Yvonne GALL

www.malibran.com

 

 
 

Yvonne Gall a été l’une des quelques chanteuses françaises à mener une carrière internationale significative entre les deux guerres mondiales. A partir de l’abondante et excellente production phonographique destinée au marché local durant cette période, nous savons qu’il n’y avait aucune pénurie de talents vocaux français, mais que le déclin de la popularité du répertoire français hors de France a restreint la demande internationale de chanteurs français. En dépit de ses légendaires triomphes en Amérique du Sud, la grande Ninon Vallin elle-même ne chanta jamais sur la sacro-sainte scène du Met à New York. Yvonne Gall chanta bien sur scène à New York, mais ce fut lors de la tournée de la troupe de Chicago, lorsqu’elle donna la première locale de L’Heure Espagnole de Maurice Ravel en 1920. A cette occasion le très respecté critique new yorkais Richard Aldrich commenta ainsi la prestation d’Yvonne Gall ; « Son visage et sa silhouette justifiait l’intérêt que lui prodiguait la gent masculine ». Gall chanta plusieurs saisons à Chicago durant le bref âge d’or de l’opéra et des gangsters dans cette ville et lorsque les distributions de cette grande ville égalaient et même surpassaient celles du Met. C’est peu de dire du talent d’Yvonne Gall que celle-ci tenait son rang dans une troupe dominée par Mary Garden, Claudia Muzio et Rosa Raisa.
Née en 1885, (un an avant Ninon Vallin),Yvonne Gall fit ses études au Conservatoire de Paris, avant de faire ses débuts au Palais Garnier dans le rôle d’une Fille du Rhin lors de la première locale du Crépuscule des Dieux. Sa beauté et sa grâce sur scène facilitèrent indubitablement son ascension rapide, et la même année, elle chanta son premier grand rôle, celui de Mathilde dans Guillaume Tell (au coté du vétéran Léon Escalaïs).Dès lors et jusqu’à sa retraite en 1935, elle fut l’un des principaux ornements de la scène lyrique parisienne. Outre ses succès à Chicago, Gall fut aussi la bienvenue au théâtre Colon, au Covent-Garden, à la Scala et au Mai Musical florentin. Yvonne Gall possédait une voix exceptionnellement plaisante. D’essence un soprano lyrique, elle avait néanmoins la vigueur nécessaire pour jouer des rôles tels que Tosca ou Donna Anna, aussi bien que des rôles correspondant davantage à ses moyens, comme Thaïs, Marguerite et Juliette. Son timbre brillant et sa voix bien placée sont typiquement français, avec un grain plus doux que celui que l’on trouve parmi nombre de ses contemporaines françaises et belges. En 1912, elle incarna à ravir une juvénile Juliette lors d’un enregistrement intégral du .Roméo et Juliette de Gounod, face à un Roméo (Agustarello Affre) qui était son aîné de 27 ans.
Elle continua de faire presque jusqu’à la fin de sa carrière des enregistrements électriques, avec sa musicalité sensible et sa voix ravissante qui avait, avec le temps, fort peu perdu de son velours et de sa fraîcheur .
Patrick BADE.

 

Yvonne Gall was one of surprisingly few French singers to have a significant international career between the two world wars. From the abundant and excellent records made for the domestic market during this period, we know that there was no shortage of French vocal talent, but the waning popularity of the French repertoire outside of France after the First World War restricted the international demand for French singers. Despite her legenday triumphs in South America, even the great Ninon Vallin never sang on the hallowed stage of the Met in New York. Yvonne Gall did sing on stage in New York, but with the visiting Chicago company when they gave the local premiere of Ravel’s “L’Heure Espagnole” in 1920. On this occasion the respected New York critic Richard Aldrich commented on Gall’s performance that “she presented a face and a figure sufficient to account for the masculine interest shown in her”. Gall sang several seasons in Chicago during the brief golden age of opera and gangsters in that city and when Chicago casts rivaled and even surpassed those at the Met. It says much for Yvonne Gall’s talents that she held her own in a company dominated by Mary Garden, Claudia Muzio and Rosa Raisa.
Born in 1885,(a year before Ninon Vallin) Yvonne Gall studied at the Paris Conservatoire before making her debut at the Paris Grand Opera in 1908 as a Rhinemaiden in the house premiere of Gotterdammerung. Her beauty and grace on stage undoubtedly aided her rapid progress and in the same year she sang her first leading role as Mathilde in Rossini’s “Guillaume Tell”(with Léon Escalaïs). From this moment until her retirement in 1935 she was one of the chief ornaments of the Parisian operatic scene.
In addition to her Chicago successes, Gall was also a welcome guest at the Teatro Colon,Covent Garden, La Scala and the Florence Maggio Musicale. Yvonne possessed an exceptionally lovely voice. Essentially a lyric soprano, the nevertheless had the stamina to take on such roles as Tosca and Donna Anna as well as roles more obviously suited to her talents such a Thais, Marguerite and Juliette. Her bright and well-focused timbre is typically French but with a gentler edge than one finds with many of her French and Belgian contemporaries.
As early as 1912, Gall sang an appealingly youthful Juliette in a complete recording of Gounod’s “Romeo et Juliette” to a Romeo (Augustarello Affre), who was 27 years her senior.
She continued to make records by the electrical process until close to the end of her career that display her sensitive musicality and ravishing voice that had lost very little of its youthful bloom and freshness.
PATRICK BADE


BERLIOZ - LA DAMNATION DE FAUST
01 – Ballade du Roi de Thulé (1929) 3.58
02 – « D’amour, l’ardente flamme… »(1929) 7.36
GOUNOD –FAUST :
03 – Ballade du Roi de Thulé ( 1929) 4.10
04 – Air des bijoux ( 1929) 4.06
DELIBES – LAKME
05 – « Pourquoi… » (1928) 3.54
06 – « Dans la forêt… » (1928) 2.53
07 – « Tu m’as donné le plus doux rêve… » (1928) 2.24
CHARPENTIER – LOUISE
08 – “Depuis le jour…» (1929) 4.25
09 – Air d’Irma (1929) 3.42
PUCCINI – LA TOSCA
10 – « Notre doux nid… » (1928) 3.22
11 – Prière(1928) 3.05
VERDI – OTHELLO
12 – Air du saule (1929) 4.21
13 – Ave maria (1929) 3.47
14 – GOUNOD - LA REINE DE SABA :
« Plus grand dans son obscurité… » (1924) 3.22
15 – GOUNOD – CINQ-MARS : « Nuit resplendissante… » (1924) 3.15
16 – MASSENET – HERODIADE : « Il est doux, il est bon… » 2.53
17 – WAGNER – LOHENGRIN : “Seule dans ma misère… “ (1929) 4.22
18 – WAGNER – TANNHAUSER : « Salut a toi… » (1923) 3.01
19 – GEORGES - MIARKA – « Si l’eau qui court…” 3.17
20 – DELMET - Fanfreluches (1932) 2.47
21 – DELMET – « Vous êtes si jolie… » (1932) 3.20

 

 

 

 


© 2005 Malibran Music. Tous droits réservés. Les marques sont déposées par leurs propriétaires respectifs.
Photos non contractuelles. MALIBRAN-MUSIC 119, Route du Grand-Morin / 77515 / La Celle-sur-Morin / France