Fernand ANSSEAU

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Article de Michel Tibbaut sur ResMusica.com

Fernand ANSSEAU (1890-1972)

CD N° 1
01 REDEGHIERE - Matinatta: Gramo 2- 032055 (1919) (Collection Meysman)
02 MASSENET - Werther – « Pourquoi me réveiller ? » DA 427 (1920)
03 WAGNER – Lohengrin – « Ma confiance en toi » DA 614 (1924)
04 WAGNER – Lohengrin – « Ah ! respirons tous deux » DA 614 (1924)
05 MEHUL – Joseph – « Champs paternels DB 482 (1920)
06 BIZET – Carmen – Air de la fleur DB 482 (1919)
07 LEONCAVALLO – Paillasse – « Me grimer » DB 483 (1919)
08 PUCCINI – La Tosca – « Le ciel luisait d’étoiles » DB 483 (1919)
09 CORNELIS – Chant patriotique belge – DB 484 (1919)
10 CORNELIS – Panis angelicus – DB 484 (1920)
11 MASSENET – Werther – Invocation à le nature – DB 485 (1919)
12 MASSENET – Werther – « Un autre est son époux » DB 485 (1919)
13 GOUNOD – Roméo et Juliette – « Ah, lève-toi, soleil » DB 486 (1919)
14 MASSENET – Manon – Le rêve – DB 486 (1919)
15 GLUCK – Orphée – « J’ai perdu mon Eurydice » DB 487 (1925)
16 BERLIOZ –La Damnation de Faust – « Nature immense » DB 487 (1924)
17 MASSENET – Hérodiade – « Ne pouvant réprimer » DB 623 (1925)
18 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Arrêtez, ô mes frères » DB 751 (1925)
19 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila - « Implorons à genoux » DB 751 (1925)
20 César FRANCK – La Procession – DB 782 (1925)
21 César FRANCK – Panis Angelicus – DB 782 (1925)

CD N° 2
01 MASSENET – Werther – Duo du 3ème acte (avec Helen Sadoven) - DB 783 (1925)
02 BIZET – Carmen – « Je suis Escamilllo » (avec Servais) – DB 880 (1921)
03 AUBER – La Muette de Portici «Amour sacré de la patrie» (avec Servais)E 560 1930
04 PUCCINI – Tosca – « Recondita armonia » DA 898 (1927)
05 PUCCINI – Tosca – « E lucevan le stelle » DA 898 (1927)
06 FEVRIER – Monna Vanna – Air de Prinzivalle – DA 1064 (1929)
07 FEVRIER – Monna Vanna – Air de la main – DA 1064 (1929)
08 GOUNOD – Roméo et Juliette – « Salut tombeau » - DB 951 (1926)
09 GOUNOD – Roméo et Juliette – « Ah, lève-toi, soleil » - DB 951 (1926)
10 LEONCAVALLO – I Pagliacci – « Vesti la giubba » - DB 1097 (1927)
11 LEONCAVALLO - I Pagliacci – « Non ! Pagliaccio non son » - DB 1097 (1927)
12 BIZET – Carmen – Air de la fleur – DB 1098 (1927)
13 BIZET – Carmen – « Parle-moi de ma mère » (avec Fanny Heldy) DB 1115 A/B (1928)
14 SAINT-SAËNS – Samson et Dalila – « Vois ma misère, hélas » DB 1268 A/B (1928)
15 MASSENET – Manon –Duo de Saint-Sulpice (avec Fanny Heldy) DB 1410 A/B (1928
16 GLUCK – Alceste – « Bannis la crainte et les alarmes » CS 4623 (inédit)
17 GOUNOD – Faust «Mais ce Dieu, que peut-il pour moi» (avec Journet) DB 1384 A/B (1928)

