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Cadiou Michel

Cadiou Michel

Ref: CDRG205


Michel CADIOU

01 - Boiëldieu - La Dame Blanche: Ah, quel plaisir d’être soldat (Boiëldieu)
02 - Boiëldieu - La Dame Blanche: Viens, gentille dame Cor Solo Georges BARBOTEU
03 - Rossini - Le Barbier de Séville: Cavatine
«Des rayons de l’aurore, l’horizon se colore»
04 - Donizetti -La Favorite: La maîtresse du roi … Ange si pur que dans un songe
05 - Bazin - Maître Pathelin: Je pense à vous quand je m’éveille
06 - Gounod - Le Médecin malgré lui: Je portais dans une cage deux moineaux
07 - Flotow - Martha: Air des Larmes Lorsqu’à mes yeux, sa chère image
08 - Delibes - Lakmé: Air de Gérald : Fantaisie aux divins mensonges
09 - Delibes - Lakmé: Air de Gérald : Ah, viens dans la forêt profonde
10 - Messager - Fortunio: Si vous croyez que je vais dire qui j’ose aimer
11 - Massenet -Manon : Le rêve de Des Grieux : En fermant les yeux, je vois là-bas
12 - Massenet -Manon : Ah fuyez, douce image
13 - Thomas - Mignon: Air de Wilhelm Meister
«Elle ne croyait pas, dans sa candeur naïve
14 - Bizet - Les Pêcheurs de Perles: Romance de Nadir «Je crois entendre encore
15 - Gounod - Roméo et Juliette : Cavatine de Roméo : Ah, lève-toi soleil
16 - Mireille - Anges du paradis
17 - Offenbach - Les Contes d’Hoffmann : O Dieu, de quelle ivresse
18 - Rigoletto - Verdi : Ils me l’ont enlevée
19 - Rigoletto - Verdi : Comme la plume au vent
20 - Planquette - Les Cloches de Corneville: Va petit mousse, le vent te pousse
21 - Lecocq - Les Cent Vierges: Duo bouffe
«Sans femme l’homme est un corps sans âme Avec Louis RIALLAND baryton
22 - Sur le flot léger - Charles Hummel : (émission télé d’Henri Spade 1954)


Orchestre sous la direction de Jésus Etcheverry 1958-60
5, 10,20, 21, Orchestre sous la direction de Jean Laforge
6 Orchestre Radio Lyrique dirigé par Tony AUBIN RTF 1959

