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Denise Scharley

Denise Scharley

Ref: CDRG206

Denise SCHARLEY
1917-2011

Ses grands rôles
Carmen - Georges Bizet
01 - Habanera
02 - Séguedille (avec Paul Finel)
03 - Chanson bohème
04 - Air des cartes
Charlotte de Werther - Jules Massenet
05 - Duo du clair de lune : « Il faut nous séparer… »
(Avec Guy Chauvet)
06 - Air des lettres
07 - Air des larmes
Dalila - Camille Saint-Saëns
08 - « Amour viens aider ma faiblesse… »
09 - « Mon cœur s’ouvre à ta voix… »
(Avec Raoul Jobin)
Hérodiade - Jules Massenet
10 - « Ne me refuse pas… » (Avec Robert Massard)
Don Quichotte (Dulcinée) - Jules Massenet
11 - « Vous êtes mon seigneur… » (Avec Xavier Depraz)
La Dame de Pique (La Comtesse) - Piotr Ilitch Tchaïkovski
12 - « J’en ai assez de cette vie… »
Dialogues des Carmélites (Mme de Croissy) - Francis Poulenc
13 - Scène de la mort (Avec Rita Gorr et Denise Duval)
Le Médium - Gian Carlo Menotti
14 - Air de la peur
1-4 Erasmo Ghiglia, 5, 6, 7,10 Jésus Etcheverry, 13 Pierre Dervaux,
9 Louis Fourestier, 11 Jean Laforge,14 Alain Lombard
Enregistrements de 1958 à 1968

Denise SCHARLEY (1917-2011)
Avec sa voix unique de mezzo contralto parfaitement équilibrée, souple et puissante, assortie d’une articulation exemplaire et d’un tempérament de tragédienne hors du commun, elle aura su se démarquer dans tous les grands rôles du répertoire et plus particulièrement dans de nombreuses créations modernes, telles les « Dialogues des Carmélites » de Francis Poulenc ou « Le médium » de G-C Menotti.
Munie de trois premiers prix du conservatoire de Paris en 1942, Denise Scharley intègre la troupe de la RTLN en débutant salle Favart dans « Geneviève » de Pelléas et Mélisande. Très vite, son répertoire s’enrichit d’un rôle phare : Carmen, dont elle possède la vraie couleur vocale, rôle quelle s’appropriera en enflammant une presse toujours unanime. Dotée d’une allure svelte et d’une élégance de reine, la cantatrice imposera sa gitane moderne dépourvue de toute vulgarité, d’abord à l’Opéra-Comique, puis titulaire du rôle pendant un an à la Monnaie de Bruxelles et au Grand Théâtre de Genève, enfin à l’Opéra Garnier de 1960 à 1969, dans la pharaonique production de Raymond Rouleau. Charlotte de Werther, Mignon, Amméris dans Aïda, font aussi d’elle une artiste que les grandes scènes étrangères réclament. En 1947, Mario Del Monaco incarnera son Don José à Rome. Partenaire qu’elle retrouvera pour un légendaire « Samson et Dalila » au Palais Garnier en 1960, où l’ampleur de son timbre fera dire « qu’il n’existe pas en France une voix capable d’atteindre le fameux là grave du deuxième acte, avec une aussi opulente générosité ». Sa tessiture allant du contre mi grave au si bémol aigu, garde tout du long la même couleur veloutée. Une voix noire qui sera comparée aux « accents du violoncelle » ou à « la tragédie de l’orgue ».
Admirée par Francis Poulenc, Scharley reste aujourd’hui de l’avis de nombreux spécialistes, irremplaçable dans le rôle de la « Première Prieure » du Dialogues des Carmélites. Portée au pinacle en 1957, elle est la référence de la célèbre scène blasphématoire, les fauves de sa voix, son art de conjuguer les accents de vérité à la pureté vocale, s’appuyant sur des inflexions d’un style personnel et novateur. Son répertoire étendu, comprendra, entre autre, une hallucinante «Ulrica» du Bal masqué à Paris en 1958. De Richard Wagner, elle chante « Fricka » de La Walkyrie, « Erda » dans Siegfried, La Première Norne dans le Crépuscule des Dieux. A son actif aussi, une séduisante « Dulcinée » de Don Quichotte. Une belle rencontre unira le contralto à « La Dame de Pique » de Tchaïkovski, au sein d’un foisonnant répertoire Russe. Emouvante dans Orphée de Gluck, elle campera avec autorité la mère de Louise, et défendra avec ardeur les ouvrages modernes comme le Consul, Maria Golovine de Menotti, son compositeur de prédilection, ainsi que le Tango pour une femme seule de Raffaelo de Banfield, où elle incarne « Carmen Gloria », une pathétique vedette de music hall sur le boulevard du crépuscule.
A l’issue d’une carrière sans faille de plus de quarante ans, Denise Scharley tirera sa révérence scénique en 1983.

With her unique mezzo contralto voice, perfectly equalized, flexible and powerful combined with exemplary enunciation and the exceptional temperament of a tragic actress, she as able to make an impression in all the great roles of her repertoire and especially in numerous modern creations such as Les dialogues des carmélites by Francis Poulenc or The Medium by G-C Menotti. After winning three first prizes at the Paris conservatoire in 1942, Denise Scharley joined the company of RTLN, making her debut at the Salle Favart as Geneviève in Pelléas et Mélisande. Very quickly, her repertoire was enriched by what became her star role: Carmen, for which she possessed the true vocal colour, a role that she made her own, thrilling the entire press. Gifted with a svelte allure and the elegance of a queen, the singer presented a modern gypsy, with no trace of vulgarity, firstly at the Opéra Comique, then during a whole year at the Monnaie in Brussels and at the Grand Theatre in Geneva, an finally at the Opéra Garnier from 1960-1969 in the Egyptian style production of Raymond Rouleau. Charlotte in Werther, Mignon and Amneris in Aida were amongst the roles in which the artist appeared in major foreign opera houses. In 1947, Mario Del Monaco took the role of Don José opposite her Carmen in Rome. He partnered her again in a legendary Samson et Dalila at the Palais Garnier in 1960 when it was said of the amplitude of her timbre that “there was no other voice in France capable of reaching the famous bottom A in the second act with such opulent generosity. Her tessitura reached from a low E to a high B flat, retaining throughout the same velvety colour. A dark voice that was compared to the “sound of a cello”, with “the tragic quality of an organ”. Admired by Francis Poulenc, Scharley remains in the opinion of many specialists, unmatched to this day in the role of the Prioress in Les dialogues des carmélites. Reaching a pinnacle in 1957 she remains a reference in the celebrated scene of blasphemy, through the wildness of her voice and her ability to conjure accents of truth while retaining vocal purity, supported by the inflections of a personal and novel style. Her wide repertoire included amongst many other roles a hallucinatory Ulrica in Un Ballo in Maschera in Paris in 1958. Her Wagnerian roles were Fricka in Die Walküre, Erda in Siegfried and First Norn in Götterdämmerung. The Queen of Spades was a particularly happy encounter for amongst a rich range of Russian roles. She was moving as Gluck’s Orphée, portrayed the mother in Louise with authority and passionately defended modern works such as The Consul and Maria Golovine by her favourite composer Menotti, as well as Tango pour une femme seule by Raffaelo de Banfield, in which she played Carmen Gloria, a pathetic music hall star on her way down. At the end of a career lasting more than 40 years, Denise Scharley took her final bow in the theatre in 1983.

Gérard LECAILLON – Sylvie NOLIAC, traduction Patrick BADE



Prix : 14.00 (Including TVA at 20%)


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