Malibran-Music Opéra Français
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1

Les Cylindres Edison

Français 2 minutes



01.La Favorite - Vallier


02. Faust - Muratore



Collections Daniel Marty et Jean Nirouet

Lecture sur appareil archeophone

Restauration Carlo Ciabrini & Jean Nirouët

Documentation & Iconographie Daniel Marty

 

Cylindres Edison français standard
« deux minutes » (série 17000)
Enregistrements de 1904 à 1907 à Paris
Collections Daniel Marty & Jean Nirouët
Restauration Carlo Ciabrini & Jean Nirouët
Documentation et iconographie Daniel Marty
CD 1

Opéra & Grand Opéra

01. Jaume Valentin (ténor) (Rossini) Guillaume Tell: Ah! Mathilde Ed 17964
02. Noté Jean (baryton) (Rossini) Guillaume Tell: Sois immobile Ed 17235
03. Jaume Valentin (ténor) Guillaume Tell :
Accours dans ma nacelle Ed 18057
04. Gluck (ténor) (Donizetti) La Favorite:
Romance “Ange si pur” Ed 17337
05. Vallier Jean (basse) La Favorite:
Prière “Les cieux s’emplissent d’étincelles” Ed 17572
06. Gluck (ténor) (Donizetti) La Favorite:
Romance “Un ange, une femme inconnue” Ed 17339
07. Gluck (ténor) & Ragneau (bar) (Auber) La Muette de Portici:
Amour sacré de la Patrie Ed 17827
08. Baer Fernand (basse) (Halévy) La Juive:
Cavatine “Si la rigueur” Ed 17153
09. Gluck (ténor) (Halévy) La Juive
“Dieu, que ma voix tremblante” Prière Ed 17801
10. Baer Fernand (basse) de l’Opéra (Halévy) La Juive:
“Vous, qui du Dieu vivant” (Halévy) Ed 17163
11. Gluck (ténor) (Halévy) La Juive: Air d’Eléazar
“Rachel, quand du Seigneur” (Halévy) Ed 17342
12. Gluck (ténor) & Ragneau (bar) (Halévy)La Reine de Chypre: Triste exilé... Ed 17907
13. Albers Henri (baryton) (Berlioz) La Damnation de Faust: Voici des roses Ed 17788
14. Jaume Valentin (ténor) (Berlioz) La Damnation de Faust: Nature immense Ed 18075
15. Baer Fernand (basse) (Meyerbeer) Robert le Diable: “Nonnes, qui reposez” Ed 17159
16. Mathieu Mme (soprano) (Meyerbeer) Les Huguenots “Nobles seigneurs, salut” Ed 17239
17. Gluck (ténor) Les Huguenots: Romance “Plus blanche que la blanche hermine” Ed 17340
18. Fournets René (basse) Les Huguenots: Bénédiction des poignards Ed 17203
19. Jaume Valentin (ténor) (Meyerbeer) Le Prophète: Pastorale “Pour Bertha” Ed 18048
20. Stamler (baryton) (Meyerbeer) L’Africaine: Fille des Rois Ed 17089
21. Gluck (ténor) (Verdi) Le Trouvère: Sérénade “Exilé sur terre” Ed 17368
22. Cornubert Pierre (ténor) (Verdi) Le Trouvère:
Dieu que ma voix implore Ed 18081
23. Mathieu Mme (soprano) (Gounod) Faust: Air des bijoux Ed 17231
24. Gluck (ténor) Faust: Salut, ô mon dernier matin Ed 17232
25. Muratore Lucien (ténor) Faust Air “A moi les plaisirs” Ed 17014
26. Muratore Magali & Muratore Lucien (Gounod) Faust
Duo “Ne permettrez vous pas” Ed 17350
27. Baer Fernand (basse) (Gounod) Faust: Scène de l’église Ed 17216
28. Gluck (ténor) (Gounod) Faust:
Cavatine “Salut, demeure chaste et pure” Ed 17336
29. Baer Fernand (basse) (Gounod) Faust :
Sérénade “Vous qui faites l’endormie” Ed 17184
30. Demédy (soprano) (Gounod) La Reine de Saba:
Cavatine Plus grand dans son obscurité Ed 17940
31. Vallier Jean (basse) (Gounod) La Reine de Saba:
Sous les pieds d’une femme Ed 17566
32. Merguillier Cécile (soprano) (Gounod) Roméo et Juliette : Valse Ed 17361
33. Baer (basse) (Gounod) Roméo et Juliette Invocation Ed 17185
34. Stamler (baryton) (Thomas) Hamlet : “O vin dissipe la tristesse” Ed 17090
35. Vallier Jean (basse) (Thomas) Hamlet: Prière du Roi Ed 17564
36. Gluck (ténor) (Verdi) Othello “Tout m’abandonne” Ed 17305