Michel CADIOU, la joie de chanter
Quand on demande à brûle-pourpoint à Michel Cadiou qui lui a appris à chanter, la réponse tombe, cinglante: personne ! Voire… Parisien jusqu’au bout des ongles, né le 27 avril 1931, tourneur sur métaux de son métier, il a toujours chanté, depuis l’adolescence (chez les Chœurs vaillants), pour ses amis, dans les galas, sur scène -il écuma tout le Boulevard et jusqu’à Bataclan-, toujours récompensé ici et là, enfin encouragé à tenter la véritable aventure. Suzanne Decrais, à qui l’on doit, entre autres, Christiane Eda-Pierre, lui montrera comment préserver ce que la nature lui avait donné -qualité, étendue vocale, nuances et une diction parfaite- et il réussira sans peine sa double entrée au Conservatoire de Paris, quittant Panzéra pour Jean Claverie, qui ne toucheront pas à cette miraculeuse facilité, à laquelle Roger Bourdin adjoindra l’art de la scène. N’ayant jamais raté un concours ni une audition, il était entré dans les chœurs de l’Opéra, mais son rappel en Algérie retardera ses premiers prix, avec La Dame blanche, sur la scène de Favart, on ne trichait pas alors, en 1957 pour son premier prix de chant, Le Barbier de Séville pour la scène 1958 (alors au Théâtre Hebertot), où Georges Hirsch, directeur de la RTLN le remarque et, après une nouvelle audition réussie, le propulsera des chœurs aux premiers plans dans la troupe de l’Opéra : il y sera d’abord, le 29 octobre 1958, Vincent, son rôle fétiche qu’il avait déjà chanté à Vals-les-Bains (avec Geori Boué, Bourdin, Legros et Simone Couderc !), ici avec Andréa Guiot, Jean Pierre Laffage et Julien Giovannetti, sous la baguette attentive de Jésus Etcheverry, pour apprendre ses nouveaux rôles à un tempo effréné, un par mois, comme Vanzo -son ami et «rival»- un an auparavant, à ceci près que, déjà prêt, il n’aura pas eu, comme lui, à passer par toutes les «Madame est servie»du répertoire… Suivent donc en un temps record les Lakmé, Pêcheurs de perles, Mignon, Barbier de Séville, se faisant aussi remarquer dans un bref mais éclatant Tybalt au côté du Roméo de Botiaux, mais aussi des raretés, du Médecin malgré lui, à la radio, au Roi malgré lui salle Favart, comme à la création locale de Vol de nuit, cependant qu’il rejoint l’Opéra dans le redoutable «chanteur italien» du Chevalier à la rose, y succédant à Poncet, et alternant avec Vanzo, Botiaux et Jacques Potier, Jacquino (Fidelio) avec Berthe Monmart et Chauvet, Valère des Indes galantes, pour aborder aussitôt Rigoletto et La Traviata, etc. Remarqué aussi par Henri Spade, le responsable du service lyrique de la Télévision, il sera, très jeune, le partenaire de Mado Robin dans Lakmé, de Geori Boué dans Mireille et La veuve joyeuse, d’Huguette Rivière dans La Traviata, et, se libérant bientôt du carcan de l’Opéra de Paris, courant déjà les provinces et la francophonie -juste le temps d’être George Brown à Nantes et Rouen, avant que cette Dame blanche ne disparaisse des affiches-, Edgardo -en italien- auprès de la Lucia d’Amalia Benvenuti à Besançon, y élargissant ainsi son répertoire à des ouvrages plus rares, notamment en Belgique où il peut chanter Si j’étais roi, et, comme à Bordeaux La Fiancée vendue , là où il est de la création française de La Mort de Danton, car Michel Cadiou, travailleur impeccable sera demandé dans bien des opéras du XXème siècle, déjà dans le très périlleux Élégie pour deux jeunes amants, de Henze, en 1965 à Nice avec Mady Mesplé, Les Quatre Rustres, de Goldoni et Wolf-Ferrari, comme plus tard, sous l’égide de Louis Erlo, Andres dans Wozzeck, et le Jim de Mahagonny (Lyon et Marseille). Mais, revenant aux années soixante, une autre date à marquer, l’opérette, qu’il aura peu chantée, sauf, pour l’anecdote, Le Corsaire noir, ou, aux arènes de Nîmes, Andalousie… avec «mise à mort» par le célèbre Domingin, mais surtout du grand répertoire, Isoline à l’Opéra-Comique, Orphée aux enfers, La Belle Hélène ça et là avec Geori Boué ou Maria Murano, La Veuve joyeuse avec Geori Boué, pour la Télévision, de très beaux Messager au disque, puis réclamé en 1964 par le regretté Jean Michel Damase pour incarner Eugène Sue (Eugène le mystérieux) dans une très fine production du Châtelet, trop fine pour y durer, chantant tous les soirs -pas moins de sept airs-, et sans sono, bien sûr, mais jeté sur les routes de France au lendemain de l’abandon de la pièce, élargissant son répertoire à Roméo (appris en quatre jours pour un dépannage), Butterfly et La Bohème, etc. Et, comme en Allemagne ou à l’Opéra de Vienne, il passera, l’âge venu, aux rôles de composition, Guillot de Morfontaine ou le Remendado de Carmen, incarnant aussi, à Rouen, avec Paul Ethuin, le Chevalier des Dialogues des Carmélites, et ici ou là le Duc de Mantoue, et Almaviva pour de longues années encore, se donnant dans d’innombrables concerts et galas, parrainant de plus jeunes, enseignant, etc., gardant par ailleurs un contact étroit avec ses amis et partenaires. Qu’il faudrait citer tous, au-delà de nos immenses barytons, de Jean Borthayre, Michel Dens à Robert Massard : et si Mado Robin fut sa première Lakmé et Rosine, il côtoya, comme Vincent, parigot plus arlésien que quiconque et ici sans rival, plusieurs générations de Mireille, des Micheau et Geori Boué jusqu’à Odette Romagnoni, passant, parmi quinze autres, par la quasi titulaire du rôle, Jacqueline Brumaire, les De Pondeau et Esposito, Christiane Stutzmann, etc.… Et pourtant, cette carrière sans relâche fut-elle bien représentative de son talent ? Certes pas, car, né avec plus de deux octaves dans la voix, contre-ut et ré bémol aigu dans toutes les nuances, les forte alternant aisément avec les plus subtiles demi-teintes, une diction devenant déjà rare à son époque, il était l’interprète rêvé d’un répertoire qui ne se jouait plus… ou ne se jouait pas encore. A lui le répertoire de Villabella, du Postillon de Longjumeau à cette Dame blanche qu’il eut à peine temps de défendre, à lui surtout ce répertoire rossinien inconnu des directeurs et managers français : à lui ces Donizetti alors peu connus, et ce répertoire vocalisant et suraigu que défendront plus tard les Blake et Florez, … A défaut, après la scène, Michel Cadiou, trop indifférent à sa renommée, est devenu chez lui un collectionneur réputé de belles voix et ouvrages rares, et à cela, il n’y a pas d’âge de la retraite
Roland MANCINI
J’ai eu le plaisir de connaitre Michel quand il enseignait au conservatoire du Bourget. J’en conserve le souvenir d’un excellent pédagogue et d’un homme charmant. Meilleurs amitiés. Carlo CIABRINI
depuis la parution de ce CD il nous a quitté.



Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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