Léonce-Antoine ESCALAÏS

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Léonce-Antoine ESCALAÏS
Disques Fonotipia (Milan)
01 – VERDI – Otello – « Dio ! mi potevi scagliar » - 39326 – 10 octobre 1905
02 – ROSSINI- Guillaume Tell – « E dunque vero » (avec Magini-Coletti et Luppi) - 39342 – 7 novembre 1905
03 - HALEVY – La juive – « Dio m’inspira » - 39362 – 10 novembre 1905
04 – MASSENET – Le Mage – « Ah, parais, astre de mon ciel » - 39393 – 10 novembre 1905
05 – FLEGIER – Stances - 39392 – 13 novembre 1905
06 – HALEVY – La Juive – « Dieu m’éclaire » - 39379 – 14 novembre 1905
07 – HALEVY – La Juive – « Rachel, quand du Seigneur » 39428 – 14 novembre 1905
08 – MEYERBEER – Les Huguenots – « Per vendicar si grave affronto » (avec Sala, Algos, Corradetti, Magini-Coletti, Masotti et Luppi) – 39370 – 18 novembre 1905
09 – ROSSINI – Guillaume Tell – « Asile héréditaire » - 39427 – 24 novembre 1905
10 – MEYERBEER – L’Africaine – « Pays merveilleux !» - 39426 – 27 novembre 1905
11 - MEYERBEER - Le Prophète – « Roi du ciel » - 39429 – 29 novembre 1905
12 – MEYERBEER – Robert le Diable – « Au tournoi, chevaliers » - 39414 – 1er décembre 1905
13 – VERDI – I Lombardi – « La mia letizia infondere » - 39533 - 11 février 1906
14 – HALEVY – La Juive – « Rachele, allor che Iddio » - 39573 – 24 février 1906
15 – VERDI – Aïda – « O céleste Aïda » - 39532 – 2 mars 1906
16 – VERDI – Jerusalem – « Je veux entendre encore » - 39562 – 20 mars 1906
17 – MASSENET – Le Cid – « Ô souverain, ô juge » -39563 - 20 mars 1906
18 – VERDI – Le Trouvère – « Supplice infâme » - 39577 – 20 mars 1906
19 – GRANIER – Pierre l’Ermite – « Guerriers, nobles » - 39579 – 21 mars 1906
20 – VERDI – Le Trouvère –O toi mon seul espoir » - 39564 – 22 mars 1906
21 – VERDI – Otello – « Tout m’abandonne » - 39565 – 22 mars 1906
22 – GOUNOD – Polyeucte – « Source délicieuse » - 39566 – 26 mars 1906
23 – MASSENET – Hérodiade – « Adieu donc vains objets » - non publié – 25 mai 1906
24 – BOÏTO – Mefistofele – « De ces champs, de ces bois » - non publié – 28 mai 1906

Fils d’un cultivateur devenu cafetier, Léonce Escalaïs est né le 8 Août 1859 à Cuxac d’Aude près de Narbonne. Dès l’enfance il aimait chanter à tout moment même la nuit et à tue-tête au point d’empêcher les voisins de dormir et il fallut rien moins qu’un arrêté municipal pour mettre fin à ce tapage nocturne. Adolescent, il distrayait les clients en chantant pour eux tandis qu’il les servait. Bénéficiaire de ces plaisants « digestifs », l’organiste local poussa les parents à envoyer leur phénomène au Conservatoire de Toulouse. Il y entre à 16 ans, tout en poursuivant ses humanités. Trois ans plus tard, il « monte » à Paris où il s’illustre au Conservatoire tant en solfège qu’en chant et que dans toutes les disciplines musicales. C’est là qu’il rencontre une étudiante, Marie-Antoinette Lureau, future soprano célèbre. Il l’épouse en 1884, formant alors avec elle un couple inséparable chantant dans les mêmes ouvrages sur les mêmes scènes. Dès sa sortie du Conservatoire, il entre à l’Opéra où il débute le 12 octobre 1883 dans le rôle d’Arnold –il a 24 ans !!!-. Le public est médusé par ce petit homme râblé au visage rond, dont la voix remplit le grand vaisseau du Palais-Garnier des notes les plus éclatantes, du grave au « do di petto » cher à Gilbert Dupré, qui devait lui enseigner le chant italien. S’enchaînent alors les opéras les plus lourds, La Juive, Robert le Diable, Les Huguenots, l’Africaine, Sigurd, Le Mage (Massenet), et la création de Zaïre de Veronge de la Nux. En 1892, à la suite d’un différend avec Pedro Gailhard, le directeur, il quitte l’Opéra pour une longue et triomphale tournée en province : Rouen, Lyon, Toulouse, Marseille où il ajoute à son répertoire Samson et Dalila, Messaline (de Lara), Le Roi de Lahore, Salammbô. En 1908, il renoue triomphalement avec le Palais Garnier où il reprend ses principaux rôles, y rajoutant un inoubliable Radamès. Cet enthousiasme du public, il le retrouve lors de maints voyages à l’étranger : Bruxelles, Lisbonne, La Nouvelle Orléans où il chante notamment Le Prophète, Le Caire, Salonique, Odessa, Smyrne, mais aussi en Turquie, en Hollande, en Allemagne. Il ne connaîtra qu’un seul échec : ses débuts sans lendemain dans La Juive (l’Ebrea) à la Scala de Milan. Il termine sa carrière à la Gaîté-Lyrique où, durant les années 1910, 1911, il chante auprès de Félia Litvinne Le Trouvère et La Juive et se retire le 17 novembre 1911 après un formidable Robert le Diable auprès de Vanni-Marcoux, Dinh Gilly et Agnès Borgo. Il s’adonne alors avec enthousiasme à l’enseignement du chant, comptant parmi ses élèves de futures célébrités comme Gaston Micheletti ou José Luccioni. En 1940, il retourne à son village natal où il meurt le 25 août 1942.
Léonce Escalaïs était évidemment célèbre pour sa formidable quinte aiguë, ses contre-uts, se contre-rés bémols, dont il était le champion infatigable, les bissant, les trissant… à la demande du public. On connaît à ce sujet, maintes anecdotes, dont la plus belle est sans doute ce récit d’une soirée lors de sa tournée aux Etats-Unis, où il chante sept fois de suite l’air « Supplice infâme » du Trouvère, deux fois en français, deux fois en italien, deux fois en anglais et pour terminer une dernière fois en français, poussant ainsi quatorze contre-uts en un quart d’heure. Mais il n’était pas qu’un phénomène. Musicien impeccable, interprète sensible et intelligent, doué d’un timbre égal sur toute la tessiture, il possédait à fond l’art du bel-canto. Et tout cela ajouté à son naturel aimable et à son absence de cabotinage, faisait oublier le handicap de sa petite taille.