CD 2

01. Stamler (baryton) (Diaz) La Coupe du Roi de Thulé : Il aurait vu son amour Ed 17101
02. Gilly Dinh (baryton) (Leoncavallo) Paillasse Air de Silvio “Pourquoi tes yeux” Ed 17353
03. Deschamps -Jehin Blanche (mezzo) (Saint-Saëns) Samson et Dalila:
Mon cœur s’ouvre à ta voix Ed 17822
04. Gluck (ténor) (Wagner) Lohengrin: Viens, respirons tous deux Ed 17346
05. Decléry Maurice (baryton) (Wagner) Tannhäuser: Romance à l’étoile Ed 17152
06. Jaume (ténor) (Wagner) Lohengrin: Récit du Graal “Aux bords lointains” Ed 17976
07. Stamler (baryton) (Paladilhe) Patrie: Pauvre martyr obscur Ed 17102
08. Fournets René (basse) (Reyer) de l’Opéra Sigurd: Invocation “Et toi Freia” Ed 17204
09. Gluck (ténor) Sigurd “Prince du Rhin” Ed 17365
10. Noté Jean (baryton) (Massenet) Le Roi de Lahore:
Promesse de mon avenir Ed 17359
11. Gluck (ténor) (Massenet) Hérodiade: Air de Jean “Ne pouvant réprimer” Ed 17238
12. Stamler (bar) (Massenet) Hérodiade: Vision fugitive cEd 17096
13. Cerdan Joachim (bas) (Massenet) Ariane Air de Pirithoüs Ed 17998

Mélodies

14. Gilibert Charles (baryton) (Tosti) Chanson de l’Adieu Ed 17757
15. Weber Henri (baryton) (Goublier)
Le Credo du Paysan Ed 17081
16. Sylva Gertrude (soprano) (Bemberg)
Valse “Nymphes et Sylvains” Ed 17738
17. Dathané (baryton) (Goublier) L’Angelus de la Mer Ed 17845
18. Dathané (bar) & Sardet (ténor) (J-B Faure) Le Crucifix Ed 17927
19. Stamler Henri (baryton) (J-B Faure) Pauvre France Ed 17134
20. Baer Fernand (basse) (Pierre Dupont) Les Sapins Ed 17158
21. Noté Jean (baryton) (J-B Faure) Les Rameaux Ed 17377
22. Stamler Henri (baryton) (E. Durand) Le Biniou Ed 17132
23. Baer Fernand (basse) (Flégier) Le cor Ed 17215
24. Gluck (ténor) (Jules Mazellier) Boujour Suzon Ed 17879
25. Stamler (baryton) (Paul Delmet) Vous êtes (si) jolie Ed 17690
26. Vallier Jean (basse) (Flégier) L’homme et la mer Ed 17651
27. Boyer de Lafory (mezzo ) (Schumann) J’ai pardonné, romance Ed 17259

Mélodies religieuses, Airs classiques

28. Gluck (ténor ) (César Franck) Panis Angelicus avec solo de Violon Ed 17303
29. Stamler Henri (baryton) (Beethoven) Sanctus Ed 17177
30. Gluck (ténor) (Niedermeyer) Pater Noster Ed 17296
31. Bartel (baryton) (Grétry) Anacréon chez Polycrate: Chanson bachique Ed 12304 (1901)
32. Decléry Maurice (baryton) (Monsigny) O ma tendre Musette ( Ed 17028
33. Gluck (ténor) (Méhul) Joseph:
Air “Champs paternels, Hébron, douce vallée” Ed 17342
34. Revel Marguerite (soprano) (Mozart)
La Flûte enchantée: C’en est fait Ed 17468
35. Vallier Jean (basse) (Mozart) La Flûte enchantée O Isis Ed 17003
36. Revel Marguerite (soprano) (Mozart)
Idoménée: Brise charmante Ed 17469

Les cylindres des collections
Daniel Marty, Henri Chamoux & Jean Nirouët
ont été enregistrés sur “l’archéophone”
http://www.archeophone.org

Edison Français de deux minutes “série 17000”
Introduction et remarques techniques

