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Arthur Endreze volume 1

Arthur Endreze volume 1

Ref: MR643

rthur ENDREZE
( 1893-1975 )

01- Le Roi de Lahore / Massenet / “Promesse de mon avenir…” / Odéon 123022 / 1929 4.02
02- Roméo et Juliette / Gounod / Ballade la reine Mab / Odéon 123720 / 1932 3.09
03- Roméo et Juliette / Air de Capulet / “ Que l’hymne nuptial “ / Odéon 123720 / 1932 3.50
04- Faust / Gounod / “Avant de quitter ces lieux…” / Pathé X 90054 / 1932 / 3.34
05- Faust / Gounod / Mort de Valentin / Pathé X 90054 / 1932 3.34
06- Les pêcheurs de perles / Bizet / “ L’orage s’est calmé…”/ Odéon 123722 / 1929 4.02
07- Hérodiade / Massenet / “Vision fugitive…” / Odéon 123725 / 1930 3.57
08- Hérodiade / Massenet / “ Salomé, demande au prisonnier…” / Odéon 123033 3.24
09- Lakmé / Delibes / Stances “ Lakmé, ton doux regard se voile…” Odéon 123802 4.01
10- Sigurd / Reyer / “ Et toi, Freïa …”/ Pathé X 90035 / 1932 3.43
11- Samson et Dalila / Saint-Saëns / “ Maudite à jamais…” /Pathé X90060 / 1932 2.18
12- Thais / Massenet / “ Voilà donc la terrible cité…” / Odéon 123033 / 1930 3.50
13- Thais / Massenet / Duo de l’oasis / avec Yvonne Gall / Pathé X 90072 / 1932 8.33
14- La Damnation de Faust /Berlioz / « Voici des roses… » Pathé X 90073 / 1932 2.43
15- Patrie/Paladilhe /Pauvre martyr obscur/Odéon 188064 /1930 3.00
16- Guercoeur /Magnard / Ou suis-je ?/ Pathé X 90079/1933 4.10
17- Guercoeur /Magnard / Le calme entre dans mon coeur / Pathé X 90079/1933 4.10
18- Le roi Arthus / Chausson / Prophétie de Merlin « Pommiers verts… » Pathé PD 6 /1933 6.14

