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Andre Huc-Santana - basse

Andre Huc-Santana - basse

Ref: AMR190

01 - Faust-Gounod: Ronde du veau d’or
02 - Faust-Gounod: Scène du jardin
03 - Faust-Gounod: Sérénade
04 - Roméo et Juliette - Gounod: Scène du mariage
05 - La Flute enchantée - Mozart: Air de Zarastro
06 - Don Quichotte -Massenet: Sérénade de Don Quichotte
07 - Don Quichotte -Massenet: Prière de Don Quichotte
08 - Don Quichotte -Massenet: Mort de Don Quichotte
09 - Adeste Fideles
10 - La chanson des blés d’or
11 - L’ivrogne
12 - La voix des chênes
13 - Arbres
14 - Le crédo du paysan
15 - Le cor
16 - Le pas d’armes du Roy Jean
17 18 19 20 - Tangos argentins

Ses parents français avaient émigré en Argentine où, dans la Pampa ils élevaient des troupeaux de moutons et de vaches. C'est pourtant à Toulouse que André, Henri Huc, devenu Huc Santana par la suite, vit le jour le 11 octobre 1912, à l'occasion de vacances prises en famille. A l'âge de trois ans, il reprend avec sa mère le bateau pour la lointaine Argentine afin d'y rejoindre son père. Obligé à 19 ans de choisir entre les nationalités française ou argentine, il opte pour la première et revient en France pour faire son service militaire au cours duquel il perfectionne son français au départ un peu rugueux. A vrai dire, son choix lui avait été dicté par sa passion du chant. Il savait qu'il avait une grande voix et souhaitais s'établir en un lieu où il apprendrais à la discipliner. A Paris, il eut le chance de prendre des leçons avec Vanni-Marcoux et Balbis, arrondissant ses fins de mois avec les cachets qu'il obtenait en pastichant les gauchos ou en poussant la chansonnette dans des cabarets. A la déclaration de la guerre, il se replie à Marseille où il travaille avec le ténor Pietro Albertini. Jouant à cache-cache avec ceux qui risquaient de l'envoyer, comme tant de jeunes français, au S.T.O. en Allemagne, il se produit pour la première fois sur une modeste scène lyrique dans un petit rôle de Louise de Gustave Charpentier. A la suite d'un concert organisé par une association d'aide aux jeunes artistes, Paul Bastide, directeur de l'Opéra de Marseille lui confie en 1941 le rôle de Phanuel dans Hérodiade. De retour à Paris en 1943, il est, grâce au pianiste de l'Opéra de Marseille, auditionné par Gustave Cloëz, chef d'orchestre Salle Favart. Enthousiasmé, celui-ci prévient Jacques Roucher, directeur de l'Opéra de Paris, qui, après avoir entendu Huc Santana dans Le Cor de Flégier, l'engage sur le champ pour chanter Sparafucile. Le succès est tel que pendant 25 ans, il assume au Palais Garnier tous les rôles petits ou grands de basse noble : Ramfis, Le Vieillard Hébreu, Frère Laurent, Le Commandeur, Phanuel, Les deux Méphistos, Hunding, Boris, Flambeau, Le Grand Inquisiteur… Parallèlement, il est appelé à l'Opéra-Comique et dans tous les grands théâtres de Province, mais aussi au Colon de Buenos Aires, en Italie, en Suisse, à Monte Carlo, en Tunisie , ajoutant à son répertoire parisien Basile, Le Padre Guardiano, Don Juan, Le Prince Igor, Don Quichotte, Colline, Mefistofele, Arkel, les quatre méchants des Contes d'Hoffmann, Barbe Bleue d'Ariane et Barbe Bleue de Paul Dukas…, et surtout à Bruxelles dont il fut pendant sept ans la vedette.
J'ai eu la chance de voir Huc Santana à Marseille dans le rôle De Boris Godounov, plusieurs fois à Paris dans Le Grand Inquisiteur et une fois dans Basile. C'était chaque fois une expérience assez fabuleuse : cette voix tonnante s'épanouissant dans les abysses, ces presque deux mètres, cette extraordinaire présence qui donnait du relief à tout ce qu'il touchait. Cet homme aimable et drôle dans le privé devenait sur scène un monstre sacré terrible ou touchant, hallucinant ou truculent, immense ou modeste.

Le jour venu, il prit sa retraite en se consacrant à l'enseignement. Il mourut à Paris le 21 janvier 1982.

His parents were French who had emigrated to Argentina where they tended herds of sheep and cows in the Pampas. However it was in Toulouse that André, Henri Huc, later Huc Santana see the light of day on October 11th 1912 during a family vacation. At the age of three he took the boat again with his mother for distant Argentina to rejoin his father. Forced to choose between French or Argentinian nationality at the age of 19, he opted for the former and returned to France to do his military service, in the course of which he perfected his French which had been a bit rough.
To tell the truth his choice was dictated by his passion for singing. He knew that he had a great voice and wished to settle in a place where he could learn to discipline it. In Paris he was able to take lessons from Vanni-Marcoux and Balbis and supplemented his finances by doing imitations of gauchos and singing songs in cabarets. At the outbreak of war he took refuge in Marseilles where he worked with the tenor Pietro Albertini. Playing hide and seek with those who threatened to send him, like many other young French, to forced labour in Germany, he appeared for the first time on a modest operatic stage in a small role in Charpentier’s Louise.

Following a concert organized by an organisation in aid of young artists, Paul Bastide, the director of the Marseille Opera offered him the role of Phanuel in Hérodiade. Returning to Paris in 1943, he was auditioned, thanks to the pianist of the Marseilles Opera, by Gustave Cloez, the conductor of the Salle Favart. Impressed, Cloez drew the attention of Jacques Roucher, the director of the Paris Opera to the young singer who after hearing him in Flégier’s Le Cor engaged him on the spot to sing Sparafucile. His success was such that over the next 25 years he took on at the Palais Garnier all the small and large roles for the “basse noble” Ramfis, Le Vieillard Hébreu, Frère Laurent, Le Commandeur, Phanuel, Les deux Méphistos, Hunding, Boris, Flambeau, Le Grand Inquisiteur At the same time he was taken up by the Opera Comique and all the important provincial opera houses and also appeared at the Colon in Buenos Aires, in Italy, Switzerland, Monte Carlo and Tunisia. – adding to his repertoire Basile, Le Padre Guardiano, Don Juan, Le Prince Igor, Don Quichotte, Colline, Mefistofele, Arkel, les quatre méchants des Contes d'Hoffmann, Barbe Bleue d'Ariane et Barbe Bleue de Paul Dukas… And above all in Brussels where he was a star during seven years.

I had the luck to hear Huc Santana in the role of Boris Godounov at Marseilles and as the Grand Inquisitor several times in Paris and once as Basile. Each time it was a fabulous experience: this thunderous voice poured out into the distant spaces, and with a height of nearly two metres this extraordinary presence brought to life everything that he touched.

Texte de Jean ZIEGLER, Traduction de Patrick BADE

la memoire de l'opera francais french opera


Prix : 9.00 (Including TVA at 20%)


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