Ces enregistrements sur Cylindres Edison moulés sur or (modèle standard de 55 mm de diamètre) de la série “française” des 17000 (le tout début de la série 18000 la poursuit) durent en général un peu plus de deux minutes mais guère plus que deux minutes et demi et furent gravés par des artistes lyriques, dramatiques et de cabaret francophones. A cause de la durée limitée des cylindres, une grande part des morceaux comporte des coupures, de l’introduction, des conclusions instrumentales ou même plus curieusement des coda de l’air lui-même. Nous n’avons pas retenu ici quelques airs chantés par le ténor Gluck qui s’arrêtent avant la phrase finale (dans ses enregistrements de l’air d’Aida ou de “La fleur” de Carmen par exemple) celui-ci étant par ailleurs bien représenté dans notre sélection. La plus grande part des cylindres que Daniel Marty nous a communiqués étaient dans un très bel état de conservation qui nous permit d’utiliser un diamant très sensible faisant parfaitement tout entendre jusqu’à une réverbération inattendue mais très perceptible dans les remarquables enregistrements du baryton Stamler par exemple et dans tous les cas donne une présence inaccoutumée à la voix. Mais en conséquence, les bruits de fond sont d’autant mieux définis eux aussi et les moindres usures des sillons sur des notes puissantes et aiguës provoquent ici ou là un effet de saturation irréductible que nous avons néanmoins préféré à un aplatissement général du relief vocal.
D’autre part tous les cylindres commencent par une annonce faite généralement par l’interprète ou l’un d’eux dans les ensembles, il arrive quelquefois que cette partie du cylindre soit plus usagée ainsi que le début de l’introduction des airs mais nous l’avons malgré tout toujours conservée telle quelle. L’auditeur aura plaisir à sentir assez vite la qualité du son s’améliorer. Il en est aussi parfois de même à la fin plus bruyante de certains cylindres que nous avons aussi conservée intégralement. Pour lire les cylindres nous avons utilisé l’Archéophone conçu et construit par Henri Chamoux et nous tenions à l’en remercier.
Revenons enfin aux conditions originales de gravure des cylindres Edison qui nous a semblée très soignée quoique assez inégale d’un enregistrement à l’autre, en dépit de la conservation propre des cylindres. Certains ont été faits dans un lieu à la réverbération assez forte et sont d’une présence vocale remarquable mais d’autres sont plus banals quoique soignés avec la voix plus lointaine ou aux résonances assez aplaties, comme souvent quand on éloignait les chanteurs du pavillon afin d’éviter une éventuelle saturation. A l’époque les voix les plus puissantes et les voix de femmes plus particulièrement sont généralement enregistrées de façon plus lointaine et donnent alors l’impression de voix manquant de corps ou de présence… Mais quand les cylindres sont très bien conservés on entend que les cires originales étaient d’une très grande qualité et très peu bruyantes. Nous n’avons donc voulu faire aucun filtrage des bruits de fond, mais quelques clics étant provoqués lors de la lecture “électrique”, nous les avons tout de même partiellement éliminés par traitement numérique très léger. Quant aux vitesses elles se situent aux alentours de 160 / 163 tours / minute avec certains cylindres plus lents jusqu’à 151 t/mn et quelques uns plus rapides jusqu’à 169 t/mn d’après nos choix et nos impressions à l’écoute et en fonction des tonalités originales, du timbre des voix parlées et chantées et des éventuelles transpositions envisagées. Comme toujours nos choix ont été confrontés et réfléchis avant de s’imposer à nous, mais ils restent toutefois subjectifs et contestables dans l’absolu. Il nous est apparu vain de faire une référence intangible à un unique diapason sachant que le diapason au la3 = 435 tendait certes à s’imposer officiellement, mais que les nombreuses circulaires à ce sujet font plutôt penser qu’on n’y parvenait pas forcément, surtout pas en dehors des circuits officiels. En outre, plus pratiquement, dans le cas des arrangements instrumentaux tels que ceux commandés par Edison, avec une base de vents et quelques cordes, les musiciens devaient chercher vraisemblablement avant tout à s’accorder ensemble plus qu’à se fixer sur une référence absolue, les vents rabaissant difficilement leur diapason quand ils sont “chauds” et donc qu’ils ont joué un certain temps alors que les voix et les cordes sont en principe très adaptables. Souvent nous pouvons déplorer que les techniciens aient pris le parti de ces arrangements d’harmonies peu artistiques en regard des performances techniques de ses enregistrements qui auraient tout à fait permis d’enregistrer des instrumentations plus proches de celles des compositeurs ou simplement un beau piano. Toutefois les chanteurs, en général bien engagés artistiquement, semblent ne pas être gênés de la médiocrité musicale de certains accompagnements, pas toujours proprement joués même (en particulier celui, très lourd de l’air de Dalila chanté par Blanche Deschamps-Jehin).
Globalement, les mélodies se prêtent beaucoup mieux à ces arrangements que les autres œuvres, plus finement orchestrées dans leurs versions originales.
Jean NIROUËT

Two minute French Edisons “1700 series”.
Introduction and technical commentary.

