La Tosca -Puccini

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LA TOSCA
Opéra en trois actes
Livret de Giacosa et Illica, d’après Victorien Sardou
Version française de Paul Ferrier
Musique de Giacomo Puccini

ACTE 1
1 - « Ah ! Je respire !… » : Angelotti, Le sacristain, Mario
2 – « O de beautés égales dissemblance féconde !… » : Mario, Le sacristain
3 – « Notre doux nid caché dans la verdure… » : duo Tosca-Mario
4 – « Mais quels yeux…Mais, fais lui les yeux noirs. » duo Mario-Tosca (suite)
5 – « Mario, Mario » Tosca, Le sacristain, Scarpia
6 – « Trois sbires… … Te Deum» »
Scarpia, les choeurs
ACTE 2
7 – « Il est là !...Faites entrer le chevalier…»
Scarpia, les chœurs, Mario, Tosca
8 – « Sauvez le ! - Moi ? - Vous ? - …Oui, on me dit vénal » Scarpia, Tosca,
9 – « D’art et d’amour… » : Tosca
10 – « Grâce, grâce… Et c’est cela qui faisait trembler Rome.» : Scarpia, Tosca
ACTE 3
11 – Prélude
12 - « Le ciel luisait d’étoiles ;… » - Mario
13 – « Ah ! Franchise à Floria Tosca… » Mario, Tosca
14 – « Toi !... de tes mains, noble femme… O douces mains … » Mario, Tosca, Sciarrone, Spoletta

La première de La Tosca de Victorien Sardou eut lieu en Novembre 1887 au théâtre de la Porte Saint Martin. Assez médiocre drame pseudo historique, il dut son succès moins au talent de son auteur qu’au génie de son interprète Sarah Bernhardt. Pourtant, Giulio Ricordi demanda à Illica d’en tirer un livret d’opéra destiné à Alberto Franchetti avec qui il avait signé un contrat. Ayant eu vent de cet arrangement, Puccini n’eut de cesse que de le faire échouer, estimant que le sujet, dont on lui avait parlé, pourrait être celui de son prochain opéra. Mandatés par Puccini, Ricordi et Illica ayant mis l’accent sur les dangers d’une œuvre comportant des implications politiques, Franchetti résilia son contrat. Entre temps, Puccini avait assisté à une représentation de La Tosca en tournée à Milan avec une Sarah Bernhardt fatiguée. Déçu, il était prêt à tout abandonner, lorsqu’il apprit que Verdi avait été fort ému lorsque Illica, en sa présence, avait lu son livret à Sardou, au point de prendre le texte des mains de son auteur pour lire lui-même d’une voix tremblante d’émotion le passage des adieux de Cavaradosssi à la vie. Puccini ayant acquis les droits du livret d’Illica, le poète Giacosa fut mandé pour le mettre en vers. Là encore, il y eut quelques frictions entre le poète et le compositeur à la fois trop absent (il était fort occupé par sa Bohème) et tatillon. Enfin la première de Tosca (en italien, le La avait disparu) eut lieu le 14 janvier 1900, au théâtre Costanzi de Rome avec Hariclea Darclée, Emilio de Marchi et Eugenio Giraldoni, sous la direction de Mugnone.
Très vite, Tosca fut traduite en quantité de langues. L’excellent Paul Ferrier s’acquitta de la version française, avec l’aide de Puccini qui, pour l’euphonie, fit quelques menues modifications dans sa partition. Après quelques disputes entre Ferrier, qui n’y pouvait rien, et Sardou, qui se plaignait amèrement mais un peu tard qu’on ait massacré la mécanique horlogère de son mélodrame, la première de La Tosca (en français, elle avait retrouvé son La) eut lieu à l’Opéra-Comique le 13 octobre 1903 sous la direction d’André Messsager avec Claire Friché, Léon Beyle et Hector Dufranne.
Jean Ziegler
(en couverture photo de Paul CABANEL / Collection Daniel Marty)

The premiere of La Tosca by Victorien Sardou took place in November 1887 at the Porte Saint Martin theatre. A fairly mediocre pseudo historical drama, it owed its success less to the talent of the author than to the genius of its interpreter Sarah Bernhardt. However Giulio Ricordi commissioned Illica to make an opera libretto drawn from the play destined for alberto Franchetti with whom he had signed a contract. Having got wind of this arrangement Puccini ceaselessly attempted to sabotage it, believing that the subject, of which he had heard much talk, would suit him for his next opera. Urged on by Puccini, Ricordi and Illica stressed the political implications of the work, causing Franchetti to terminate the contract. In the meantime Puccini had attended a performance in Milan of La Tosca with a tired Sarah Bernhardt. Disappointed he was ready to abandon the project until he heard that Verdi had been deeply moved when Illica read the libretto in his presence and had even taken the text from the hands of the author to read with a voice trembling with emotion, the passage in which Cavaradossi takes his farewell from life. Once Puccini had acquired the rights to Illica’s libretto, the poet Giacosa was commissioned to put it into verse. Once again there were frictions between the poet and the composer who was both too absent (because he was taken up with his Boheme) and too fussy. At last the premiere of Tosca (in Italian the “La “ had disappeared) took place on January 14th 1900 at the Teatro Costanzi in Rome with Hariclea Darclee, Emilio de Marchi and Eugenio Giraldoni, under the baton of Mugnone.
Tosca was translated very rapidly into several languages. The excellent Paul Ferrier produced the French version with the help of Puccini who for the sake of euphony made several changes in his score. After several quarrels with Ferrier who could do nothing and with Sardou, who complained bitterly but somewhat belatedly that the clockwork mechanism of his melodrama had been destroyed, the premiere of La Tosca (in French the “La” was restored) took place at the Opéra-Comique on October 13th 1903 conducted by André Messager with Claire Friché, Léon Beyle and Hector Dufranne.
Traduction de Patrick BADE

 

 

 

 

 

 



 

 

Durée CD


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