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Edouard Rouard

Edouard Rouard

Ref: MR594

Edouard ROUARD 1876 – 1962 Opera Francais

01 L’Africaine (Meyerbeer) – « Fille des Rois » - Gramo P 470 (1923)
02 Hamlet (A. Thomas) – « Spectre infernal » - Gramo P 410 (1920)
03 Hamlet (A. Thomas) – « Ombre chérie » - Gramo P 410 (1920)
04 Hamlet (A.Thomas) – Scène de l’Esplanade (avec Combe et choeurs) Gramo P 451 (1921)
05 Hérodiade (Massenet) - « Vision fugitive » - GramoW 409 (1921)
06 Hérodiade (Massenet) – « Salomé, demande au prisonnier » - Gramo W 383 (1920)
07 Thaïs (Massenet) – « La paix soit avec vous » - Gramo W 416 (1921)
08 Thaïs (Massenet) – « Voila donc la terrible cité » Gramo W 416 (1921)
09 Le Jongleur de Notre Dame (Massenet) – Légende de la Sauge – Gramo W 408 (1921)
10 Samson et Dalila (Saint-Saëns) – « Maudite à jamais soit ta race » - Gramo P 409 (1921)
11 Lakmé (Delibes) – Stances de Nilakhanta – Gramo W 409 (1921)
12 Faust (Gounod) – Choral des Epées (avec chœurs) – Odéon 123026 (1929)
13 Paillasse (Léoncavallo) – Prologue – Odéon 123011 (1930)
14 La Tosca (Puccini) – « Et remets lui ce mot » - Gramo P 409 (1920)
15 La Tosca (Puccini) – « Oui, l’on me dit vénal » - Gramo P 462 (1922)
16 Un Bal Masqué (Verdi) – « C’est Dieu qui vous inspire » - Gramo P 466 (1922)
17 Rigoletto (Verdi) – « Courtisans, race vile »- Odéon 123011 (1930)
18 Parsifal (Wagner) – Lamentations d’Amfortas – Odéon 123037 (1930)
19 Tannhauser (Wagner) – Romance à l’Etoile – Odéon 123009 (1930)


La carrière d’Edouard ROUARD est exemplaire de ce qui se faisait encore dans la première moitié du XX ème siècle. Né à Nice en 1876, il part étudier le chant à Marseille avec Boudouresque qui avait fait partie de la troupe de l’Opéra de Paris dès son ouverture. Après cette formation de base il se présente sur des scènes secondaires et y apprend son métier et son répertoire. On l’entend à Nîmes, Nice puis Lyon, puis en Belgique à Lüttich et à la Monnaie de Bruxelles. Doté d’une voix de baryton longue et solide, il débute à l’Opéra de Paris en 1912 (il a 36 ans) et va y faire une carrière d’une vingtaine d’années s’illustrant aussi bien dans le répertoire courant que dans de nombreuses créations.
Dès ses débuts, Rouard peut s’imposer dans le grand prêtre de Samson et Dalila. Lorsque Hérodiade entre enfin à l’Opéra, en 1921, il chante Hérode qui sera l’un de ses grands rôles avec Athanaèl. De Verdi, il chante Rigoletto, Traviata et le Trouvère. Il est aussi un Guillaume Tell remarquable. Ayant en janvier 1914 créé Amfortas à la Monnaie de Bruxelles il reprend cet emploi dix ans plus tard à l’Opéra et chante Wolfram l’année suivante. Sans être un spécialiste de Wagner il obtiendra un beau succès dans ces rôles. La liste des créations auxquelles il prête son talent est importante. Il chante La légende de Saint Christophe de d’Indy, Padmavati de Rousselle Jardin de Paradis de Bruneau, les Dieux sont morts oeuvre de Tournemire qui ne connaîtra que quelques représentations.
Ouvrage beaucoup plus rare à l’époque, Castor et Pollux, offre à Rouard le rôle de Pollux qu’il tient à l’Opéra aux reprises de 1930 et 1935 et qu’il interprétera au Mai musical de Florence la même année. L’âge venant, il abandonne la scène et se fixe sur sa Côte d’azur natale et il enseigne le chant à Nice avec compétence et dévouement. Il meurt en 1962 dans sa ville natale. Son legs phonographique est important et reflète bien la place qu’il avait tenue dans la troupe de l’Opéra de Paris.
Daniel MARTY

