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Charles Panzera

Charles Panzera

Ref: MR526


Charles PANZERA, baryton


Berlioz - La Damnation de Faust
01-(La Taverne d’Auerbach) Chanson de la Puce – (Gramo 886/95) –
02- « Voici des roses » (les bords de l’Elbe)
03-Evocation : « Esprits des flammes inconstantes »
04-Sérénade : « Devant la maison de celui qui t’adore »
05-La course à l’abîme… (José de Trévi, ténor)
Orch. Pasdeloup, Piero Coppola

06-Lully – Cadmus et Hermione – Cantilène – « Belle Hermione… »
Piano Mme Panzera-Baillot – Gramo DA 4924
07-Lully - Alceste – Caron : « Il faut passer par ma barque… » DA 4924

08-Mozart - Don Giovanni : Le catalogue (Leporello) (FR) – Gramo DA 4858
09-Mozart - Don Giovanni : « Finch’han del vino » Gram P 784

10-Caldara : « Come un raggio del sol » - Gram P 784

11-Wagner : Tannhäuser – Acte 2 : Air de concours (Wolfram) Gramo DB 4906
Orch. Pasdeloup, Piero Coppola
12-Wagner : Tannhäuser – Acte 3 : Romance à l’Etoile - Coppola – Gramo DB 4906
13-Saint Saëns : Le pas d’armes du roi Jean (Hugo) - Coppola – Gramo W 802

14-Debussy – Pelléas et Mélisande : Duo de la Tour Acte 3 « Mes longs cheveux… » avec Yvonne Brothier, Soprano – Gramo W 834 – Orch. Coppola
15- Debussy – Pelléas et Mélisande : Duo de la fontaine
Acte 4, avec Yvonne Brothier – Orch. Coppola

16-Bach – Cantate N° 68 Piano et cello – Gramo W 798

17-Beethoven : A la bien-aimée lointaine – Op. 98
avec Mme Panzera-Baillot – Gramo DB 5081/2
18-Beethoven – In questa tomba oscura
Mme Panzera-Baillot – Gramo DB 5082
A une époque où il y avait presque trop de barytons français, le Suisse Charles Panzera avait une position très spéciale en tant qu’ami et interprète favori de plusieurs grands compositeurs, parmi lesquels Gabriel Fauré, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Vincent d’Indy, Guy Ropartz, Albert Roussel... En 1922, le venerable Fauré confia la première représentation de son cycle de lieder « L’horizon chimérique » au très jeune Panzera et lui fit l’honneur de lui en dédicacer la partition. Panzera entretint une relation de travail étroite et durable avec Arthur Honegger.« La chanson de Ronsard » d’Honegger lui est dédicacée et il participa à beaucoup de premières, dont la version finale du « Roi David » en 1921, « Amphion » et « Cris du monde » en 1929 et « La danse des morts » en 1938.
Pour un chanteur de son époque le répertoire de Panzera était exceptionnellement vaste, allant de Monteverdi et Lully à la musique contemporaine, englobant Mozart, Schubert, Schumann, Berlioz, Wagner, Debussy et Duparc. Panzera avait une voix de baryton d’une étendue et d’un volume modestes. Le timbre de sa voix devint plus sombre au fil des années, mais conserva le léger frémissement d’un vibrato et une couleur aussi particulière et agréable que celle d’un bon vin. Sa technique vocale était accomplie, sa voix était extrêmement souple et possédait un trille finement aiguisé, que l’on peut remarquer dans plusieurs enregistrements. Comme beaucoup de ses contemporains francophones, sa prononciation du français est à elle seule un délice. Il a chanté et enregistré beaucoup de son répertoire allemand très étendu en français, mais son célèbre enregistrement de « Dichterliebe », fait en 1935 avec Alfred Cortot, montre qu’il pouvait chanter impeccablement dans un allemand sans accent. Par dessus tout, c’est pour son intelligence et sa sensibilité en tant qu’interprète que des enregistrements sont si appréciés. Panzera allie une sensibilité presque féminine à un timbre très masculin et, à l’inverse de quelques uns de ses successeurs, il n’a jamais dans son chant versé dans l’affectation.
Panzera était né à Genève en 1896. Après la première guerre mondiale au cours de laquelle il s’engagea dans l’armée française, il compléta ses études au Conservatoire de Paris avec Amédée-Louis Hettich, aux côtés d’une autre chanteuse qui allait devenir une interprète légendaire du chant français, Madeleine Grey. Le fait qu’elle aussi fut choisie par Fauré et Ravel, pour interpréter de nouvelles œuvres dans l’année où elle obtint le diplôme, en dit long sur le prestige et le talent de Hettich comme professeur.
Panzera fit ses débuts à l’Opéra-Comique en 1919 dans le rôle relativement modeste d’Albert de Werther. Pendant l’année où il chanta l’opéra, il interpréta souvent des seconds rôles, mais il brilla aussi dans un superbe Pelléas. Il grava des extraits de Pelléas qui sont d’une exquise poésie, et en même temps passionnés et charnels, mais il est certain que vers la fin des années 20, il lui manqua les plus hautes notes du rôle, qui se situe entre le ténor et le baryton. A peu près à la même période il abandonna graduellement
la scène d’opéra pour les concerts.
Cependant, il enregistra beaucoup de disques d’opéra, et atteignit le sommet de sa gloire en tant que chanteur de mélodies, dans lesquelles l’accompagnait très souvent sa femme Magdeleine Baillot.

