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Cazette, David, Arnoult

Cazette, David, Arnoult

Ref: MR612

TROIS TéNORS DE L'OPERA-COMIQUE
Léon DAVID, Louis CAZETTE, Louis ARNOULT

Louis CAZETTE
01 ROUSSEAU – « Dormez amours » – P457 (1920)
02 TOSTI – « Pour un baiser » – P413 (1920)
03 MAINGUENEAU – « Mon cœur est un oiseau fidèle » – P413 (1920)
04 THOMAS – Mignon – « Je suis heureuse » (avec Suzanne Brohly) – P437 (1922)
05 THOMAS – Mignon – « Ah, que ton âme » – P437 (1922)
06 MASSENET – Manon – Le rêve de Des Grieux – W487 (1921)
07 MASSENET – Manon – Air de Saint Sulpice – W487 (1921)
08 MESSAGER – Fortunio – « J’aimais la vieille maison grise » - P436 (1922)
09 MALDEREN – Le tango du rêve – P386 (1920)
10 MASSENET – Grisélidis – « Je suis l’oiseau » - P436 (1922)
11 TOSELLI – Séréhade – P386 (1920)

Léon DAVID
12 BIZET – Carmen – Air de la fleur – Fonotipia 39219 (1905)
13 VERDI – Rigoletto –« Comme la plume au vent » - Fonotipia 39221 (1904)
14 AUBER – La Muette de Portici – « Du pauvre seul ami fidèle » Fonotipia 39220 (1905)
15 THOMAS – Mignon – « Elle ne croyait pas » - Odéon 97175 (1908)
16 MASSENET – Manon – Air de Saint Sulpice » - Odéon 97178 (1908)
17 BOURGEOIS – La véritable Manola – Fonotipia 39221 (1905)
18 GOUNOD – Roméo et Juliette – « Ah, lève-toi, soleil » - Fonotipia 39095 (1905)
19 THOMAS – Mignon – « Elle ne croyait pas » - Fonotipia 39094 (1905)
20 ROSSINI – Le Barbier de Séville – « Des rayons de l’aurore »
21 MASSENET – Werther – Le Lied d’Ossian

Louis ARNOULT
22 REYNALDO HAHN – Brummel – „Ce sont les dandys de Brummel“ Odéon 238218
23 REYNALDO HAHN – Brummel – « Être un dandy » Odéon 238218
24 LEHAR – Frasquita – « Est-elle jolie ? » AP 1021
25 LEHAR – Frasquita – « Ne -t- aurai-je qu’une fois? » AP 1021