The career of Edouard Rouard was typical of its time in the early twentieth century. Born in 1876, he went to Marseilles to study singing with Boudouresque who had been a member of the the Paris Opera since its opening. After this basic training he appeared at secondary theatres where he learnt his metier and his repertoire. He was heard in Nimes, Nices and later at Lyons and then in Belgium at Liege and the Monnaie in Brussels. Gifted with a solid and wide ranging baritone voice, he made his debut at the Paris Opera in 1912 (at the age of 36) and went on to have a career there of two decades, singing in the existing repertoire as well as new works. From the start Rouard made an impression as the High Priest in “Samson et Dalila”. when “Herodiade” entered the repertoire of the Opera in 1921 he sang Herod which became one of his best roles along withAthanael. Amongst the Verdi operas he sang in Rigoletto, La Traviata and “Le Trouvere” (Il Trovatore). He was also an exceptional Guillaume Tell. Having created the role of Amfortas at the Monnaie in Brussels in January 1914, he took on the role ten years later at the Opera and sang Wolfram the following year. Without being a Wagner specialist, he won a considerable success in these roles. The list of new operas top which he lent his talents is important. He sang in “La Legende de Saint Christophe” by d’Indy, Roussel’s “Padmavati”, Bruneau’s “Jardin de Paradis” and “Les Dieux sont morts” , a work by Tournemire that received only a few performances. A much rarer work at the time was “Castor et Pollux” which he sang at the Opera in the revivals of 1930 and 1935 and which he sang in the same year in the Florence May Festival. As age approached he left the stage and returned to his native cote d’Azur where he tought singing with skill and devotion. He died in 1962 in his native town. His phonographic legacy is important and reflects his position in the company of the Paris Opera.
Traduction de Patrick BADE

Edouard Roux (pour son nom de théatre, il ajouta aux trois premières lettres de son nom les quatre dernières de son prénom) est né à Nice le 22 novembre 1876. Ses goûts et sa formation initiale le destinaient à l’horticulture, mais il se fit rapidement remarquer par la voix avec laquelle il ponctuait son travail. A tel point que son patron et ses parents l’envoyèrent travailler le chant à Marseille avec la célèbre basse Auguste Boudouresque. Ses progrès furent tels qu’il fit à 24 ans ses débuts sur la scène du théâtre de Nîmes, suivis d’invitations sur toutes les scènes méditerranéennes .puis à Lyon, Genève et Bruxelles. De tels succès ne pouvaient laisser indifférent l’Opéra de Paris où il débute le 18 mai 1912 dans le rôle du Grand Prêtre de Dagon de Samson et Dalila. Le public parisien est immédiatement conquis par ce grand seigneur à la voix puissante au timbre de violoncelle où il voit les successeur rêvé des Renaud et autre Noté. Il sera pendant plus de vingt ans l’un des plus solides piliers du Palais Garnier. Son répertoire abondant et varié témoigne de l’éclectisme de son talent : Iokanaan, Rigoletto, Hamilcar (Salammbo), Valentin, Amonasro,Tonio, Chorèbe (Les Troyens), Pollux (Castor et Pollux), Henry VIII, Hamlet, Le Comte de Luna, Athanaël, Gunther (Sigurd), Amfortas, Nevers (Les Huguenots), Wolfram (Tannhäuser), Harald (Gwendoline), Guillaume Tell,… Il est le créateur de La Légende de Saint Christophe de Vincent d’Indy, d’Antar de Gabriel Dupont, d’Hérodiade, de La Mégère Apprivoisée de Charles River, de La Fille de Roland d’Henri Rabaud, de Padmavâti d’Albert Roussel, du Jardin du Paradis d’Alfred Bruneau, d’Esclarmonde. Le 31 décembre 1934, il fut le Valentin de la 2.000ème de Faust, remportant un triomphe personnel aux côtés de ses partenaires d’un soir : Yvonne Gall, Georges Thill, André Pernet et tous ces chanteurs célèbres choristes pour la circonstance, et il avait 58 ans. A sa retraite, il revint à Nice où il enseigna le chant jusqu’à sa mort, le 13 mars 1962.
Jean ZIEGLER


Edouard Roux (for his professional name he added to the first three letters of his surname, the last four of his first name) was born on November 22 1876. His predilections and his background destined him for horticulture, but the singing with which he enlivened his work soon attracted atention. At theis point his boss and his parents sent him to study singing at Marseilles with the famous bass Auguste Boudouresque. His progress was such that at the age of 24 he made his debut at the theatre in Nimes, followed by invitations to all the theatres along the Mediterranean coast and then to Lyons, Geneva and Brussels. Such successes could not fail to interest the Paris Opera where he made his debur on May 18 1912 in the role of the H igh Priest of Dagon in “Samson et Dalilah”. The Parisian public was immediately conquered by this noble and powerful voiced singer with a cello-like timbre, whom they saw as the dreamed-of succesor to Renaud and Note. For over 20 years be would remain on of the most reliable pillars pf the Palais Garnier. His abundant and varied repertoire bore witness to the eclecticism of his talent: Jokanaan, Rigoletto, Hamilcar
On December 32 1934 when he was 58, he was Valentine in the 2000th performance of “Faust” enjoying a personal triumph at the side of his partners on the evening: Yvonne Gall, Georges Thill, André Pernet etc. and all thous famous singers who sang in the chorus for the occasion.
After his retirement, he returned to Nice where he tought singing until his death on March 13 1962.
Traduction de Patrick BADE

la memoire de l'opera francais french opera


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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