These Edison cylinder recordings cast in gold (standard model 55mm in diameter) in the “French” series of 1700 (the very beginning of the 1800 series followed on) lasting in general a little over two minutes but hardly ever more than two and half minutes were made by francophone singers actors and cabaret performers. Because of the limited duration of the cylinders, many of the pieces were truncated - either the introduction, the instrumental conclusions and even, oddly enough, the codas of the arias. We have not included several arias sung by the tenor Gluck that are cut off before the final phrase (for example the aria from “Aida” or the “Flower song” from “Carmen”) as this artist was otherwise well represented in our selection. The large number of these cylinders that Daniel Marty brought to us were in a very good state of preservation which allowed us to use a very sensitive diamond that makes everything perfectly audible down to the unexpected but very perceptible reverberations in the remarkable recordings by the baritone Stamler for example and in every case gives the voices unusual presence. In consequence of this though, surface noise is also more prominent and the least wear in the grooves on the high and loud notes results in ineradicable distortion that we nevertheless preferred to a general flattening of vocal contrast.

All the cylinders begin with a announcement, usually made by the interpreter or a member of the ensemble and it sometimes happens that this section and the beginning of the arias are the most worn parts but we have always conserved the whole as it was. The listener will be pleased to note how quickly the sound improves. There are sometimes similar problems with the louder passages towards the end of the cylinder, which we also conserved as part of the whole. In order to playback these cylinders we have used the archeophone invented and constructed by Henri Chamoux, for which we would like to express our gratitude. Let us return to the original recording condition of the Edison cylinders which seem to have been of a very high standard, although variable from one recording to another, regardless of the state of preservation of the cylinders. Some were made in a place with quite strong reverberations and offer a remarkable sense of vocal presence. Others are more ordinary, with the voice more distant or the resonances fairly flattened as singers were often moved further from the horn in avoid to avoid possible distortion. At this time, more powerful voices and especially female voices were generally recorded more distantly and can give the impression that the voices lack body or presence. But when the cylinders are very well preserved, one hears that the original waxes were of a very high quality with very little distortion. We therefore wanted to avoid filtering of surface noise, but we did eliminate some clicks that were accentuated by the electrical process with the very sparing use of digital technology. As for speeds, these were mostly around 160/163 rpm with some cylinders as slow as 151 rpm and some as fast as 169 rpm according to our opinion and our aural impressions, taking into account the original keys, the timbre of speaking and singing voices and possible transpositions. As always our decisions were debated and thought over before we came to a conclusion. But of course these choices remain to some extent subjective and arguable.
It seemed pointless to make reference to a single pitch, although the pitch of A3 = 435 seems to be officially recognised several articles on the subject suggest that it is not necessarily so, above all outside of official circles. In addition and more pratically, in the case of instrumental arrangements such as those commissioned by Edison, with a base of wind instruments and a few strings, the musicians most probably needed to agree between themselves on the question of pitch rather than to establish absolute pitch, wind instruments with difficulty when they are “warmed up” and when they have played for a certain time, whereas voices and strings are in principle more adaptable. Often we can deplore that technicians accepted these inartistic harmonic arrangements with regard to the technical performance of these recordings that could easily have been made with instrumentation closer to that of the composers or simply with a good piano. Nevertheless the singers are generally artistically engaged and do not seem to have been disturbed by the mediocrity of some of the accompaniments that were sometimes poorly played ( in particular that of Delila’s aria sung by Blanche Deschamps-Jehin).
Overall the songs lend themselves better to these arrangements than the works more delicately orchestrated in their original versions.

Traduction de Patrick BADE

 

 

 

