Valentin JAUME - Marius CORPAIT

 

 

 

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Marius CORPAIT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Valentin JAUME 1877 – 1930: Heureux temps où les théâtres lyriques de Paris et de province pouvaient afficher le même soir Guillaume Tell ou La Juive. Le vivier de ténors héroïques, de falcons, de basses nobles, permettait de réunir plusieurs distributions du même ouvrage. Cette abondance est sans doute la raison qui a privé certains excellents chanteurs d’une réputation plus universelle. Examinons le cas du ténor Valentin Jaume.
Né le 25 février 1877 à Arles, fils d’un peintre-décorateur, Valentin Jaume est initié au chant par Viala au conservatoire de Marseille. II se marie en 1900. Il effectue ses débuts dans divers théâtres et y fait son apprentissage sur la scène. En 1903, la Maison Pathé lui fait enregistrer sur cylindre le fameux « Asile héréditaire » extrait de Guillaume Tell. II intègre ensuite la troupe du Capitole de Toulouse, en 1905, dans le rôle d’Eléazar de La Juive. L’année suivante, il est engagé à l’Opéra de Paris où il interprète Arnold de Guillaume Tell pour ses débuts. Plusieurs ténors sont titulaires des emplois qu’il pourrait tenir. Citons : Affre, Alvarez, Laffite etc...Jaume n’arrivera pas à se faire une place méritée dans cette maison. Il enregistre alors les meilleurs airs de son répertoire dans trois firmes - Pathé bien sûr, Odéon et quelques rares cylindres chez Edison.. Puis il est engagé en Belgique de 1909 à 1911 et il poursuit sa carrière glorieuse dans les meilleurs opéras de France. Tout en gardant ses rôles de bravoure, il ajoute des emplois plus romantiques tels Werther, des Grieux de Manon, don José, Faust dans La Damnation de Faust.
Lorsqu’il cesse d’exercer son métier, il retourne terminer ses jours à Arles, ayant accompli une carrière honnête mais n’atteignant pas les sommets de la gloire. C’est en 1930 qu’il décède. Ce récital montre ses qualités et lui rend un juste hommage.

There was a happy time when Parisian and French provincial opera houses were able to put on performances of “Guillaume Tell” or “La Juive” on the the same evening. The supply of heroic tenors, of “falcons” and of “ basses nobles” enabled the assembling of several casts for the same work. This abundance was doubtless the reason why several excellent singers did not achieve wider reputations. Let us look a the case of Valentin Jaume. Born on February 25 1877 at Arles, the son of a painter-decorator, Valentin Jaume wqs trained as a singer by Viala at the Marseilles Conservatoire. He married in 1900. He appeared in several theatres and served his apprenticeship on stage. In 1903, the firm of Pathe recorded a cylinder of him singing the famous “Asile hereditaire” from “Guillaume Tell”. He joined the company of the Capitole in Toulouse in 1905 in the role of Eleazar in “La Juive”. The following year, he was engaged by the Opera where he made his debut as Arnold in “Guillaume Tell” .Several tenors could lay calim to the roles in his repertoire, for example Affre, Alvarez and Laffitte etc.
Jaume never won the position he merited at this house. Nevertheless he recorded the best arias in his repertoire for three firms, - Pathe, of course, Odeon and some rare cylinders for Edison... Later he was engaged in Belgium from 1909-1911 and followed his glorious career in the best opera houses in France. While keeping hold of the bravura roles, he added the more romantic roles of Werther, des Griux in “Manon”, Don Jose and Faust in “La Damnation de Faust”. when he gave up his career he returned to end his days in Arles, having enjoyed a decent career but not having attained the peak of glory. He died in 1930. This recital shows his qualities and pays him a worthy tribute.


Texte de Daniel MARTY (MR 557) et traduction de Patrick BADE



 

Valentin JAUME

01 Guillaume Tell (Rossini) – «O Mathilde» - Pathé 4802 (1908)
02 Guillaume Tell (Rossini) – « Asile héréditaire » - Pathé 0316 (1903)
03 Le Trouvère (Verdi) – « Supplice infâme » - Pathé 4803 (1908)
04 L’Africaine (Meyerbeer) – « O Paradis » - Odéon (1907)
05 La Juive (Halévy) – « Rachel, quand du Seigneur » - Odéon (1907)
06 Martha (Flotow) – « Lorsqu’à mes yeux ta chère image » - Odéon (1908)
07 Le Credo du Paysan (Goublier) – Odéon (1909)
08 La Juive (Halévy) - « Dieu m’éclaire » - Odéon (1907)
09 La Voix des Chênes (Goublier) – Odéon (1909)
10 Guillaume Tell (Rossini) – « Asile héréditaire » - Odéon (1910)
11 L’Africaine (Halévy) – « Conduisez moi vers ce navire » - Odéon (1907)
12 Guillaume Tell (Rossini) – « Asile héréditaire » - Parlophone
13 O Sole Mio (Di Capua) – Odéon 60112 (1910)
14 Mendiant d’Amour (Goublier) – Odéon 60110 (1910)
15 Les Huguenots (Meyerbeer) –« Plus blanche que la blanche hermine » Parlophone
16 Faust (Gounod) – Cavatine de Faust – Parlophone
17 Les Huguenots (Meyerbeer) – Duo Valentine Raoul, avec Maria Labia (en italien)
– Edison 3161 (1914) (Collection Syd Gray)

Marius CORPAIT, début en 1908 au Palais Garnier.
18 Werther (Massenet) – « J’aurais sur ma poitrine » - Odéon 97266 (1909)
19 Tosca (Puccini) - « Le ciel luisait d’étoiles » - Odéon 97213 (1909)
20 Sigurd (Reyer) – « Esprits gardiens » - Odéon 97659 (1910)
21 Roméo et Juliette (Gounod) - « Ah, lève toi, soleil » - Odéon 97732 (1910)
22 Paillasse (Leoncavallo) – « Me grimer » - Odéon 97201 (1909)
23 Werther (Massenet) – Invocation à la nature – Odéon 97730 (1910)
24 Si vous l’aviez compris (Denza) – Odéon 97283 (1909)

 

Durée CD


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