 1907-09 avec orchestre

01.Le Magali (sic) Chanson populaire provençale “Magali” XP 2865 épreuve (a ca
02.Les Noces de Figaro: Ariette de Chérubin (Mozart) Od 56211, XP 4714
03.Rigoletto O doux nom (Verdi) Fono 39325
04.Rigoletto Au temple où ma prière Od 56214, XP 4717
05.La Traviata: Grand Air Quel est donc cet émoi charmant Od 56004 XPh 624-4
06.La Traviata: Grand Air (2e partie) Pour jamais Od 56005 (ou 006?) & XPh 623
07.La Bohème On m’appelle Mimi (Puccini) Od 56206, XP 4654
08.Faust Air de Siebel Faites-lui mes aveux ‘Gounod) Od 56072, XP 3269
09.Faust Chanson du Roi de Thulé avec annonce Od 56062, XP 2873
10.Faust Les Bijoux avec Annonce Od 56055, XP 2856
11.Roméo et Juliette Valse Je veux vivre (Gounod) Od 56008 (ou 009?), XPh 658
12.Manon Je suis encore toute étourdie (Massenet) Od 56069, XP 2864
13.Manon Voyons, Manon, plus de chimères Od 56040, XP 2861
14.Manon Le Fabliau Qui, dans les bois et dans la plaine Od 56011, XPh 67 (Créatrice à Bruxelles de ce morceau écrit pour elle par Massenet)
15.Thaïs Qui te fait si sévère “Phrase” (Massenet) Od 56063 XP 2875
16.Thaïs L’Amour est une vertu rare XP 2874 épreuve
17.Lakmé Pourquoi dans les grands bois (Delibes) XP 2854 épreuve + piano
18.Lakmé Tu m’as donné le plus doux rêve XP 2853 épreuve + piano & Annonce
19.Lakmé Pourquoi dans les grands bois Od 56216, XP 4713 + orch
20.Lakmé Tu m’as donné le plus doux rêve Od 56215, XP 4712 + orch
21.Fra Diavolo Air de Zerline Voyez sur cette roche (Auber) Od 56205, XP 4652
22.Les Noces de Jeannette Air du Rossignol Au bord du chemin (Victor Massé)
Od 56071 & 73, XP 3267 & XP 3268-2
23.Les Noces de Jeannette (suite) Voix légère Od 56071 & 73, XP 3267 & XP 3268-2
24.Le Clos (Mélodie) musique de Charles Silver XP 2855 épreuve
25.La Belle au Bois dormant: Rêverie (Silver) XP 2862 épreuve
(Créatrice à l’Opéra-Comique)
26.La Belle au Bois dormant: Vision (Silver) épreuve XP 2865

