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Arthur Endreze volume 2

Arthur Endreze volume 2

Ref: MR599

Arthur ENDREZE 1893 - 1975

01 WAGNER – La Walkyrie – Adieux de Wotan – Pathé PGT 12 (GPTX 100/1) 1932
02 WAGNER – Le Vaisseau fantôme – « L’heure a sonné » Pathé PGT 26 (GPTX 275/6) 1932
03 WAGNER – Tannhäuser – Récit de Wolfram – Pathé X 90073 (250304) 1932
04 WAGNER – Tannhäuser – « En contemplant cette assemblée » - Pathé X 90040 (250039)
05 WAGNER – Tannhäuser – Romance à l’étoile – Pathé X 90040 (250238) 1932
06 DE LARA – Messaline – « O, nuit d’amour » - Odéon 188771 (KI 4408) 1930
07 ROSSINI – Guillaume Tell – « Sois immobile » - Pathé X 90060 (250276)1932
08 VERDI – la Traviata – « Lorsqu’à de folles amours » - Odéon 123021 (XXP 6987) 1929
09 VERDI – Un bal masqué – « Lève toi » - Pathé X 90066 (250268) 1932
10 LEONCAVALLO – Paillasse – Prologue – Odéon 123802 (XXP 7305) 1929
11 DONIZETTI – La Favorite – « Jardins de l’Alcazar » - Pathé X 90038 (250233) 1932
12 DONIZETTI – La Favorite – « Pour tant d’amour » - Pathé X 90038 (250232) 1932
13 DIAZ – Benvenuto Cellini – « De l’art splendeur immortelle » - Odéon 188064(KI 3539) 1930
14 PUCCINI – La Bohème – « O défroque si chère » - Odéon 188864 (KI 5237) 1930
15 FAURE - Les Berceaux Pathé PA1986 (CPT 3638)
16 FAURE - Automne Pathé PA1986 (CPT 3639)
17 DE LARA – Rondel de l’adieu - Odéon 188771 (KI 4409) 1930
18 -« Wenn ich in deine Augen seh » - Pathé PA 1545 (CPT 3982) 1938
19 -« Ich hab’ im Traum geweinet » - Pathé PA 1545 (CPT 3981) 1938
20 CESAR FRANCK – La procession – Odéon 123726 (XXP ) 1929