Son of a farmer who became a café owner, Leonce-Antoine Escalais wa born on august 8th 1859 at Cuxac in the Aude, near to Narbonne. Already as a child he loved to sing at the top of his voice even in the middle of the night, interrupting his neighbours sleep and it took a municipal order to put an end to these nocturnal disturbances. As an adolescent he entertained clients by singing as he served them. The local organist who had enjoyed these musical “digestifs” persuaded his parents to send their prodigy to the Toulouse conservatoire. He started there at 16, while pursuing his other academic studies at the same time. Three years later he moved up to Paris where he distinguished himself at the conservatoire in his theoretical and vocal studies and indeed in all musical disciplines. It was there that he met a student called Marie-Antoinette Lureau, the future well-known soprano. He married her in 1884, forming an inseparable couple, singing in the same operas and on the same stages. On leaving the Conservatoire he went straight away to the Opéra where he made his debut on October 12th 1883 in the role of Arnold – at the age of 24!! The public was bewitched by this stocky little man with a round face, whose voice filled the great space of the Palais-Garnier with the most brilliant notes from the bottom of the voice to the high “C” s from the chest, dear to Gilbert Duprez, who had coached him in Italian opera. There followed one after another all the most heavy operas, La Juive and the first performance of Zaire by Veronge de la Nux. In 1892 following differences with the director Pedro Gailhard, he left the Opéra for a long and triumphal tour of the provinces.. Rouen, Marseilles where he added Samson and Delilah to his repertoire. In 1898 he returned in triumph to the Palais Garnier, where he resumed his principal roles and added to them an unforgettable Rhadames. This public enthusiasm was repeated on his many foreign trips; Brussels, Lisbon, New Orleans where he sang notably Le Prophète, Cairo, Salonica, Odessa, Smyrna and even in Turkey, Holland and Germany. He encountered only one set-back at La Scala in Milan to which he did not return after his debut in La Juive (L’Ebrea). He ended his career at the Gaité-Lyrique where in 1910 and 1911 he sang in Le Trouvère and La Juive with Féia Litvinne. He retired on November 17th 1911 after a magnificent Robert le Diable with Vanni-Marcoux, Dinh Gilly and Agnès Borgo. He then devoted himself enthusiastically to teaching singing, counting amongst his pupils such future celebrated singers as Gaston Micheletti and José Luccioni. In 1940 he returned to his native village where he died on August 25th 1942. Léonce Escalais was most famous for his formidable top notes, his high “C”s and his High “D flats” of which he was the indefatigable champion, repeating them twice and three times on public demand. There are many anecdotes about this of which the most remarkable without doubt is of the occasion during a tour of the United States when he sang seven times in a row the aria “Supplice infâme” from Le Trouvere, twice in French, twice in Italian, twice in English and finally one last time in French, throwing out 14 top “C”s in a quarter of an hour. But he was not just a vocal phenomenon. He was an impeccable musician, an intelligent and sensitive interpreter, gifted with a well equalized timbre throughout his range and possessing a foundation of the art of Bel Canto. To all of this was added his natural amiability and a lack of showing of that made up for the handicap of his small stature.

Texte de Jean ZIEGLER, traduction de Patrick BADE

 

 

 

 

 



 

 

Durée CD


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