L'Opéra-Comique a été longtemps riche en voix de ténor, tant par la quantité que par la diversité. Ce CD vous en présentera trois appartenant à des artistes de trois générations successives et dont la vie et la carrière présentent de saisissants contrastes.
Léon, Baptiste, Joseph DAVID est né le 18 décembre 1867 aux Sables d’Olonne. Après deux ans au conservatoire de Nantes, il fait des débuts à 20 ans au Collège Saint-Stanislas de Nantes dans Joseph de Méhul. Un joli succès qui lui vaut d’entrer fin 1888 au Conservatoire de Paris dans la classe de Warot. En 1892, le jury est près de lui donner tous les prix lorsque le terrible patron de la maison, Ambroise Thomas, le trouvant d’apparence trop frêle ( !!!), s’y oppose. Carvalho l’engage néanmoins à l’Opéra-Comique, l’autorisant à paraître auparavant à Monte-Carlo le 9 février 1892 lors de la création de Gypsis de Noël Desjoyaux, ses débuts professionnels. A l’Opéra-Comique (salle du Châtelet), il débute le 9 juin 1892 dans Iopas lors de la première locale des Troyens. Viennent ensuite de belles séries de succès dans Le Barbier de Séville, Lakmé, La Dame Blanche, Mignon, Mireille,… Mais Carvalho meurt et, dès le départ, les choses ne vont pas entre David et le nouveau directeur, Albert Carré. Malentendus, incompréhension, l’affaire s’envenime en 1899 lors de l’ouverture de la nouvelle salle, rue Favart. La presse s’en mêle. Prenant prétexte de la consonance de son patronyme, certains veulent faire de cette brouille une nouvelle affaire Dreyfus. Mais le public met fin à cette querelle ; David est une vedette qu’il apprécie et Carré a besoin de public. David restera donc jusqu’à la fin de son contrat en 1900. Malgré les offres de Carré, il préfère aller à la Monnaie de Bruxelles. Il y restera jusqu’en 1908. De là il ira chanter Carmen, Werther, Lakmé et Mignon à Bucarest, Sofia, Istamboul, avant de revenir en France faire de longs séjours à Marseille, Bordeaux, Nantes, et ce pendant trente et quelques années et avec le succès que lui valent la qualité de son timbre, sa technique vocale, sa musicalité et ses dons d’acteur. En 1923 à Anvers, il entreprend une longue série de concerts d’adieu. En 1924, il crée une école de chant à Saint Cloud, puis devient professeur au Conservatoire L’ex jeune homme « d’apparence trop frêle » meurt aux Sables d’Olonne le 27 octobre 1962, à quelques semaines de son 95ème anniversaire.
Louis CAZETTE, de son vrai nom Victor, Louis, Camille Peault, est né à Nantes le 9 décembre 1887. Sa famille ayant déménagé à Paris dès son enfance, c’est dans cette ville, à l’école de chœur de Saint Ambroise qu’il reçoit son premier enseignement musical. Il entre au Conservatoire en 1912, ayant notamment pour professeur le ténor Saléza. Ayant remporté trois prix, il est engagé en 1914 à l’Opéra-Comique. Mais la guerre éclate. Il est mobilisé. Décoré de la Croix de Guerre pour actes de bravoure, il est démobilisé en 1919. Il entre immédiatement dans la troupe de l’Opéra-Comique et débute la 14 juin 1919 dans le Noctambule de Louise. Le 23 août suivant, il aborde son premier grand rôle, Pinkerton de Madame Butterfly. En 1920, il chante de petits rôles lors de premières Salle Favart : le Montreur d’Ours dans Le Sauteriot de Sylvio Lazzari (8 avril), Tébaldéo dans Lorenzaccio d’Ernest Moret (19 mai). Vinrent ensuite Ferrando lors de la création triomphale de Cosi fan Tutte à l’Opéra-Comique (26 juin) sous la direction d’André Messager; puis Vincent de Mireille (2 septembre) et Wilhelm Meister de Mignon (3 octobre). En 1921, il est Gérald de Lakmé auprès d’Yvonne Brothier (7 avril) et Télémaque dans Le mariage de Télémaque de Claude Terrasse aux côtés de Marguerite Carré et Lucien Fugère (29 octobre). En 1922, il aborde les deux derniers rôles de sa courte carrière : Don Ottavio de Don Juan, (7 janvier), et Des Grieux de Manon (9 mars). Le 28 avril 1922, c’est sa dernière apparition sur scène en Don Ottavio. Le lendemain, lors d’une répétition de Mireille, il est blessé involontairement par le trident d’Ourrias que tenait André Baugé. La blessure semble légère, mais elle s’infecte et Louis Cazette meurt du tétanos le 30 avril 1922. C’est une version que dementira toujours André Baugé.
Ainsi la vie de Louis Cazette fut interrompue avant que sa voix et son art aient connu leur plein développement, une voix splendide et un style de chant raffiné que l’on ne retrouve aujourd’hui qu’à travers les trop rares cires qu’il a gravées.
Louis, Charles ARNOULT est le 29 mars 1901 à Paris. Passionné par le chant et la musique, il entre très jeune dans une maîtrise, filière que le conduit au Conservatoire où il entre en 1924. Quatre ans plus tard, nantis de premiers prix, il quitte la rue de Madrid pour la salle Favart. Il y débute le 12 décembre1928 dans Le Noctambule de Louise. Très rapidement, sa jolie voix légère, sa silhouette sympathique et son allant sur scène lui valent d’être investi dans les rôles requérants, à défaut de puissance, une grande étendue vocale, virtuosité, charme et parfois une réelle « vis comica ». Ainsi défilent Almaviva du Barbier de Séville, Nadir, Belmont, de Nangis dans Le Roi malgré lui, Gérald –son rôle préféré-, Gonzalve de L’Heure Espagnole, Beppe de Paillasse, Jean du Jongleur de Notre Dame,…, mais, poussé par le direction du théâtre, il aborde peu à peu, avec intelligence et conviction sinon avec prudence des rôles plus lourds, Don José, Des Grieux, Werther, Mylio, Rodolphe de La Bohème, Jean Gaussin de Sapho. Dès 1934, il chante à l’Opéra de Paris Orphée, Nicias, L’Innocent de Boris Godounov, Tamino, Valère des Indes Galantes,… Sa musicalité et la rapidité avec laquelle, il apprend les rôles les plus divers font de lui l’un des piliers de la Radio française (près de 200 rôles). Une telle versatilité lui permet de s’illustrer dans la mélodie, le Lied, mais aussi dans l’opérette où il manifeste un entrain contagieux : La Fille de madame Angot, Les Dragons de Villars, Brummel, La Tulipe Noire, Chanson d’Amour,…
Après une carrière longue et chargée, il se consacre à l’enseignement et devient professeur au Conservatoire de Paris.
Jean ZIEGLER