LES CYLINDRES FRANÇAIS D’EDISON
Des trésors centenaires

Si le nom d’Edison fut rapidement connu en France grâce à l’Exposition Universelle de 1889 et aux auditions publiques de son phonographe, la Compagnie française du phonographe Edison ne fut créée que dans les toutes premières années du XX° siècle. Les cylindres pouvant être alors moulés, leur prix passait de 5 francs l’un à 1,85 franc en 1905 et même à 1,50 franc seulement en 1907. Les enregistrements débutèrent en 1904 pour alimenter un catalogue attrayant destiné à la clientèle française. Le lieu dans lequel sont réalisés les cylindres, à Paris, n’a pas été localisé, mais en revanche le matériel utilisé est excellent, meilleur que celui des concurrents. La troupe lyrique réunie par la firme peut paraître composite. Des vedettes de l’Opéra et de l’Opéra-comique côtoient de jeunes artistes non encore parvenus à la notoriété. Toutefois l’ensemble de ces document a l’allure d’une troupe avec des lignes générales communes : les mots sont prononcés clairement et le style est généralement sobre.
Bien que l’on soit peu renseigné sur la biographie du ténor Gluck – il avait débuté à l’Opéra-comique en 1891 dans Don José – celui-ci est un des piliers de la troupe Edison-Paris. Il enregistre 60 cylindres dans lesquels il montre sa souplesse vocale qui lui permet de passer du ténor léger à des emplois plus dramatiques. Ses collègues ténors sont le célèbre Lucien Muratore (1878-1954), Valentin Jaume (1877-1930) spécialiste des notes aiguës à haut risque et le très rare Pierre Cornubert. L’éventail des clés de fa est plus étendu et, en général, très bien capté par la machine. Quelle troupe pourrait aujourd’hui aligner Jean Vallier, Fernand Baer, Joachim Cerdan, Ragneau chez les basses et Jean Noté, Henri Stamler, René Fournets, Henri Albers et Dinh Gilly dans le registre des barytons ? Parmi les chanteuses, c’est sûrement Cécile Merguillier soprano, qui a consacré le plus de temps à cette série d’enregistrements. Le nombre de ses cylindres dépasse vingt.
Une interrogation se pose : pourquoi trouve-t-on nettement plus de voix d’hommes que de voix féminines dans cette série de cires ? sans doute, le matériel était mieux adapté aux voix graves et pouvait recueillir l’ensemble du spectre de leurs vibrations alors que certains sons trop aigus dépassaient les possibilités de la machine. Malgré ces petits inconvénients nous avons là un témoignage réel et d’une qualité, d’une vérité de ce qu’était , entre 1904 et 1908, l’art du chant. Un progrès majeur intervient en 1908 c’est le doublement de la durée du cylindre standard. La durée de quatre minutes va faciliter l’enregistrement de morceaux sans coupures drastiques. Cette nouvelle formule sera maintenue pendant quatre années. Elle laissera alors place aux fameux blue amberola en celluloïd.
Daniel MARTY

Une prochaine livraison vous proposera d’autres enregistrements de la série des 17000, avec, entre autres raretés, les trois cylindres de Mary Garden.

 

LES CYLINDRES FRANÇAIS D’EDISON
Des trésors centenaires

Though the name of Edison became known in France very quickly thanks to the Universal Exhibition of 1889 and to public demonstrations of the phonograph, the French phonograph company of Edison was not set up until the early years of the twentieth century. Cylinders could then be cast and the price changed from 5 francs oer disc to 1.85 francs in 1905 and down to 1.50 only in 1907. Beginning in 1904 recordings were made to supplement a catalogue that would be attractive to a French clientele. The place were these cylinders were made in Paris has not been located but on the other hand the material used was excellent, better than that of rivals. The group of singers brought together by the company amy seem rather disparate. Stars of the Opera and the Opera Comique alongside singers who had not yet made a reputation. Nevertheless the reordings of the group demonstrate overall certain common features - clarity of diction and a restrained style. Although there is little informtion about the life of the tenor Gluck - he had made his debut at the Opera-Comique in 1891 as Don Jose - he was one of the pillars of the Paris Edison company. He recorded 60 cylinders in which he demonstrated a vocal flexibility that enabled him to go from light tenor roles to the more heroic. His tenor colleagues are the famous LucLucien Muratore (1878-1954) Valentin Jaume (1877-1930) the specialist in risky high notes and the very rare Pierre Cornubert.

What company today could line up Jean Vallier etc as basses andJean Note etc. in the baritone register. Amongst the female singers it was without doubt the soprano Cecile Merguillier who devoted most time to this series of recordings. She made over 20 cylinders. One question presents itself. Why are there so many more male than female voices in this series of waxes? No doubt the materiel was better suited to deeper voices and could deal better with the spectrum of their vibrations whereas certain high notes were beyond the possibilities of the the machine. Despite these minor disadvantages we have here genuine evidence of truth and high quality of the art of song as it was between 1904 and 1908. A major improvement occurred in 1908 with the doubling of the length of the standard cylinder. The duration of four minutes facilitated the recording of pieces without drastic cuts. this new format was maintained for four years. It gave way to the famous blue amberola in celluloid.

On next issue will offer more recordings in the series 17000 with amongst other rarities the three cylinders of Mary Garden.

Traduction de Patrick BADE

 

 

 


 


 
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