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Conchita Supervia

Conchita Supervia

Ref: MR687

Conchita SUPERVIA (1895-1936)
Disques Fonotipia

01 ROSSINI L’Italiana in Algieri –« Oh, che muso » (avec Vinzenso Bettoni) 120200 1928
02 ROSSINI L’Italiana in Algieri – « Ai capricci.della sorte” (avec Bettoni) 120162 1928
03 SAINT-SAËNS Samson et Dalila – « Printemps qui commence » 168132 1927
04 ROSSINI Il Barbiere di Siviglia – « Una voce poco fa » 120098 1927
05 THOMAS Mignon – « Connais-tu le pays » N6665 1929
06 ROSSINI La Cenerentola – «Signore, una parola» (avec Bettoni) N6664 1929
07 HUMPERDINCK Hänsel und Gretel –« Suse, liebe Suse“
(avec Ines Maria Ferraris) 120166 1928
08 R.STRAUSS Le Chevalier à la Rose Présentation de la Rose (avec I.M. Ferraris) 120169 1928
09 R.STRAUSS Le Chevalier à la Rose Duo final (avec I.M. Ferrraris) 120170 1928
10 MOZART Les Noces de Figaro – « Voi che sapete » 120168 1928
11 MOZART Les Noces de Figaro – « Non so più » 120168 1928
12 ROSSINI Il Barbiere di Siviglia –« Contra un cor »(avec Giovanni Manuritta) 120167 1928
13 ROSSINI L’Italiana in Algieri –« Ami i, in ogni evento » 168167 1928
14 ROSSINI La Cenerentola – “Nacqui all’affano...Non più mesta” 120092 1927
15 ROSSINI L’Italiana in Algieri
–« Per lui che adoro (avec Nino Ederle, Carlo Scattola, Vincenzo Bettoni) 120200 1928

Il est de certains artistes d’exception comme des ces météores qui ne traversent le ciel qu’un court instant mais dont le souvenir ne s’efface jamais de la mémoire de ceux qui témoignent de leur passage.
Conchita Supervia fait partie de ces astres à la vie trop courte .que nul ne peut oublier. P.B.Gheusi, qui, à l’Opéra-Comique de Paris, fut son directeur, a tracé d’elle ce portrait :
Celle-là fut une artiste, une étoile, une voix plutôt surhumaine, comme on n’en avait plus entendue, peut-être, depuis les impératrices vocales de Rossini… Supervia, espagnole de race, a été adorée, en pays latins par des personnages dominateurs. J’ai vu le roi Alphonse XIII lui parler avec abandon de ses soucis politiques. Primo de Riveira n’entreprenait rien sans la consulter, car elle avait sur les dessous de la diplomatie d’Europe, des prémonitions et des renseignements de valeur rare. Sa culture égalait son intelligence…
Elle est morte, en pleine floraison de son génie chanteur d’un péril de femme, ayant su d’avance par les manifestations de l’invisible et les confirmations de son intuition, qu’elle allait nous quitter sans avoir eu d’agonie.
Conchita Supervia est née le 9 décembre 1895 à Barcelone. A l’âge de douze ans, elle entre au Conservatoire de sa ville natale et y fait vite des étincelles. Elle débute à l’âge de quinze ans dans le cadre d’une petite troupe itinérante au théâtre Colon de Buenos Aires dans une zarzuela. Son triomphe est tel qu’elle récidive quelques jours plus tard dans une autre zarzuela, puis chante Lola dans Cavalleria Rusticana. Un an plus tard elle est Octave lors de la création à Rome du Chevalier à la Rose. A Bologne en 1912, face à un public médusé, elle chante Carmen et Dalila. Elle fait de même en 1914 à la Havane. Ceci lui vaut d’être engagée en 1915 et 1916 à l’Opéra de Chicago. Elle se produit en Charlotte, Mignon et Carmen avec une telle projection vocale et un tel engagement scénique juvénile que les mélomanes les plus endurcis n’en croient ni leurs yeux ni leurs oreilles.
La guerre terminée, elle rentre en Europe. A la Scala, elle chante Hänsel « un triomphe pour cette adorable adolescente (ou presque) à la voix si puissante et flexible, qui sait si bien se donner des allures de garçon manqué. »
Elle a alors une idée de génie : exploiter le filon remis à la mode depuis peu par Fanny Anitua, celui des spirituelles et roucoulantes héroïnes rossiniennes. Grâce à elle, le « mezzo-coloratura » ressuscite. A Turin, sous la direction de Vittorio Gui, avec Cendrillon, puis dans le monde entier avec Le Barbier de Séville et L’Italienne à Alger.
En 1927, retour à la Scala en Chérubin puis en Octave sous la direction de Richard Strauss et en Concepcion lors de la création italienne de L’Heure Espagnole. En 1930, à l’Opéra-Comique, sa Carmen scandalise la critique mais enthousiasme le public, à l’Opéra avec la compagnie qu’elle a créée, elle présente, en Italien, Le Barbier de Séville, avec Léon Ponzio dans le rôle-titrre, et l’Italienne à Alger. En 1933, elle revient salle Favart avec sa compagnie pour donner Cendrillon et L’Italienne, mais aussi pour créer la version française de Frasquita. Et l’on n’oubliera pas son fabuleux succès dans La Périchole à Monte Carlo. C’est à Londres le 30 mars 1936, qu’elle mourut en couches.
On se demande à écouter cette voix puissante et troublante qui savait tout exprimer « pourquoi Dieu s’amuse à faucher avant l’heure de si belles moissons ».