For a long time the Opéra-Comique was rich in tenor voices, as much as in quantity as in diversity. This CD presents three tenors belonging to successive generations whose lives and careers present striking contrast.
Leon, Baptist, Joseph DAVID was born on December 18th 1867 at Sables d’Olonne. After two years at the conservaoire in Nantes, he made his bebut at the age of 20 at the College Saint-Stanilas in Nantes as Mehul’s Joseph. His success won him a place at the Paris conservatoire at the end of 1888 in the class of Warot. In 1892 the jury was close to awarding him all the prizes until the much feared director ambroise Thomas opposed it on the grounds that he was too frail in appearance (!!!) Nevertheless he was engaged by Carvalho at the Opéra-Comique and authorized by him to appear beforehand at Monte Carlo on February 9th 1892 in the premiere of “Gypsis” by Noel Desjoyaux for his professional debut. At the Opéra-Comique (then at the Chatelet) he made his debut on June 9th 1892 as Iopas in the local premiere of “Les Troyens”. There ensued a fine series of successes in “Le Barbier de Seville”, “Lakmé”, “La Dame Blanche”, “Mignon”, “Mireille”... But Carvalho died, and subsequently things did not go well between David and the new director albert Carré. Misunderstandings and lack of comprehension poisoned the affair after the opening of the new theatre in the rue Favart in 1899. the press became inolved. Usuing the pretext of his Jewish sounding name, there were those who wished to turn the dispute into a new Dreyfus affair. But the public put and end to the quarrel. David was a much appreciated star and Carré needed the public. David remained until the end of his contract in 1900. Despite Carré’s offers, he preferred to go to the Monnaie in Brussels. He remainedthere until 1908. from there he went to sing “Carmen”, “Werther”, “Lakmé”, and “Mignon” at Bucarest, Sofia and Istambul before returning to france for lengthy stays at Marseilles, Bordeaux and Nantes and over a period of more than thirty years in which his success was proof of the quality of his timbre, his fine vocal technique, his musicality and his gifts as an actor. In 1923 at Antwerp he undertook a long series of farewell concerts. In 1924 he set up a school of singing at Saint-Cloud and then became a teacher at the Conservatoire. The young man of excessively “frail” appearance died at Sables d’Olonne on October 17th 1962 some months before his 90th birthday.