Dans les années autour de 1900, Georgette Bréjean-Silver tint sa place dans la rude compétition à l’Opéra-Comique. Ces années virent le zénith de la tradition lyrique. La Salle Favart pouvait présenter une galaxie de sopranos françaises ou formées en France, parmi lesquelles Emma Calvé, Mary Garden, Marguerite Carré, Lise Landouzy, Catherine Mastio, Aline Vallandri, Julia Guiraudon, Lucette Korsoff, Jeanne Tiphaine, Sigrid Arnoldson, Aino Akté, Frances Alda et Géraldine Farrar. Bréjean-Silver partagea ses rôles avec toutes celles-ci et dans celui de Manon ne fut sans doute pas la seconde d’aucune d’entre elles.
A cette époque, le public parisien sophistiqué exigeait de ses sopranos non seulement du beau chant mais aussi un physique agréable. Telle était Bréjean-Silver avec ses formes attractivement arrondies, sa taille de guêpe et son sourire plein de charme comme en attestent les photographies parues dans le magazine Le Théâtre, ainsi que sa voix ravissante et sa parfaite technique révélées dans les disques qu’elle a gravés pour les firmes Odéon et Fonotipia. Elle possédait la voix française caractéristique de l’époque avec un timbre lumineux et une précision absolue. La gloire de la voix se situait indiscutablement dans l’aigu qui se déployait confortablement jusqu’au contre mi nécessaire à l’air de Manon « Je suis encore toute étourdie ». Son enregistrement du duo d’amour de Faust avec Emile Scaramberg confirme que les registres médiums et graves étaient aussi agréablement riches et chauds. L’excellence de sa technique peut être perçue dans les ornements nettement ciselés et dans les trilles et roulades si bien articulés de l’air de Gilda.
Georgette Bréjean-Silver est née Georgette-Amélie Sisout à Bordeaux en 1870. Après avoir fait ses classes au Conservatoire de Paris, elle fait ses débuts à l’Opéra de Bordeaux en 1890. Elle épouse le directeur de l’établissement (un habile mouvement de carrière qu’avait découvert auparavant Marie Miolan-Carvahlo et plus tard Marguerite Carré), ajoutant à son nom celui de Gravière durant la première partie de sa carrière. Plus tard, elle changea son nom en Bréjean-Silver après son mariage avec Charles Silver, élève de Massenet. Bréjean-Silver fit ses débuts (en tant que Bréjean-Gravière) à l’Opéra Comique dans Manon en 1894. Ce théâtre demeura le centre de ses activités pour le reste de sa carrière. Parmi les rôles qu’elle y chanta figurent Rosine, (Le Barbier de Séville), Philine (Mignon), Angèle (Le Domino Noir), Leila (Les Pêcheurs de Perles) et Rozenn (Le Roi d’Ys). Elle chanta par ailleurs à Bruxelles, Monte Carlo, Nice et Marseille.
C’est en 1894 que Massenet entendit Bréjean-Silver pour la première fois dans Manon. Dans une lettre du 16 septembre 1894 à son éditeur Henri Heugel, il décrivit son interprétation comme de premier ordre. Massenet fut tellement impressionné qu’il écrivit un air additionnel, le Fabliau pour être la vitrine de ses talents de coloratura et comme alternative à la fameuse gavotte pour ses débuts dans le rôle à Bruxelles. C’était un remarquable compliment considérant que Manon était déjà considérée comme son plus grand chef d’œuvre.
Bréjean-Silver resta étroitement associée à Massenet pour le reste de sa carrière. Le compositeur lui dédicaça « Chanson pour elle » et lui fit travailler le rôle de Sapho pour Bordeaux. Il écrivit à Heugel « Mme Bréjean-Gravière a travaillé tout le rôle de Sapho trois fois avec moi, elle aura un grand succès à Bordeaux, il ne saurait en être autrement. »
Le 16 décembre 1988 Bréjean-Silver chanta Manon dans la Salle Favart reconstruite et l’année suivante prit part à la première de Cendrillon de Massenet aux côtés de Julia Guiraudon, Blanche Deschamps-Jehin et Jeanne Tiphaine.
Pour les collectionneurs de disques historiques, ceux de Georgette Bréjean-Silver ont le double avantage d’être à la fois rares et bons. Seul un riche et patient collectionneur pourrait ressembler les originaux de tous les disques présents sur ce CD. Du plus haut intérêt historique est l’enregistrement du Fabliau. Depuis que Mozart a ajouté quelques fioritures aux airs d’Idoménée pour faire connaître la technique vocale du ténor Anton Raaff vieillissant et des contre fa aux airs de la Reine de la Nuit pour sa belle-sœur Josefa Hofer, de nombreux compositeurs ont écrit des airs taillés sur mesure pour les talents ou limitations de chanteurs précis. Mais il ne doit y avoir que peu d'exemple de plumes de grands compositeurs du XIXème siècle réécrivant pour un chanteur d’autres airs que ceux qu’il avait déjà été écrits. D’aussi grands intérêt et rareté sont les trois morceaux composés par le second mari de Bréjean-Silver, Charles Silver.