Patrick Bade



At a time when there was almost an over abundance of talented French baritones, the Swiss-born Charles Panzera held a very special position as the friend and a favourite interpreter of several leading composers including Gabriel Faure, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Vincent d’Indy, Guy Ropartz and Albert Roussel. In 1922 the venerable Faure entrusted the first performance of his song cycle “L’horizon chimerique” to the very young Panzera and honoured him with the dedication of his score. Panzera maintained a close and longstanding working relationship with Arthur Honegger. Honegger’s “Chanson de Ronsard” is dedicated to him and he took part in many premieres including the final version of “Le Roi David” in 1924,”Amphion”
and “Cris du monde” in 1929 and “La danse des morts” in 1938. For a singer of his epoque Panzera’s repertoire was exceptionally wide, ranging from Monteverdi and Lully through to contemporary music and
encompassing Mozart, Schubert, Schumann, Berlioz, Wagner, Debussy and Duparc.
Panzera had a baritone voice of modest range and volume. The timbre of his voice darkened over the years but retained a slightly uneven flicker of vibrato and a colour as distinctive and attractive of that of a fine wine. He was an accomplished vocal technician possessing considerable flexibility and a finely turned trill that is displayed in several of his records. As with many of his francophone contemporaries, his enunciation of the French language is a joy in itself. He sang and recorded much of his extensive German repertoire in French but his celebrated recording of “Dichterliebe” made in 1935 with Alfred Cortot shows that he could sing immaculate and virtually accent-free German. Above all though it is for his intellegence and his sensitivity as an interpreter that his recordings are still so highly valued. Panzera combines an almost feminine sensibility with a decidedly masculine sound and manner and unlike some of his successors in the concert hall never slipped into affectation and self-indulgence.
Panzera was born in Geneva in 1896. After the First World War in which he volunteered to fight on the French side, he completed his training at the Paris conservatoire under Amedee-Louis Hettich, alongside another singer who would become a legendary interpreter of French song, Madeleine Grey. It says much for Hettich’s prestige and his skill as a teacher that she too was chosen by Faure and Ravel to premiere new works within a year or so of her graduation.
Panzera made his debut at the Opera-Comique in 1919 in the relatively small role of Albert in Werther. During the years that he sang in opera, he frequently took on secondary roles, but was also admired as the finest Pelleas of the period. His recorded excerpts of Pelleas are exquisitely poetic and at the same time passionate and red-blooded, but it is clear that by the late 1920s he lacked the highest notes required for this role that lies between the tenor and baritone ranges. At about the same time Panzera gradually abandoned the opera house for the concert hall. though he made many fine operatic recordings he achieved his greatest glory as a singer of songs in which more often than not he was accompanied by his wife Magdeleine Baillot.

Patrick Bade


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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