Albert ALVAREZ

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.Albert ALVAREZ (Bordeaux 1861 - Paris 1933)

Disques Pathé (Collection Daniel MARTY.)
01 GOUNOD – Roméo et Juliette – « Oui, son ardeur » - acc. piano – 1625 (1906)
02 Emile DURAND – Le biniou – Chanson bretonne – acc. orchestre – 1626 (1903)
03 Ange FLEGIER – Stances – Mélodie – acc. orchestre – 1627 (1903)
04 FLOTOW – Martha – « Lorsqu’à mes yeux » - acc. orchestre – 1628 (1905)
05 LEONCAVALLO – Paillasse – « Pauvre Paillasse » - acc. piano –1636 (1905)
06 TOSTI – Lasciali dir ! – acc. piano 1637 (1905)
07 VERDI – Otello – « Nell’ore arcane della sua lussuria » - acc. piano – 1639 (1905)
08 BIZET – Carmen – « La fleur que tu m’avais jetée » - acc. piano – 1640 (1905)
09 GOUNOD – Le soir – Mélodie (Alphonse de Lamartine)– acc. piano – 1646 (1905)
10 REYER – Sigurd – « Un souvenir poignant » - acc. piano – 1651 (1905)
11 TOSTI – Ninon – Romance (Alfred de Musset) – acc. piano – 1652 (1905)
12 MEYERBEER – L’Africaine – « O, paradis » - acc. piano – 1655 (1905))
13 LEONCAVALLO – Paillasse – « Un grande spectacolo » - acc. piano - 1656 (1905)
14 MEHUL – Joseph – « Vainement Pharaon » - acc. piano – 1658 (1905)
15 FOUGORIS – Me cal mori – Chanson en patois gascon – acc. piano - 233 (1905)
16MEYERBEER– Le Prophète–« A la voix de ta mère »-(avec Marie Delna)- 235(1905)
17 DONIZETTI - La Favorite - « Grâce » (avec Marie Delna) – acc.piano- 236 (1905)
18 GOUNOD – Faust –« Le ciel pâlit devant l’aube nouvelle »- acc. piano – 240 (1905)
19 GOUNOD – Faust – Cavatine – acc. piano – 241 (1905)
20 Les boeufs - 1664 - Paris 1903 cylindre Pathé
21 LALO - Aubade du Roi d’Ys - 1662 - Paris 1903 cylindre Pathé
22 WAGNER - La Valkyrie: Chant du printemps -1634 - Paris 1903 cylindre Pathé
23 Noel d’amour - 1621 - Paris 1903 cylindre Pathé
24 La rosilla - 1629 - Paris 1903 cylindre Pathé
Cylindres Mapleson
25 MASSENET – Le Cid –«O noble lame étincelante»-avec Lucienne.Bréval, Suzanne Adams, Gilibert, E. de Reszké, Journet, Metropolitan Opera dir. P. Flon (19 février 1902)

La mémoire collective n’est pas toujours fiable. Quelle est l’image d’Albert Alvarez – de son vrai nom Albert Raymond Gourron- qui nous est parvenue de lui ? - Un bon ténor de troupe sans éclat particulier. Il n’en est rien, si nous parcourons sa biographie pour mieux connaître la flamboyante carrière de ce ténor et si nous écoutons les phonogrammes qu’il nous a légués.
C’est dans un orchestre militaire d’harmonie qu’il prit contact avec le monde de la musique. Il suit alors des cours de chant avec Martini, à Paris. En 1887, il chante son premier Faust à Gand, puis suivent quelques années d’apprentissage dans les théâtres de province qui le conduisent à l’Opéra de Paris où il débute dans Faust le 14 mars 1892. Il est affiché ensuite dans Roméo, Lohengrin, Samson, Siegmund. En 1894, Massenet lui confie le rôle de Nicias pour la création de Thaïs aux côtés de Sibyl Sanderson et de Delmas. Trois mois plus tard, à Londres, il crée, avec Emma Calvé, La Navarraise autre oeuvre de Massenet. Toujours pensionnaire de l’Opéra de Paris, il enrichit son répertoire : Radamès, Sigurd, Raoul, Rodrigue etc... Il crée le rôle de Guillaume dans le drame lyrique Messidor (1897) dont le livret est de Zola et la musique de Bruneau. Sa réputation le fait engager à New York où il débute au Metropolitan Opera le 18 décembre 1899 dans Roméo et Juliette. Il y chante Carmen, Faust, Aida et le Prophète ; ses partenaires sont Emma Eames, Plançon et Calvé. En décembre 1901, Alvarez revient aux Etats Unis, il chante Roméo dans l’unique représentation de Sibyl Sanderson au Met. On l’apprécie également dans Otello, Le Cid, Les Huguenots et dans la création américaine de Messaline de Isidore de Lara avec Emma Calvé et Marcel Joumet.
Pour ses prestigieuses saisons lyriques, Monte-Carlo engagera Alvarez dans l’une des grandes réussites de Raoul Gunsbourg : La Damnation de Faust. C’est avec ce spectacle que la troupe de Monte-Carlo viendra à Paris, en 1903, au théâtre Sarah Bernhardt, jouer dix neuf fois de suite. Alvarez sera l’un des trois ténors à chanter le rôle de Faust. C’est encore à Monte-Carlo que Melba sera Hélène ( de Saint-Saëns) avec Alvarez pour Paris le berger, lors de la création de cet ouvrage en 1904.
Fidèle à l’Opéra, Alvarez tout en interprétant le répertoire habituel, fait la reprise d’Othello en 1903 et la première du Trouvère au palais Gamier en 1904. Dans ce même théâtre, il est Tristan lors de l’entrée de cet oeuvre, Louise Grandjean et la basse Delmas sont à ses côtés. Si l’on excepte les cylindres, hors commerce, enregistrés par Mapleson sur la scène du Met. en 1902, Alvarez ne confiera sa voix qu’à la firme Pathé. De 1903 à 1908 il gravera une quarantaine de ses interprétations. Pour tout soutien, un piano d’accompagnement maigrelet qui sera avantageusement remplacé par un orchestre dans quatre faces de disques, ultimes témoignages de celui qui déclarait : « Sollicité de toutes parts j’ai, jusqu’à ce jour, refusé d’auditionner dans les instruments phonographiques. Le perfectionnement obtenu par Mrs Pathé frères m’oblige à reconnaître que c’est mieux que nature – A.Alvarez »