Fernand Ansseau est né le à le 6 mars 1890 à Boussu—Bois (Belgique). Il fait ses études de chant au conservatoire de Mons, dans la classe d’Ernest Demest (qui fut aussi le professeur d’Armand Crabbé, Frédéric Anspach, Marcel Claudel,…). Après un premier prix de chant et d’art lyrique en 1913, il est engagé à Dijon où il fait de débuts sensationnels dans le rôle de Jean d’ « Hérodiade ». La première guerre mondiale terminée, il est engagé au Théâtre Royal de La Monnaie où il chante « Paillasse » et « La Muettte de Portici » où il a pour partenaire le célèbre baryton Henri Albers. En 1919, il débute au Covent Garden de Londres dans « Manon ». Partenaire de Nelly Melba dans « Faust », celle-ci lui promet un bel avenir. Les portes de l’Opéra-Comique de Paris s’ouvrent à lui pour une entrée très remarquée dans « Orphée ». Viennent ensuite l’Opéra de Monte Carlo et La Monnaie qui reprennent pour lui cet « Orphée » rôle dans lequel il vient de triompher. Le 16 octobre 1923, c’est l’Opéra de Paris qui l’invite pour y chanter successivement « Roméo et Juliette », « Hérodiade », « Samson et Dalila », « Lohengrin », ainsi que « Monna Vanna » d’Henry Février, ouvrage si injustement oublié de nos jours. Les Etats-Unis le sollicitent ( Chicago, San Francisco, …). Il y interprète « Samson et Dalila », « Werther », « Louise » et « Carmen » avec Mary Garden. Viennent ensuite des tournées en Californie et en Floride, où il est follement acclamé. Sa gloire est totale et, à son retour en Europe, il est triomphalement reçu à la Monnaie, à l’Opéra de Paris, au Covent Garden, à Monte Carlo à Nice. Lors du centenaire de l’indépendance belge en 1930, la Monnaie reprend « La Muette de Portici ». Ansseau y remporte un énorme succès. Il ajoute « Tannhäuser » et « Aïda » à son répertoire. Mary Garden, devenue directrice de l’Opéra de Chicago le rappelle. Il revient donc pour chanter quelques ouvrages, mais se lasse rapidement des grands déplacements outre-Atlantique. Dès lors, il ne répondra jamais aux offres du Metropolitan Opera de New-York. Fernand Ansseau n‘aimait pas le côté mondain, corollaire obligé là-bas de la vie des vedettes du chant. C’est donc entre Bruxelles, Paris et Londres qu’il continuera sa carrière.
Pour la saison 1939-1940, La Monnaie lui propose plusieurs rôles qu’il accepte. Toutefois au printemps 1940, à la stupéfaction de tous ces collègues, il décide brusquement, en pleine possession de se moyens vocaux, de mettre fin à sa carrière de chanteur. En fait, le 10 mai 1940, l’armée allemande envahit la Belgique et entre à Bruxelles. Patriote convaincu, Fernand Ansseau refuse obstinément de paraître désormais sur scène. Il honore encore le contrat d’un ultime concert de bienfaisance à Frameries (Mons – Belgique) avec pour partenaire la grande cantatrice belge Clara Clairbert, puis quitte définitivement la scène à l’aube de la deuxième guerre mondiale.
Pendant de longues années il mènera une vie de plus en plus retirée dans son hôtel particulier de Bruxelles où il mourra le premier mai 1972, âgé de 82 ans. Sa seule modestie a empêché Fernand Ansseau d’accéder aux plus hautes marches de la renommée. L'auditeur appréciera le travail minutieux de l'équipe de Malibran Music qui a réalisé l'exploit de nous restituer en toute réalité la voix de ce grand ténor berge que fut Fernand Ansseau.

Fernand Ansseau was born on March 6th 1890 at Boussu-Bois (Belgium) He studied singing at the Mons Conservatoire in the class of Ernest Demest (who was also the teacher of Armand Crabbe, Frederic Anspach and Marcel Claudel) After a first prize in song and opera in 1913 he was engaged at Dijon where he made a sensational debut in the role of Jean in “Herodiade”. At the end of the First World War he was engaged by the Théatre Royal de la Monnaie where he sang in “I Pagliacci” and “La Muette de Portici” in which partnered the famous baritone Henri Albers. In 1919 he made his debut at Covent Garden in London in “Manon”. In “Faust” he partnered Nellie Melba who predicted a fine future for him. The doors of the Opera Comique opened to him, for a widely remarked debut in “Orphee”, an opera in which he enjoyed a triumph. On 16th October 1923 the Paris Opera invited him to sing in succession in “Romeo et Juliette”, “Herodiade”, Samson et Dalila” and “Lohengrin” as well as in Henri Fevrier’s still unjustly neglected “Monna Vanna”. He was soon in demand in the United States (Chicago and San Francisco). There he sang in “Samson et Dalila”, Werther” and in “Carmen” (with Mary Garden). Following this he toured California and Florida where he was wildly acclaimed.
His success was total and on his return to Europe he was received triumphantly at La Monnaie, the Paris Opéra. Covent Garden, Monte Carlo and Nice. At the centenary of Belgian independence in 1930 he Monnaie revived “La Muette de Portici”. Once again Ansseau enjoyed a huge success. He added Tannhauser and “Aida” to his repertoire. Mary Garden, who had become “directrice” at Chicago recalled him. He returned to sing in several operas but he was rapidly tired with the long trips across the States." From this time he never responded to offers from the Metropolitan in New York. Fernand Ansseau never liked the worldly side of things which was a necessary part of being an opera star in America. Because of this he preferred to continue his career between Brussels, Paris and London.
For the season pf 1939-40 the Monnaie offered him several roles that he accepted However in the spring of 1940 to the amazement of his colleagues he decided quite suddenly at the height of his powers to put and to his career as a singer.
On May 10th 1940 the German army invaded Belgium and entered Brussels. A passionate patriot, Fernand Ansseau obstinately refused to appear on stage from this moment. He honoured a contract for one more charity concert at Frameries (Mons-Belgium) with his partner, the great Belgian soprano Clara Clairbert and then then completely gave up the stage at the beginning of the Second World War.
Over many years he led an ever more retiring life in his private house in Brussels where he died on May 1st 1972 aged 82.
Only his modesty prevented Fernand Ansseau from reaching the highest summits of international fame and figuring amongst the “Monstres sacres” of operatic history. The listener will appreciate the intense work carried out by the Malibran team in the attempt to reconstruct the totality of the voice of the great Belgian tenor Fernand Ansseau.

Daniel MEYSMAN, traduction de Patrick BADE

 


 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 



 

 

Durée CD


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