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Cavalleria Rusticana en francais+Recital Germaine Cernay

Cavalleria Rusticana en francais+Recital Germaine Cernay

Ref: AMR110

CAVALLERIA RUSTICANA
Drame lyrique en un acte
Musique de PietroMASCAGNI
Version française de Paul MILLIET

Santuzza...................Germaine CERNAY
Torrido.......................Gaston MICHELETTI
Alfio..........................Arthur ENDREZE
Lola...........................Alice HENA
Lucia.........................Mady ARTY

Disques ODEON 123817 à 822
Paris 1934.
Direction
Gustave CLOEZ

RECITAL GERMAINE CERNAY
15- LE CID (MASSENET) AIR DE CHIMENE "PLEUREZ, MES YEUX"
ODEON 123 692
16- SAMSON ET DALILA (SAINT-SAËNS) "PRINTEMPS QUI COMMENCE " COL. LFX 262
17- LE ROI D'YS AIR DE MARGARED(LALO)"DE TOUS COTES, J'APERÇOIS DANS LA PLAINE"
COL LFX 316
18- MARINE, Mélodie, (EDOUARD LALO-A.THEURIET)
19- L'ABSENCE, Mélodie, EXTRAIT DES "NUITS D'ETE N°4" (BERLIOZ - TH. GAUTIER)
ODEON 123 672
20- LA CLOCHE, Mélodie (SAINT SAËNS) - VICTOR HUGO
COL LFX 262
'Direction Eugène BIGOT Gustave CLOEZ

Pietro Mascagni est né le 7 décembre 1863 à Livourne. Son père, boulanger de son état, souhaitait faire de son fils un avocat. Mais celui-ci montra si vite de telles dispositions pour la musique qu’il lui trouva un remarquable professeur pour le piano, l’harmonie et le contrepoint, au point qu’à moins de 18 ans Piétro avait écrit trois petites symphonies et de fort belles cantates. Un mécène lui fut trouvé pour l’envoyer au Conservatoire de Milan, où il fut admis avec brio. Suivant avec nonchalance les cours de Ponchielli, il s’en alla au bout d’un an, pour partir comme chef d’orchestre avec une tournée d’opérette. Bel homme, il fut pris au piège par une fort jolie personne, qui fit de lui un père de famille soucieux de stabilité. Il se retrouva donc chef de l’orchestre local dans une petite ville appelée Cerignola, située tout en bas du talon de la botte italienne. Et c’est là qu’un soir, retenu tard par ses occupations, il ne trouva pas son journal habituel et dut en acheter un autre, où il trouva à la page “ spectacles ” l’annonce d’un concours pour un opéra en un acte, organisé par l’éditeur Sonzogno. Il pensa tout d’abord mener à bonne fin son propre projet de Guglielmo Radcliff, d’après Heine, mais il se rallia à l’avis de ses amis, qui lui recommandèrent une pièce qu’ils venaient de voir.. Magistralement joué par Eleonora Duse, un acte tiré de la nouvelle de Giovanni Verga, Cavalleria Rusticana, que lui-même avait vu et dont il avait un moment pensé faire un opéra. Dès les premiers textes du livret, envoyés en cartes postales par ses amis, il se mit au travail. Quatre mois durant il s’acharna, perdant peu à peu confiance, au point qu’il oublia d’envoyer sa partition. Heureusement, la signora Mascagni mit en secret les feuillets à la poste. Ils arriverent en retard, mais comme ils ne comportaient pas d’adresse, Sonzogno ne sut à qui les renvoyer et les soumit au jury. Des soixante-douze envois, trois furent sélectionnés, puis joués : Ce fut Cavalleria Rusticana qui l’emporta après sa première, au Théâtre Costanzi de Rome, sous la direction du fameux Leopoldo Mugnone, avec Gemma Bellincioni et son mari, le ténor Stagno, dans les rôles principaux. Cette première, le 17 Mai1890, est un formidable triomphe : soixante rappels ! Du jour au lendemain, le “ maestro di suono et di canto ” de Cerignola devient un homme célèbre, et très vite son chef-d’œuvre est traduit dans de très nombreuses langues. Paul Milliet écrit une remarquable traductionfrançaise, créée à l’Opéra-Comique le 19 janvier 1892, avec Emma Calvé, Gibert et Bouvet. Elle quittera la Salle Favart le 27 avril 1971, après y avoir été jouée 1.354 fois, couplée le plus souvent avec Paillasse,Le Jongleur de Notre-Dame, voire les Noces de Jeannette!.
Cavalleria Rusticana –titre si difficile à traduire qu’il est resté le même dans toutes les traductions de l’ouvrage- est autre chose qu’une sordide histoire d’adultère, de jalousie et de vengeance, prétextes habituels aux pires débordements vocaux. C’est le drame d’êtres humains réels, une amante sincère, un mari sûr de son droit, une coquette, irresponsable, un bellâtre immature, se mouvant dans un monde clos, fait de tabous, d’excommunications, d’affronts à laver dans le sang, le tout soumis à la loi du silence.
Admirable artiste et personnalité d’exception, Germaine Cernay trouve le ton juste de la souffrance, de la dignité, puis de la révolte chez une femme blessée, mais dont le désespoir ici ne s’exprime à aucun moment par des sons rauques et vulgaires. Par sa voix mâle et généreuse et par sa présence, Gaston Micheletti finit par rendre presque sympathique l’odieux Torrido. Le superbe Endrèze donne une stature étonnante de noblesse au charretier Alfio. Enfin, on admirera la direction équilibrée et sobre de ce très grand chef que fut Gustave Cloëz.

GERMAINE CERNAY
On peut s’essayer à chercher tous les qualificatifs destinés à définir l’art et le personnalité de Germaine Cernay, et l’on retombera toujours sur une définition lapidaire : une voix très belle, parfaitement contrôlée, une musicienne sans faille, une personnalité capable de charme et de puissance, mais où l’émotion ressentie le dispute à la pudeur dans l’expression.
Germaine Cernay est née au Havre le 28 avril 1900. Dès son enfance, elle travaille le solfège et le piano. Elle entre ensuite au Conservatoire de Paris, où elle étudie le chant, notamment avec Albers et Engel. Elle en sort avec les premiers prix. Elle est immédiatement engagée à l’Opéra-Comique, où elle fait ses débuts le 16 Mai 1927, dans le rôle de la Bossue de “Résurrection” de Franco Alfano, aux côtés de Mary Garden et de René Maison. Après s’être rodée dans nombre de petits rôles, elle s’impose comme titulaire Salle Favart, de Mallika, de Suzuki, et surtout de Charlotte et de Mignon. Elle est une vedette de La Monnaie de Bruxelles. Mais, sans abandonner la scène, elle prend de plus en plus de goût à chanter la mélodie et l’oratorio, domaines où sa diction, sa simplicité et sa noblesse lui valent les plus francs succès.
Profondément croyante, elle avait décidé d’entrer dans les ordres, mais la mort devait l’emporter avant la réalisation de son vœu le plus cher. Elle avait 43 ans.
Germaine Cernay possédait une voix très phonogénique. Elle a beaucoup enregistré de disques, soit en soliste, soit en duo avec les plus grands. Tous ces documents, dont certains se retrouvent dans ce disque sont autant de témoignages d’un art typiquement français fait de mesure et d’élégance.

Jean ZIEGLER





Prix : 9.00 (Including TVA at 20%)


Vu precedemment