Collective memory is not always reliable. What is the image of Albert Alvarez - real name Albert Raymond Gourron - that has come down to us? - a good house tenor or no outstanding brilliance. But if we investigate the tenor’s flamboyant career or listen to the records he has left us, it proves that nothing could be further from the truth. It was in a military band that he first made contact with the world of music. He then followed a course of singing lessons with Martini in Paris. In 1887, he sang his first Faust in Ghent, after which several years of apprenticeship in provincial theatres lead him eventually to the Paris Opéra where he made his debut as Faust on March 14th 1892. He was also cast as Roméo, Lohengrin, Samson and Siegmund. In 1894 Massenet entrusted him with the role of Nicias in the world premiere of Thais with Sibyl Sanderson and Delmas. Three months later in London he created another Massenet opera, La Navarraise with Emma Calvé. Remaining a member of the Paris Opéra he enriched his repertoire; Radames, Sigurd, Raoul, Rodrigue etc... He created the role of Guillaume in the lyric drama Messidor (1897) with a libretto by Emile Zola and music by Alfred Bruneau. His reputation resulted in an invitation to New York where he made his debut at the Metropolitan Opera on December 18th 1899 in Roméo et Juliette. There he also sang in Faust, Aida, and le Prophète; his partners were Emma Eames, Plancon and Calvé. In 1901 Alvarez returned to the United States and sang Roméo in the sole performance given by Sybil Sanderson at the Met. He was equally admired in Otello, Le Cid, Les Huguenots and in the American creation of Isidore de Lara’s Messaline with Emma Calvé and Marcel Journet.
For the prestigious opera seasons in Monte Carlo Alvarez was engaged for one of Raoul Gunsbourg’s greatest successes La Damnation de Faust. It was with this production that the Monte Carlo company came to Paris in 1903, at the Théatre Sarah Bernhardt, with nine following performances. Alvarez was one of three tenors to sing the role of Faust. It was again at Monte Carlo that Melba would be Hélène (by Saint-Saens) with Alvarez as the shepherd Paris in the creation of that work in 1904.
Faithful to the Paris Opera while undertaking his usual repertoire, Alvarez also took part in the revival of Otello in 1903 and the first performance of Il Trovatore at the Palais Garnier in 1904. In the same theatre he sang Tristan when that work entered the repertoire there, with Louise Grandjean and the bass Delmas as his partners.
If one excepts the non-commercial cylinders made by Mapleson at the Met in 1902, Alvarez recorded only with the firm of Pathe. Between 1903 and 1908 he recorded around 40 of his interpretations. Meagre piano accompaniments were helpfully replaced by orchestra on four recorded sides which remain the final witness to his declaration:”Solicited on all sides, I have always refused until today to audition on phonographic instruments. The perfection obtained by Messers Pathé freres obliges me to recognise that it is better than nature”.

Texte de Daniel MARTY, traduction de Patrick BADE


 

 




 

Durée CD


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