Disques Odéon sous la direction d’Henri Defosse

Disques Pathé sous la direction de Francois Ruhlmann




Les amateurs de chant ont longtemps, à défaut de trouver et de pouvoir consulter un disque du mythique Jean de Reszké, spéculé, supputé, ergoté à l’infini, pour discerner, définir le style, les secrets du ténor-roi de l’ère victorienne. Ils sauront (presque) tout en écoutant, en méditant ce récital
Le baryton Arthur Endrèze - connu en fait sous le seul nom d’Endrèze - bien que natif de Chicago, où il est né au mois de novembre 1893 choisit en effet de faire toutes ses études lyriques et toute sa carrière en France. Et pendant plusieurs années, il se prépara et vécut même, à Nice, dans l’ombre de l’illustre créateur du Cid de Massenet, du grand wagnérien francophone. Reynaldo Hahn, qui suivait ses progrès rapides, le fit débuter à l’Opéra de Cannes, qu’il dirigeait- et ce fut l’envol.
Il fut ensuite pensionnaire de nos deux scènes lyriques nationales pendant deux décennies . A la Salle Favart il incarna un d’Orbel, un Scarpia d’une classe exceptionnelle. Chez Garnier il triompha dans Hérode, Hamlet, et plus encore dans Iago. Ses talents d’acteur et sa prestance scénique furent à la taille de son goût musical et de ses dons purement vocaux.
Au même titre que Maurice Renaud, Vanni-Marcoux et André Pernet il appartient en effet à cette classe privilégiée des chanteurs musiciens et tragédiens lyriques chez lesquels tous les dons semblent se réunir pour former l’artiste complet. Sens de l’expression vocale, des attitudes et du geste, pouvoir de persuasion, science et habileté dramatiques, présence, intelligence musicale, connaissance et contrôle absolus des moyens, tact, finesse, émotion et sensibilité. Exemplaire dans ce qu’il était convenu d’appeler le répertoire, il brilla tout autant dans les nombreuses créations qui lui furent confiées. Guercoeur, d’Albéric Magnard, le 24 avril 1931; le Conseiller Hertzfeld dans Maximilien de Darius Milhaud, en 1932;,Créon dans Médée, dû à la plume du même compositeur, en 1940; le Prince d’Antioche dans le Jardin sur l’Oronte d’Alfred Bachelet, en 1932; de Metternich dans l’Aiglon de Jacques Ibert et Arthur Honegger, en 1937 et enfin du Comte Mosca dans la Chartreuse de Parme d’Henri Sauguet, en 1939. Cette réédition nous restitue quelques-unes unes de ses interprétations les plus notoires. Signalons pour finir que, nommé, aussitôt après sa retraite de la scène, professeur de chant au Conservatoire de Kansas City où il dirigea en même temps les études de la classe d’opéra et où il monta même avec beaucoup d’éclat la Flûte Enchantée de Mozart, ENDREZE a préféré, malgré les avantages de cette seconde carrière, tout quitter au bout de deux ans pour se fixer en France. “ La France m’a fait l’honneur de m’adopter, dit-il, il est juste qu’elle soit mon pays d’adoption. Jamais je ne pourrai la quitter ! ”.
En conclusion, il n’y a pas, pour un débutant, pour un baryton néophyte, de modèle plus accompli. Guercoeur, Hérode, Athanael, Hamlet, il faudrait tout citer. Avec lui, le chant- airs du répertoire classique ou mélodies- transcende les limites de l’art musical, pour atteindre aux profondeurs mêmes de la poésie.
Guy DUMAZERT

Opera lovers have long had to imagine the sound and style of the immortal Jean de Reszke who was king of tenors in late Victorian times,for,apart from the noisy and quite indistinct Mapleson cylinders,he left no recorded legacy.
Such is not the case with the baritone Arthur Endrèze.
Known artistically only as Endrèze,he was born Arthur Krackman in Chicago in November 1893,but he chose to study opera and song in France and there to make his career.For several years he lived in Nice,studying with Reynaldo Hahn who had created Massenet's Cid and was manager at the Cannes Opera.Hahn arranged a Cannes debut,thus launching a major career.
Over the next two decades he became a stalwart of Paris's two great houses,excelling as Germont and Scarpia at the Salle Favart, triumphant at the Palais Garnier as Hérode, Hamlet and Iago.He proved a talented actor,with musical taste matching his vocal gifts.
Like Maurice Renaud,Vanni-Marcoux and André Pernet, he belonged to a privileged line of actor-singers,gifted with vocal sensitivity,appropriate gesture, presence and conviction,musical intelligence,and insight into how to express a wide range of emotions. He excelled not only in standard repertoire but also in numerous creations:Guercoeur by Albéric Magnard in 1931, Hertzfeld in Maximilien by Darius Milhaud in 1932,Créon by the same composer in 1940,Prince d'Antioche in Le Jardin sur L'Oronte by Alfred Bachelet in 1932, Metternich in L'Aiglon by Jacques Ibert and Arthur Honegger in 1937,and Comte Mosca in La Chartreuse de Parme by Henri Sauguet in 1939.
After retiring from the stage,he was appointed teacher of song at the Kansas City conservatoire,where he both directed student singers and staged a brilliant Magic Flute.
Nevertheless,Endrèze chose to abandon all this in order to settle in France:"France did me the honour of adopting me,"he said,"I think it right to embrace France as my adopted country.I shall never be able to leave."
This compilation recalls an accomplished baritone and offers a model for posterity.With him the art of singing,whether aria or song,transcends the limits of musical art to achieve poetry itself.

Traduction Peter LACK


Prix : 13.00 (Including TVA at 20%)


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