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Emile Colonne-Annette Talifert

Emile Colonne-Annette Talifert

Ref: MR713

Emile COLONNE
01 - Mireille-Gounod: Air d’Ourrias
02 - Cendrillon - Massenet: Air de Pandolphe
03 - Le Jongleur de Notre-Dame - Massenet
Légende de la sauge
04 - Don Quichotte - Massenet: Air de Sancho
05 - Noël païen - Massenet
06 - Don Quichotte à Dulcinée - Ravel
07 - La légende du preux - Scassola: Grand Air
08 - Chanson d’amour - Schubert: Le rêve
09 - Noël d’Adam (enregistré à l’age de 75 ans)

Annette TALIFERT
10 - Hamlet - Thomas: Air de la folie
11 - Louise - Charpentier: “Depuis le jour...”
12 - Roméo et Juliette-Gounod: Valse de Juliette
13 - La Fille du régiment - Donizetti: “Chacun le sait...”
14 - La Fille du régiment - Donizetti: Salut à la France
15 - Songe d’une nuit d’hiver - Auguste De Boeck
16 - La Traviata - Verdi: “ Quel trouble... Folie!...”
17 - Chanson de Kaatje - Victor Buffin
18 - Le Chevalier à la Rose - R. Strauss Présentation de la Rose
19 - Hansel et Gretel - Humperdinck :Joli Château-Gâteau
(Ces deux derniers en duo avec avec Livine Mertens)



Emile COLONNE (Toulon 1885 - Bruxelles 1970)
Je voudrais d’abord exprimer ma gratitude envers l’éditeur du présent CD. Se pencher sur une réédition des voix d’hier, si injustement oubliées, mérite notre respect. Nous sommes dès lors particulièrement heureux de mettre en lumière le magnifique artiste qu’était Emile Colonne, car nous l’avons côtoyé de façon assidue les vingt dernières années de sa vie. Rien ne destinait le jeune Toulonnais à la carrière théâtrale. Cependant à l’age de 17 ans, atteint d’une pleurésie et après les soins prodigués, le médecin lui préconise des exercices respiratoires..Pourquoi ne pas s’atteler à l’étude du chant, car le jeune Emile y montre de belles dispositions. Inscrit d’abord au conservatoire de Toulon, il y devient rapidement lauréat. S’ensuit le conservatoire de Marseille où quelques années suffisent pour obtenir un premier prix. Le milieu musical de Marseille lui fait connaître une jeune fille ayant obtenu les prix de solfège et de piano. Elle s’appelle Marie Louise Bonduel. Une idylle s’installe entre les jeunes gens qui aboutira plus tard à un mariage. Dans les salons des parents Bonduel l’on reçoit de grandes personnalités musicales. Debussy, Saint-Saëns, Xavier Leroux et bien d’autres s’y produisent. Le chemin vers l’art lyrique semble s’ouvrir au jeune baryton. Commence alors une série d’auditions dans divers théâtres. Sa première apparition sur scène se fait à Toulon. Les directeurs de théâtre se montrent enthousiastes car, outre sa belle voix de baryton d’opéra-comique il est doté d’un physique de jeune premier. Après des débuts prometteurs sa route traversera la France et ses colonies. Les voyages se multiplient et les années passent. En 1924 Monsieur Corneil de Thoran, directeur du Théâtre Royal de la Monnaie, de passage en France, en quête d’un ténor qui lui a été recommandé, revient avec le baryton Emile Colonne. Engagé dans la troupe du théâtre, il chante les premiers barytons au cotés d’Ansseau,Clairbert, J.C.Thomas, D’Arkor, Alcaide, Van Obbergh, Talifert etc... Les succès grandissant, Colonne est appelé en 1928 à l’Opéra de Paris pour interpréter le rôle de Papageno, au coté de Lotte Schoene, grande spécialiste Mozartienne. Revenue au bercail, il y reste jusqu’en 1952 en prêtant aussi son concours à de multiples concerts & récitals.
Nous avons devant nous, la liste du répertoire qu’ Emile Colonne a chanté. Elle est très impressionnante. Nous découvrons qu’il a 67 rôles à son actif, dont 23 créations pour ledit théâtre. Ce chiffre nous interpelle. Certains de nos chanteurs actuels font une carrière avec une poignée de rôles repartis de sorte à ne chanter que quatre représentations par mois. Ces mêmes vous diront « Oui mais, de nos jours, ce n’est plus comme avant ». A quoi nous répondrons simplement « C’est vrai, mais à l’époque les artistes chanteurs avaient voix et technique. A présent, grand nombre d’entre eux n’ont ni l’une ni l’autre. Nous vous invitons maintenant à écouter ces humbles enregistrements privés d’Emile Colonne à l’age de 60 ans, accompagné au piano par son épouse. Remarquons que l’enregistrement de « Minuit Chrétien » a été réalisé en 1960. Emile Colonne avait alors 75 ans. Ce dernier enregistrement a été réalisé par nos soins, mais avec un matériel rudimentaire et non professionnel.