Il y a de cela fort longtemps. J’étais encore en culotte courte mais j’avais mis mon beau costume de dimanche. Accompagné par ma mère, j’étais à l’Opéra. On y donnait Faust avec au pupitre un petit monsieur barbu et affairé nommé Rühlmann et sur scène Germaine Hoerner, la bien joie Renée Mahé, Georges Jouatte, André Pernet, et dans le rôle du frère de Marguerite un certain Endrèze. Jusque là, tout allait bien, mais il y eut la mort de ce malheureux Valentin, si bien jouée que je crus vraiment qu’il était mort et je pleurais toutes les larmes de mon corps. Alors, quand, le rideau fermé, je vis appa-raître le chanteur venu recevoir les bravos du public, quelle stupéfaction ! Je venais, tout enfant, de découvrir l’un des mystères du théâtre. Depuis, je devais souvent revoir Endréze sur cette scène, notamment aux côtés d’André Burdino lors de la dernière Violetta de Fanny Heldy.
Hors donc, le baryton américain Arthur Endrèze, de son vrai nom Arthur Kraekmann (il avait pris pour pseudonyme le nom de sa mère) est né à Chicago le 28 novembre 1893. Sa jolie voix qu’il dispensait à l’Eglise lui valut d’être envoyé au Conservatoire américain de Fontainebleau de 1918 à 1921. Membre du jury, Jean de Reszké le prend alors sous sa tutelle de 1922 à 1925 à Nice. Reynaldo Hahn, qui suivait ses progrès, le fait engager pour chanter Don Juan et Hamlet à l’Opéra de Nice, et de 1925 à 1929, il partage son temps entre Nice, Cannes et Deauville.
Le 4 Octobre 1928, il débute en Karnac salle Favart. Il y sera par la suite Sharpless, d’Orbel et Hautecoeur dans Le Rêve d’Alfred Bruneau.. C’est le 12 novembre 1929 qu’il entre à l’Opéra. Il y est Valentin auprès de Jane Laval, Vergnes et Pernet. Jusqu’en 1941, il est affiché dans tous les grands rôles de baryton d’Athanaël à Kurwenal, de Iago à Mercutio. Il participe aux créations en 1931 de Guercoeur d’Albéric Magnard, en 1932 d’Un Jardin sur l’Oronte d’Alfred Bachelet, et en 1939 de La Chartreuse de Parme d’Henri Sauguet. Mais son plus grand titre de gloire aura été, le 31 décembre 1937, la reprise de ce rôle de Metternich de L’Aiglon d’Ibert et Honegger qu’il avait créé quelque mois plus tôt à Monte Carlo.
Si dans la troupe, il y eut des voix plus belles ou plus puissantes, nul ne sut mieux que lui « incarner » et non pas jouer les rôles qui lui étaient confiés et ce dans le français le plus parfait et le plus musical. S’il fit après son retrait de la scène quelques allers et retours aux Etats-Unis, ce n’est qu’après la mort de sa femme qu’il quitta définitivement la France, son « pays d’adoption », pour mourir à Chicago le 15 avril 1975.
Jean Ziegler
It was all a very long time ago. I was still in short pants but I put on my Sunday best, My mother accompanied me to the Opera. They were putting on “Faust” with a small, bustling, bearded gentleman at the conductor’s desk called Ruhlmann and Germaine Hoerner, the very pretty Renne Mahe, Georges Jouatte, Andre Pernet and in the role of Marguerite’s brother, a certain Endreze on the stage. Up to that point everything went well but then there was the death of the unhappy Valentin, so well acted that I really believed he was dead and I cried my eyes out. When the curtain was lowered and I saw the singer come out to take his applause, how astonished I was! As a small child I began to understand the mysteries of the theatre. After this I often saw Endreze on the stage, notably with Andre Burdino when Fanny Heldy sang her last Violetta,
The baritone Arthur Endreze whose real name was Arthur Kraekmann (he took his mother’s maiden name as his stage name) was born in Chicago on November 28 1893. The beautiful voice he had displayed in church led to his being sent to study at the American conservatory at Fontainebleau from 1918 to 1921. Jean de Reszke who was a member of the jury took him under his wing from 1922 to 1925 in Nice. Reynaldo Hahn who had followed his progress, got him engaged to sing Don Giovanni and Hamlet at the opera house in Nice and between 1925 and 1929 he divided his time between Nice, Cannes and Deauville.
On October 4 1928 he made his debut as Karnac at the Salle Favart. following this he sang Sharpless and d’Orbel and Hautecoeur in Alfred Bruneau’s “Le Reve”. On November 12 1929 he arrived at the opera. He sang Valentin in the company of Jane Laval, Vergnes and Pernet. Until 1941 he was cast in all the major baritone roles from Athanael to Kurvenal and from Iago to Mercutio. He took part in the premieres of Alberic Magnard’s “Guercoeur” in 1931, Alfred Bachelet’s “Un Jardin sur l’Oronte” in 1932 and Henri Sauguet’s “La Chartreuse de Parme” in 1939. But his greatest claim to fame was when he repeated the role of Metternich in “L’Aiglon” by Ibert and Honegger, which he had created some months earlier in Monte Carlo.
If there were some more beautiful and powerful voices in the company, no one knew better how to “live” rather than just to play the roles that were entrusted to him and in the most perfect and musical French. Though he travelled back and forth to America after his retirement, it was not till after the death of his wife that he abandoned his adopted country of France and returned permanently to America where he died in Chicago on april 15 1975.

Traduction Patrick BADE

Remerciements à Daniel MARTY


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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