In the years around 1900, Georgette Brejean-Silver held her own against stiff competition at the Opera-Comique. These years saw the zenith of the French operatic tradition. The Salle Favart could present a galaxy of gifted and glamorous French or French-trained sopranos that included Emma Calve, Mary Garden, Marguerite Carre, Lise Landouzy, Catherine Mastio. Aline Vallandri, Julia Guiraudon, Lucette Korsoff, Jeanne Tiphaine, Sigrid Arnoldson, Aino Akte, Frances Alda and Geraldine Farrar. Brejean-Silver shared roles with all of these and in the role of Manon was arguably second to none.
In these days, sophisticated Parisian audiences demanded not only beautiful singing but physical beauty too from their sopranos. Brejean-Silver’s attractively plump, wasp-waisted figure and charming smile are attested by photographs in the illustrated magazine “Le Theatre” and her ravishing voice and polished technique by the records she made for the firms of Odeon and Fonotipia. She possessed a characteristically French soprano voice of the period with bright timbre and pointed focus. The glory of the voice was undoubtedly at the top, which stretched comfortably up to the top E needed for Manon’s “Je suis encore tout etourdie”. Her recording of the love duet from “Faust” with Emile Scaremberg confirms that the middle and lower registers were also pleasingly warm and full. The excellence of her technique can be heard in the neatly turned ornaments and the finely articulated trills and runs of Gilda’s aria.
Georgette Brejean-Silver was born as Georgette-Amelie Sisout in Bordeaux in 1870. After training at the Paris Conservatoire she made her debut in 1890 at the Bordeaux Opera. She married the director of the house (a smart career move as was discovered earlier by Marie Miolan-Carvahlo and later by Marguerite Carre) adding his name of Graviere to hers for the first part of her career. Later she would change her name to Brejean-Silver after marrying the Massenet pupil Charles Silver. Brejean-Silver made her debut (as Brejean-Graviere) at the Opera Comique as Manon in 1894. This theatre remained the centre of her activities for the rest of her career. Amongst the roles she sang there were Rosine (Le Barbier de Seville) Philine (Mignon) Angele (Le Domino Noir) Leila (Les Pecheurs de Perles) and Rosenn (Le Roi d’Ys). Other opera houses where she sang included Brussels, Monte Carlo, Nice and Marseilles.
It was in 1894 that Massenet first heard Brejean-Silver as Manon. In a letter of September 16th 1894 to his publisher Henri Heugel, he described her interpretation as “first-rate”. Massenet was sufficiently impressed to write an additional aria, the “Fabliau” to showcase her coloratura talents and as an alternative to the famous “gavotte” for her debut in the role in Brussels. It was a remarkable compliment considering that “Manon” was already well established as his greatest masterpiece.
Brejean-Silver remained closely associated with Massenet for the rest of her career. The composer dedicated the song “Chanson pour elle” to Brejean-Silver and coached her in the role of Sapho for Bordeaux. He wrote to Heugel “”Mme Brejean-Graviere has been through the role of Sapho three times with me; she will have a great success in Bordeaux, that could not be otherwise.”
On December 16th 1898 Brejean-Silver sang the first Manon in the rebuilt Salle Favart and the following year she took part in the premiere of Massenet’s “Cendrillon” alongside Julia Guiraudon, Blanche Deschamps-Jehin and Jeanne Tiphaine.
For collectors of historic recordings, Georgette Brejean-Silver’s have the double attraction of being rare and good. It would be a wealthy and persistant collector who could bring together original copies of all the records presented on this CD. Of quite exceptional historic interest in her recording of the “Fabliau”. Since Mozart added “chopped noodles” to Idomeneo’s arias to display the florid technique of the aging tenor Anton Raaff and top F’s to the Queen of the Night’s arias for his sister-in-law Josefa Hofer, many opera composers have written arias that were tailored to the talents and limitations of specific singers. But there can be few other examples from the pen of a great 19th century composer that have come down to us recorded by the singer for which they were written. Also of exceptional rarity and interest are the three items composed by Brejean-Silver’s second husband Charles Silver.

Texte de Patrick BADE, Traduction de Jean ZIEGLER
Collection Jean NIROUET


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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