I would firstly like to express my gratitude towards the publisher of this CD. The willingness to reissue such unjustly neglected voices from the past deserves our respect. We are particularly happy to draw attention the magnificent artist Emile Colonne as we followed so closely the last twenty years of his life. Nothing had predestined the young man from Toulouse for a theatrical career. However at the age of 17, after suffering from pleurisy and undergoing expensive treatment, he was recommended by his doctor to undertake breathing exercises. What better way than the study of singing for which the young Emile had shown a natural disposition. Inscribed at the Conservatoire in Toulon, he quickly won prizes. Following this, a few years at the conservatoire in Marseilles brought him a first prize. In the musical circles of Marseilles he made the acquaintance of a young girl who had won prizes in musical theory and piano. Her name was Marie Louise Bonduel. A romantic relationship developed between the young couple that would later lead to marriage. The great musical personalities of the day were received in the drawing room of her family. Debussy, Saint Saens, Xavier Leroux and many others came. The way to a vocal career seemed to open itself before the young baritone. He made a series of auditions in various theatres. His first appearance on stage was in Toulon. Theatre directors were enthusiastic because in addition to his fine baritone voice he possessed a handsome and youthful appearance. After promising beginnings, he travelled across France and the colonies. His voyages multiplied and the years passed. In 1924 Monsieur Corneil de Thoran, director of the Theatre Royal de la Monnaie was passing through France in search of a tenor who had been recommended to him and came back instead with the baritone Emile Colonne. Engaged for the company of the theatre he sang leading baritone roles there alongside Ansseau, Clairbert, J.C. Thomas, D’Arkor, Alcaide, Van Obbergh, Talifert etc etc. He went from success to success and in 1928 he was called to Paris to interpret the role of Papageno beside the great Mozart specialist Lotte Schoene. Returning to the fold, he remained there until 1952, appearing also in many concerts and recitals.
We have before us the list of Emile Colonne’s repertoire. It is very impressive. We discover that it encompassed 67 roles including 23 creations in the above mentioned theatre.
Such a number raises questions today. Many of today’s singers confine themselves to a handful of roles and sing no more than four or five times a month. They say, “But yes, these days things are no longer as they were in the past” To which we would reply simply “That is true, but in those days singers had voice and technique.” Nowadays, a great many have neither the one nor the other. We invite you to listen to these humble private recordings made by Emile Colonne at the age of 60, accompanied by his wife. One should take note that the recording of “Minuit Chretien” was made in 1960. Emile Colonne was 75 years old. This recording was made under our supervision but with simple and non-professional means.

Annette TALIFERT (1900-…….)
Cette cantatrice française débuta à Paris en 1919. Comme tant de ses camarades, elle chanta de nombreux rôles en province et, tout comme E. Colonne ( dont elle a si souvent été la partenaire à la scène), elle fut remarquée par le directeur du Théâtre de la Monnaie, avec un engagement pour la saison 1925-26. Son premier rôle « Cio Cio San » dans Madame Butterfly lui rapporta un tel succès qu’elle resta sur la scène de la Monnaie pendant dix saisons. Les grands rôles du répertoire lui était dévolus ; Lakmé, Juliette, Manon,Violetta, Rosine, Leila,Gilda, Louise, Mimi etc.….Elle y créa sept ou huit rôles, dont celui de Liu de Turandot. Nous la retrouvons ensuite en France où elle connaît des succès identiques. En 1940 au sommet de sa gloire, elle quitte la scène. Elle enseigne le chant et devient professeur à la « Schola Cantorum ».Pour notre grand bonheur, elle nous a laissé quelques enregistrements pour la marque « Columbia ». A l’écoute de ces enregistrements vous verrez comme son talent était grand.

This French singer made her debut in Paris in 1919. Like many of her comrades whe sang numerous roles in the provinces and like E. Colonne (whom she often partnered on stage) she was noticed by the director of the Monnaie and engaged for the season of 1925-6. Her first role “Cio Cio San” in Madame Butterfly brought her such a success that she stayed in our theatre for then seasons. She was offered the great roles of her repertoire; Lakme, Juliette, Manon, Violetta, Rosina, Leila, Gilda, Louise, Mimi etc. She created seven roles, including Liu in Turandot. We find her again in France where she enjoyed similar success. In 1940 in the full flowering of her talent, she left the stage. She taught singing and became a professor at the “Schola Cantorum”. Luckily for us she made several records on the Columbia label. Judge for yourselves and you will see that she had great talent.

Daniel MEYSMAN, traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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