Louis CAZETTE (real name Victor, Louis, Camille Peault) was born at Nantes on december 9th 1887. His family having moved to Paris during his childhood, it was in that town that he received his first musical education at the choir school of St. Ambroise. He entered the conservatoire in 1912, notably having the tenor Saleza as his teacher. After winning three prizes he was engaged by the Opéra Comique in 1914. But the war broke out. He was called up. Decorated with the Croix de guerre for his acts of bravery, he was demobilized in 1919. He returned immediately to the comapany of the Opéra Comique and made his debut there on June 14th 1919 as the Noctambulist in “Louise”. The following 23rd August he took on his first major role, Pinkerton in “Madame Butterfly”. In 1920 he sang samll roles in premieres at the salle favart; the bear leader in “le Sauteriot” by sylvio Lazzari (8th april0, Tebaldeo in “Lorenzaccio” by ernest Moret (19th May). There followed Ferrando in the triumphant first performance of “Cosi fan tutte” (26th June) under the baton of Nadre Messager, then Vincent in “Mireille” (2nd september) and Wilhelm Meister in “Mignon” (3rd October). In 1921 he sang Gérald in “Lakmé” with Yvonne Brothier (6th april) and Télémaque in “Le Mariage de Télémaque” by claude Terrasse in a cast that included Marguerite Carré and Lucien Fugère (29th October). In 1922 he took on the last two roles of his short career; Don Ottavio in “Don Juan” (7th January) and Des Grieux in “Manon” ((th March). On 28 april 1922 he made his last appearance on stage as don Otavio. The following day during a rehearsal of “Mireille”, he was accidentally wounded by the trident of Ourrias held by André Baugé. The wound seemed slight but it became infected and Louis Cazette died of tetanus on april 3rd 1922. This is a version that André Baugé would later deny. Thus the life of Louis Cazette was cut short before his voice and his art had reached their full development; a splendid voice and a refined stylishness that we can hear today in his all too rare recordings.
Louis, Charles ARNOULT was born on march 29th 1901 in Paris. Enthused by singing and by music, he entered a choir school at a very early age, which lead him to the conservatoire which he entered in 1924. four years later, loaded with first prized he left the rue de Madrid for the salle Favart. He made his debut there on december 12 1928 as the Noctambulist in “Louise”. Very rapidly his attractive light voice, his good figure and his energy on stage caused him to be entrusted with roles that required a wide vocal range, virtuosity, charm and acting ability rather than power. Thus there followed one after another Almaviva, in “Le Barbier de Seville”, Nadar, Belmonte, de Nargis in “Le Roi magre lui”, Gérald - his favourite role- Gonsalve in “L’Heure Espagnole”, Beppe in “Paillasse”, Jean in “Le Jongleur de Notre Dame” - but drawn towards the theatrical he also gradually took on heavier roles, with intelligence and conviction if not always wisely - such as Don José, des Grieux, Werther, Mylio, Rodolpho in “La Bohème”, Jean Gaussin in “Sapho”. In 1934 he sang Orphé, Nicias, the Simpleton in “Boris Godounov”, “Tamino” and Valere in “Les Indes Galantes” at the Paris Opéra. His musicality and the rapidity with which he could learn the most vaired roles , made him into one of the pillars of French radio (nearly 200 roles) His exceptional versaltity enabled him to perform not only French and German songs but also operetta in which he demonstrated contageous high spirits; La fille de Madame Angot, Les Dragons de Villars, Brummel, La Tulipe Noire, Chanson d’amour... After a long and busy career, he dedicated himsself to teaching and became a professor at the Paris conservatoire.

Traduction de Patrick BADE

Extrait de " Nos vedettes "1922

M. CAZETTE
(Victor-Louis-Camille Péault, dit :)

Tandis qu'il est élève dans une école de Paris, M. Louis Cazette - né à Nantes le 9 décembre 1887 -fait partie de la maîtrise de l'église Saint-Ambroise. Se consacrant d'abord à la musique liturgique, il chante dans les chœurs, puis il est engagé comme soliste (tenant l'emploi d'alto), dans les grandes églises de Paris.
Alors que ses parents lai font choisir la profession de commissionnaire en marchandises, il n'abandonne pas la musique religieuse et, changeant d'emploi, il devient baryton. Jusqu'à 17 ans et demi, il interprète O Salutaris, de Rousseau, et le Pater Noster, de Niedermeyer.
Il fait son service militaire au 7°dragons, où, dans les concerts militaires, il chante sans accompagnement Hérodiade et Le Roi de Lahore. Rentré dans ses foyers,
M. Delpouget l'entend, trouve que sa voix a évolué, qu'il n'est plus baryton, et il lui conseille de se présenter au Conservatoire comme ténor. Il y est reçu en 1912 dans la classe de M. Saléza. En deuxième année, il obtient un deuxième prix de chant (premier nommé) dans Lakmé, et en 1914, il se voit décerner un premier prix d'opéra-comique (premier nommé), dans Fortunio et Marion.
En 1914, il est engagé à l'Opéra-Comique juste huit jours avant la déclaration de la guerre. Mobilisé pendant cinq ans, cité à, l'ordre de son régiment, il liait ses études de chant avec M. Jean Rader et il débute en juin 1919 clans Louise (le Noctambule).
Parmi les ouvrages du répertoire, il chante Madame Butterfly, Mireille, Mignon, Lakmé, etc..., etc..., et il fait des créations dans Gismonda (1919), Le Sauteriot et Lorenzaccio (1920). -
En 1922 il reprend brillamment, Salle Favart, Don Juan, et chante Manon.

" L'ouvrage Nos Vedettes était sous presse lorsque nous avons II appris le 30 avril 1912 la mort prématurée de Louis Cazette, à qui la plus brillante carrière lyrique était réservée. "


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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