There are certain exceptional artists who traverse the firmament like meteors leaving an ineffaceable impression on those who witnessed their passing. Conchita Supervia was one of those stars who died too young and whom no one can forget. P.B. Gheussi, who was her director
at the Opéra Comique in Paris outlined this portrait of her. “She was an artist, a star with an almost superhuman voice, of a type not heard, perhaps, since the vocal queens of Rossini’s day. Of Spanish origin, Supervia was adored in the latin countries by powerful personages. I have seen King Alphonse XIII talking to her freely about his political problems. Primo de Riveira undertook nothing without consulting her, because she had instincts and information of rare value concerning European diplomacy. Her culture equalled her intelligence.She died in the full flowering of har genius as a singer, of a female ailment having divined by her intuition that she would not live out a full life.” Conchita supervia was born on December 9th 1895 in Barcelona. At the age of twelve she entered the Conservatory of her native town where she soon struck sparks. She made her debut at the age of fifteen with a small itinerant company in a zarzuela at the Colon in Buenos Aires. She was so successful that she returned a few days later in another zarzuela and then sang Lola in Cavalleria Rusticana. A year later she was Oktavian in the Rome premiere of Der Rosenkavalier. In 1912 in Bologna she enchanted audiences when she sang Carmen and Delilah. She had the same effect in Havana in 1914. This brought her an engagement in 1915 and 1916 in Chicago. She appeared as Charlotte, Mignon and Carmen with so much vocal power and youthful intensity of interpretation that the mos experienced opera lovers could hardly believe their eyes or their ears.
Once the war was over, she returned to Europe. At La Scala she sang Hänsel “ a triumph fpr this adorbale adolescent (or almost) with such a poerful and flexible voice who knows how to assume the allures of a boy.” Then she had an idea of genius, to exploit the witty and warbling heroines of Rossini brought back into fashion by Fanny Anitua. Thanks to her the “coloratura mezzo was revived.” At Turin, under the baton on Vittorio Gui in La Cenerentola and then over the entire world in The Barber of Seville and The Italian Girl in algiers. In 1927 she returned to La Scala as Cherubino and as Oktavian conducted by richard Strauss and as Concepcion in the Italian premiere of “‘Heure Espagnole. In 1930 her Carmen at the Opéra Comique scandalised the critics but was greeted with enthusiasm by the public. At the Opéra in a company that she brought together she presented in Italian The Barber of Seville with Leon Ponzio in the title role and The Italian Girl in algiers. In 1933 she returned to the Salle Favart with her company to give La Cenerentola and the Italian Girl, but also created the French version of Frasquita. And one should not forget the fabulous success of her Perichole at Monte Carlo.
It was in London that she died on March 30th 1936 in child birth. After listening to this powerful and troubling voice onewonders “why God amuses himself by reaping such beautiful harvests before their time.”
Texte de Jean ZIEGLER, traduction de Patrick BADE


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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